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BD SF : Petite Encyclopédie Bibliographique

Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 15:37

Pour tout lecteur de bande dessinée franco-belge, les noms de Bob et Bobette évoquent sans hésitation les fameux personnages créés par Willy Vandersteen en 1945 pour le journal belge néerlandophone De Nieuwe Standaard – ou plutôt leur version française car à l’origine les personnages s’appellent Suske et Wiske. Mais pour le collectionneur un peu pointu de bande dessinée de science-fiction, Bob et Bobette est avant tout le titre d’un hebdomadaire lancé en 1946, avant de se transformer l’année suivante en une série de récits complets, furieusement recherché pour les nombreuses séries de SF qui y furent publiées, en particulier celles d’un certain Loÿs Pétillot.

 

En réalité, l’histoire de Bob et Bobette débute dans les années trente. Il s’agit alors des personnages d’une série de chansons très populaires de R. P. Groffe (paroles) et Zimmermann (musique). Pendant la guerre, ces personnages ont même les honneurs d’une émission radiophonique. A l’automne 1945, les jeunes Editions Dargaud publie un album souple d’une vingtaine de pages, de type textes sous images, consacré à ces personnages. Les dessins sont signés Loÿs Pétillot. Quatre albums supplémentaires sont réalisés et leur succès incite l’éditeur à lancer un hebdomadaire portant le nom des personnages et publiant leurs aventures, bientôt dans le format traditionnel de la BD avec textes dans des phylactères. Le n°1 paraît le 11.7.1946, sur quatre pages au format 19 x 28,5 cm – le journal gagne bientôt 3 cm en largeur et passe à huit pages.

 

Au sommaire de ce premier numéro, outre les aventures de Bob et Bobette par Pétillot, le lecteur découvre des bandes de Le Monnier et Le Rallic, deux des meilleurs dessinateurs de l’époque, ainsi que Hoppy le merveilleux capitaine Bunny. Cette dernière série est une traduction de Hoppy, the Marvel Bunny, un comicbook de super-héros animalier dessiné par Chad Grothkopf pour Fawcett ; Hoppy est présent dans les cinq premiers numéros de Bob et Bobette. Sous le nom de Pippo, le même super-lapin sera repris par les Editions Mondiales sous forme de récits complets dans Les Albums de Pippo et Les Aventures merveilleuses de Pippo, il sera également publié dans L’Astucieux.

 

Mais le temps fort de ce premier numéro est, de notre point de vue, S.O.S. Etoile, première incursion de Pétillot dans la SF – la série dure jusqu’au n°22 (19.12.1946). C’est le début du festival Pétillot ! Paris-Pôle Sud prend la suite dans le n°23 (22.12.1946) – puis c’est au tour d’André Mystère le détective inconnu d’entrer en piste dans le n°24 (2.1.1947).

 

En sus des BD de SF citées ci-avant, on note la présence à partir du n°32 (27.2.1947) d’un roman de SF de R. Chazal, La fin du monde est pour demain, publié en feuilleton avec des illustrations de Robert Bigot.

 

Avec son n°37 (21.4.1947), Bob et Bobette double son format en passant à 28,5 x 38 cm. Un mois plus tard, le Pétillot nouveau est au sommaire du n°39 (8.5.1947) avec Vous serez le maître du monde ; et le n°41 (22.5.1947) présente Radarius le maître du Monde – qui n’est pas signé Loÿs Pétillot mais Helpey, ce qui ne trompa sans doute personne ; la série avait été annoncée sous le titre Radarius le maître du radar. Retour à la signature officielle pour Aventure dans l’Infini dans le n°44 (19.6.1947) – et suspension de Bob et Bobette, version hebdomadaire, avec le n°54 en date du 28.8.1947.

 

Mais ce n’est qu’un nouveau changement de formule et de format. Après la série d’albums, l’hebdomadaire au format fluctuant, Bob et Bobette devient une collection de récits complets de vingt pages, au format français 21 x 26,5 cm, qui poursuit sur un rythme mensuel la numérotation de l’hebdomadaire. Comprenne qui pourra. En date d’octobre 1947, le premier RC est donc numéroté 55 – il y en aura tout juste une dizaine, le dernier portant la date de juillet 1948 et le n°64. Ces dix récits complets relèvent presque tous de la Science-Fiction. Loÿs Pétillot y donne vie une dernière fois à ses meilleurs personnages : Radarius et André Mystère ; tandis que Maurice Limat, à l’époque (et depuis les années trente) l’un des grands noms des Editions Ferenczi et futur pilier du Fleuve Noir Anticipation, signe la moitié des scénarios – sans être toujours crédité.

 

Ci-après la bibliographie de ces dix fascicules :

 

55 – La Cité des Pieuvres (Jean-André Richard / Bob-Dan), 10.1947

56 – Radarius face aux Martiens (Maurice Limat / Loÿs Pétillot), 11.1947

57 – André Mystère contre le Dragon Jaune (Maurice Limat / Bob Dan), 12.1947 (réédition in Le Fulmar 1 & 2, 1981).

58 – Roi de l’Atlantide (Paul Ordner), 1.1948

59 – X21 contre les Ondes Infernales (Jean-André Richard / Dupuy-Franck)

60 – Le Mystère du sous-marin (Jean Normand / Raoul Auger)

61 – André Mystère défie la Chauve-Souris (Maurice Limat / Loÿs Pétillot)

62 – Sous le signe du scalp (Maurice Limat / Robert Rigot), 5.1948

63 – X21 contre X21 (Jean-André Richard / Dupuy-Franck)

64 – Le Capitaine Sabre-au-Clair (Robert Bigot), 7.1948

 

L’aventure éditoriale de Bob et Bobette représente les premiers pas dans la bande dessinée, au moins de quelque importance, de la maison Dargaud, alors plutôt engagée sur le front de la presse féminine. Trois mois après l’arrêt de Bob et Bobette, Dargaud lance l’édition française de Tintin où apparaissent en 1950 devinez qui ? Les fameux Suske et Wiske de Vandersteen, rebaptisées… Bob et Bobette !

 

Et Pétillot, dans tout cela ?

 

Il est né le 10 octobre 1911, en Cochinchine, aujourd’hui une région du Viet-Nam. Il fait ses débuts dans la bande dessinée en 1945 sur la série Bob et Bobette, aux Editions Dargaud – avant de signer, nous venons de le voir, de nombreuses histoires de SF pour l’ hebdomadaire du même nom ainsi que pour la courte série de récits complets qui lui fait suite. Il travaille en parallèle pour Fillette, illustrant des romans, ainsi que pour la Collection Cendrillon, une série de récits complets à la SAETL (1947). Bob et Bobette ayant cessé de paraître, Pétillot collabore au Journal des Pieds Nickelés où il signe Le Chemin de la gloire (1948) et à l’excellent (et sous-estimé) magazine OK avec Les derniers jours de Pompéï (1949) et Tsi la femme pirate (1949).

 

En 1950, Pétillot entre à la Bonne Presse où il va faire l’essentiel de sa carrière, fournissant des illustrations et des bandes dessinés aux divers titres du groupe : Le Pèlerin, Bernadette où il publie Feux sur la sierra (1951),  et surtout Bayard. Sa première grande réalisation pour cet hebdomadaire est Le chevalier inconnu, une BD médiévale sur un scénario de Marie Paul (André) Sève qui, plus tard, signera le scénario du célèbre Thierry de Royaumont, dessiné par Pierre Forget. Après une Vie de Jésus (1953-1955) qui fait date, Pétillot crée en 1956 la série Bill Jourdan, un western sur scénario de Jean Acquaviva – par ailleurs scénariste de la série SF Tony Sextant – qui connaît cinq épisodes. Egalement mémorable : Pascal et Michèle Montford qui débute dans Bayard en 1960 et se poursuit dans Record, suite du précédent.

 

Après une brève collaboration à Pilote avec La chronique de Piquépoc (1964), Loÿs Pétillot s’éloigne de la bande dessinée ; il quitte la Bonne Presse en 1965 pour entamer une collaboration avec la télévision – il réalise des illustrations pour l’émission Le mot le plus long ; installé à Saint-Quay-Portrieux, en Bretagne, il se charge ensuite des illustrations pour des ouvrages destinés à la jeunesse, en particulier pour les Editions Ouest-France, au début des années 80.

 

Loÿs Pétillot succombe à une crise cardiaque le 18 novembre 1983, il avait tout juste 72 ans.

 

Cousin Francis

 

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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 15:35

 

 

 

 

 

 

 

La série des Strange Sports Stories est publiée en 1962/63 dans cinq numéros consécutifs de The Brave and the Bold, un titre au départ utilisé par DC pour présenter de nouveaux personnages et concepts – avant de se spécialiser, fin 1967, dans les duos mettant en scène Batman et divers habitués de l’univers DC.

 

A raison de deux longs récits (de 11 à 15 planches) dans chaque numéro, The Brave and the Bold présente ainsi dix "étranges histoires de sports", toutes dessinées par Carmine Infantino sur des scénarios principalement de Gardner Fox – John Broome en signe deux – et encrées, pour l’essentiel, par Joe Giella – Sid Greene et Murphy Anderson encrant chacun une histoire.

 

Le ton des récits est tout à fait comparable à ce que l’on trouve à la même époque dans Mystery in Space et Strange Adventures – ce qui n’a rien d’étonnant puisque l’éditeur des trois titres n’est autre que Julius Schwartz. Ce dernier annonce d’ailleurs dans un numéro son intention d’introduire bientôt un personnage récurrent nommé The Sports Master dans la série mais celle-ci s’interrompt avant que l’idée ne se concrétise.

 

Fin 1968, DC lance DC Special, un nouveau titre consacré aux rééditions de récits plus ou moins anciens. A tout seigneur tout honneur : le premier numéro est un spécial Carmino Infantino et propose, entre autres classiques, la première des Strange Sports Stories. Par la suite, trois numéros de DC Special, les 7 (1970), 9 et 13 (1971), surtitrés "Strangest Sports Stories ever told !", rééditent les autres récits originaux.

 

En 1973, l’éditeur – qui tient visiblement à ce concept de récits mêlant sport et science-fiction – lance un nouveau titre directement titré Strange Sports Stories. Une dizaine de dessinateurs sont mis à contribution dont Murphy Anderson, seul survivant de l’équipe originale. Le succès n’est hélas pas au rendez-vous et l’expérience tourne court après seulement six numéros.

 

Deux ans plus tard, c’est un numéro de DC Super-Stars qui est consacré aux Strange Sports Stories avec des récits inédits. Enfin, en 1981, soit dix-huit ans après parution de la première histoire dans The Brave and the Bold, paraît un numéro spécial de DC Special Blue Ribbon Digest, cette fois avec des rééditions.

 

Puis plus rien, du moins à notre connaissance.

 

A dire vrai, il semble bien que si l’idée de conjuguer sports et SF de manière ponctuelle était jugée, en son temps, tout à fait acceptable par les lecteurs de Strange Adventures et Mystery in Space – de tels récits paraissaient en effet à l’occasion dans ces deux titres – lui consacrer un comicbook tout entier était probablement "trop" ! Nul étonnement à cela, en ce qui nous concerne, tant il nous a toujours semblé très clair qu’il ne fallait pas abuser des activités dites sportives…

 

Francis Valéry

 

 

 

 

 

 

Bibliographie de la série originale

 

 

 

Challenge of the Headless Baseball Team (14 p.)
(Gardner Fox / Carmine Infantino / Joe Giella)

The Brave and the Bold 45, 12.1962/1.1963 

Reprint in DC Special 1, 10.1968.

Tr. : Le défi de l’équipe des "sans-tête" (20 p.), Johnny Speed 11, 6.1965

Tr. : Joueurs invisibles (19 p.), Cosmos 13, 9.1970

 

Goliath of the Gridiron (12 p.)

(Gardner Fox / Carmine Infantino / Joe Giella)

The Brave and the Bold 45, 12.1962/1.1963 

Tr. : Le Goliath du terrain de rugby (15 p.), Flash 52, 8.1963

Tr. : Le Goliath du stade (17 p.), Cosmos 25, 12.1973

 

The Hot-Shot Hoopsters (14 p.)
(Gardner Fox / Carmine Infantino / Joe Giella)

The Brave and the Bold 46, 2/3.1963 

Tr. : Les shooters chauds (20 p.), Johnny Speed 1, 7.1964

Tr. : Les as du baskett (20 p.), Atome Kid 14, 1.1974

 

Danger on the Martian Links (11 p.)
(John Broome / Carmine Infantino / Joe Giella)

The Brave and the Bold 46, 2/3.1963 

Tr. : Alerte sur le golf martien (16 p.), Johnny Speed 2, 8.1964

 

The Phantom Prizefighter (14 p.)
(Gardner Fox / Carmine Infantino / Joe Giella)

The Brave and the Bold 47, 4/5.1963 

Tr. : Le champion invincible (20 p.), Johnny Speed 10, 4.1965

 

Saga of the Secret Sportsmen (12 p.)
(John Broome / Carmine Infantino / Murphy Anderson)

The Brave and the Bold 47, 4/5.1963 

 

The Man Who Drove Through Time (11 p.)
(Gardner Fox / Carmine Infantino / Sid Greene)

The Brave and the Bold 48, 6/7.1963 

 

Duel of the Star Champions (15 p.)
(Gardner Fox / Carmine Infantino / Joe Giella)

The Brave and the Bold 48, 6/7.1963 

 

Gorilla Wonders of the Diamond (13 p.)
(Gardner Fox / Carmine Infantino / Joe Giella)

The Brave and the Bold 49, 8/9.1963 

Tr. : Des gorilles au base-ball (18 p.), Atome Kid 14, 1.1974

 

Warrior of the Weightless World (12 p.)
(Gardner Fox / Carmine Infantino / Joe Giella)

The Brave and the Bold 49, 8/9.1963 

Par Cousin Francis - Publié dans : BD SF : Petite Encyclopédie Bibliographique
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 15:32

Bob Gordon, reporter au quotidien Bayly, est envoyé par son rédacteur en chef à Las Vegas, à l’occasion d’un nouvel essai atomique. Il a pour consigne de prendre contact avec un certain Bull Rockett, ancien champion de boxe 1945 en catégorie poids moyens dans la Marine où il était sergent, par ailleurs pilote d’engins en tout genre. Mais Bull Rockett est surtout un inventeur génial et un scientifique réputé, membre du très fermé Comité de l’Energie Atomique. Après une prise de contact houleuse, les deux hommes sympathisent et Bull révèle au jeune journaliste qu’il est persuadé qu’un espion à la solde d’une puissance étrangère se dissimule au plus haut niveau de l’équipe en charge des essais atomiques…

 

A l’issue de cette première aventure, Bob Gordon – qui n’a pas eu le temps d’écrire l’article demandé – perd son travail, mais est engagé par Bull Rockett comme assistant, en renfort de Slim « Pig » Pigmy, le mécanicien de Bull. Le trio est formé !

 

A noter que cette première histoire est racontée post eventum du point de vue de Bob Gordon ; cela deviendra une des caractéristiques narratives de cette série, à l’origine d’espionnage, mais qui intègre très vite de nombreux éléments de super-technologie et basculera à plusieurs reprises dans la pure science-fiction.

 

Les aventures de Bull Rocket sont l’œuvre du scénariste Hector G. Oesterheld, pour la revue argentine Misterix. Les débuts de la série sont assez peu documentés. Selon certaines sources, elles débutent dans le n°176, daté 1.2.1952, dessinées par Paul Campanini – selon d’autres sources, les premières aventures auraient plutôt été dessinées par Julio Schiaffino. Ce qui semble établi, c’est que Francisco Solano Lopez prend assez rapidement le relais. Pour tout dire, les différences graphiques ne sautent pas aux yeux… et l’hypothèse d’un travail de studio ou pour le moins collaboratif n’est pas à rejeter a priori. Cette première version de la série a été traduite et publiée en France dans Plutos puis Pampa, en 1953/1957.

 

(Certains commentateurs affirment par ailleurs que vers 1955, Hector Oesterheld aurait remanié ses scénarios, en collaboration avec son frère Jorge, pour une série de 9 histoires de Bull Rockett publiées pour Editorial Frontera – la dernière étant sur un scénario original.)

 

Quelques années plus tard, le scénario d’Oesterheld est à nouveau repris, quasiment à l’identique, pour une nouvelle version graphique modernisée pour le compte des Editions Lug. Dessinées cette fois par Dino Zuffi, les aventures de Bull Rockett, "L’homme de demain", sont publiées à partir de 1963 dans Blek, puis ponctuellement dans plusieurs numéros de Spécial Rodéo, Hondo et Nevada. Trois des derniers épisodes de cette seconde version sont dessinés par Bertrand Charlas.

 

Le 27 avril 1977, comme nombre d’intellectuels et d’artistes, Hector G. Osterheld est arrêté, et avec lui sa famille, par la junte militaire qui a pris le pouvoir en Argentine. Sans doute assassiné sans autre forme de procès, on ne l’a jamais revu.

 

Le personnage réapparaît en 1984, cette fois pour le compte des Editions Aventures et Voyages. Au passage, il a perdu un de ses "t" finaux et est désormais orthographié Bull Rocket. Cette fois dessiné par Angel Fernandez sur des scénarios attribués à Ray Collins et O. Carovini, le personnage a perdu une bonne partie de son charme et l’essentiel de son intérêt, même si ces nouvelles-nouvelles aventures, publiées dans cinq numéros de Safari puis un de Janus Stark, relèvent de la SF classique.


 

Les Aventures de Bull Rockett : Approche bibliographique

Version 1.1 (2010.07.07)

 

1 - [sans titre]

 

Bull Rockett démasque un espion au plus haut niveau de l’équipe en charge des expériences atomiques à Las Vegas. Le récit est rapporté du point de vue de Bob Gordon, reporter au Bayly et qui, à cette occasion, devient l’assistant de Bull Rockett.

 

Plutos 39 (11.1953) : 10 planches + couverture

Nouvelle version :

Blek 1 (5.7.1963) et 2 (20.7.1963) : 2 x 8 planches ; dessin : Dino Zuffi

 

2 - [sans titre]

 

A bord du Tafan, un mini-avion à réaction dont Bull Rockett est l’inventeur, Bob accompagne ce dernier à son repaire de Quiet Creek, une cabane en pleine forêt mais dont le sous-sol dissimule un abri anti-atomique ainsi qu’un laboratoire secret. Il y fait la connaissance de Slim « Pig » Pigmy, le mécanicien de Bull, et Maman Pigmy, la cuisinière de l’équipe. Le trio vole au secours de Mathias Melville, un fabricant d’avion qui prépare un prototype pour la commission d’achat de l’armée : l’Aiglon.

 

Plutos 40 (12.1953) : 10 planches + couverture

Nouvelle version :

Blek 3 (5.8.1963) et 4 (20.8.1963) : 2 x 9 planches ; dessin : Dino Zuffi

 

3 - [sans titre]

 

Le trio se rend à Indianapolis pour aider le pilote Wilbur Lee, ami d’enfance de Bull Rockett.

 

Plutos 41 (1.1954) : 8,5 planches + couverture

Nouvelle version :

Blek 5 (5.9.1963) et 6 (20.9.1963) : 2 x 8 planches ; dessin : Dino Zuffi

 

4 - [sans titre]

 

Bull Rockett est contacté via le "langage télépathique" par Mumba, son frère de sang, roi des Miamis, une tribu du Congo Belge. Son village est menacé par le réveil d’un volcan, l’Aku.

 

Plutos 42 (2.1954) : 8,75 planches + couverture

Nouvelle version :

Blek 7 (5.10.1963) et 8 (20.10.1963) : 7 + ?  planches ; dessin : Dino Zuffi

 

5 - [sans titre]

 

La construction du Neutron et du Positron, les deux premiers sous-marins atomiques réalisés selon les plans de Bull Rockett,e st achevée. Bull et ses amis se rendent à la base secrète KW3 pour les premiers essais. Tout se passe au mieux : les engins atteignent la vitesse de 100 km/h à 1000 m de profondeur. Une tentative de sabotage à bord du Neutron est déjouée. Mais le Positron tombe aux mains de l’ennemi…

 

Plutos 43 (3.1954)

Nouvelle version :

Blek 9 (5.11.1963) et 10 (20.11.1963) : 7 + ?  planches ; dessin : Dino Zuffi

 

6 - [sans titre]

 

Bull Rockett est à la Maison Blanche pour recevoir du Président la Médaille du Congrès, pour la destruction du sous-marin atomique rebelle. Alors qu’il danse avec la belle Jenny, il reçoit un nouvel appel télépathique de Mumba. Son peuple a été décimé par des attaques d’animaux sauvages organisés comme une armée : léopards, crocodiles, éléphants… Réfugiés sur une île du fleuve, les survivants attendent l’attaque finale. Bull Rocket découvre que les animaux ont été équipés d’implants faisant d’eux de véritables robots dirigés à distance.

 

Plutos 44 (4.1954) : 10 planches + couverture

Nouvelle version :

Blek 11 (5.12.1963) et 12 (20.12.1963) ; dessin : Dino Zuffi

 

 

7 - [sans titre]

 

Bull se rend à Washington pour s’excuser auprès de la belle Jenny qu’il a abandonnée au milieu d’une danse (au début de l’épisode précédent) ; mais sitôt retrouvée, il doit la quitter tout aussi soudainement car la radio vient de diffuser un message codé du FBI à son intention ! Tous les habitants de la ville de Radar Town viennent d’être tués par un "gaz de la mort", une invention des nazis qui n’eut pas le temps d’être expérimentée. Les responsables de ce crime se présentent comme un "Tribunal Suprême de la Vie pour la Mort"…

 

Plutos 45 (5.1954)

Nouvelle version :

Blek 13 (5.1.1964) et 14 (20.1.1964) : 7 + ? planches ; dessin : Dino Zuffi

 

8 - [sans titre]

 

Au centre d’études atomiques de Brookhaven, une réunion de travail à propos d’un projet de sous-marin porte-avion de Bull Rockett est soudain interrompue par Tante Gertrude qui, pipe au bec, sort une liasse de dollars et annonce qu’elle veut acheter trois bombes atomiques. Elle explique à Bull Rocket qu’elle veut faire exploser une muraille de glace qui obstrue l’écoulement naturel d’un lac de montagne et a ainsi créé une retenue. Le niveau ne cessant de monter, celle-ci va finir par céder et inonder d’un coup toute la vallée de Roca Penada. Bull et ses compagnons se rendent sur place pour découvrir l’origine de cette barrière de glace et identifier qui a intérêt à ainsi ruiner les habitants de la région. Des travaux sont commencés, en vue de percer un canal d’écoulement, à l’aide du "faisceau calorifique d’un réflecteur" alimenté par une pile atomique. Mais les malfaiteurs passent à l’attaque tandis que Bull découvre que la muraille a été constituée en utilisant des "bombes frigorifiques".

 

Plutos 46 (6.1954) : 9,75 planches

Nouvelle version :

Blek 15 (5.2.1964) et 16 (20.2.1964) : 8 + 7 planches ; dessin : Dino Zuffi

 

9 - [sans titre]

 

Bull Rockett et ses acolytes se rendent à Sanford, à l’appel de leur vieil ami Mathias Melville, patron et unique employé de la Eagle Corporation et "mélange de 99% d’âne et de 1% de fabricant d’avion" selon Bob Gordon. A la demande du gouvernement, Melville a accepté de mettre au point un parachute capable de sauver des pilotes forcés de s’éjecter à 15.000 m. de hauteur, soit "en plein stratosphère où la température est de -60° et la pression atmosphérique presque nulle". Melville compte sur le génie de Bull pour relever ce défi impossible.

 

Plutos 47 (7.1954) : 10 planches

Nouvelle version :

Blek 17 (5.3.1964) et 18 (20.3.1964) : 8 + ? planches ; dessin : Dino Zuffi

 

10 - [sans titre]

 

Nous sommes au vingtième jour des essais de l’Underwater, colossal sous-marin porte-avion conçu par Bull Rockett. L’engin qui est capable de s’immerger en trois secondes a battu tous les records de profondeur et s’est révélé par ailleurs être un invincible porte-avion. Mais alors qu’on procède à un nouvel essai en grande profondeur, l’Underwater disparaît brusquement des écrans de contrôle après avoir été approché par une masse non identifiée. Bull et ses amis s’embarquent à bord du Neutron, "premier sous-marin atomique au monde", à la recherche de l’Underwater… et découvrent que l’engin a été capturé par un poulpe colossal !

 

Plutos 48 (8.1954) : 8 planches

 

11 - [sans titre]

 

Bull Rockett et ses amis sont à Quiet Creek quand ils sont attaqués par un commando. Les agresseurs sont finalement éliminés sans que l’on découvre leur commanditaire…

 

Plutos 49 (9.1954) : 9 planches

 

12 - [sans titre]

 

Percy Moore a échoué à son examen d’astrophysique de l’Université de Santon pour avoir rapporté l’observation d’un météore au comportement impossible ! En fait, il a découvert sans le savoir une base spatiale venue d’une autre planète. Les intentions des aliens s’avèrent bientôt belliqueuses : par un procédé inconnu, ils font augmenter le taux de radioactivité de l’atmosphère terrestre, ce qui va finir par rendre la planète inhabitable. La seule manière de les contrer est de construire un vaisseau capable d’aller détruire leur station orbitale.

 

Plutos 50 (10.1954) : 21 planches + couverture

Nouvelle version :

Blek 19 (5.4.1964) à 23 (5.6.1964) : 8 + 8 + 7 + ? + ?  planches ; dessin : Dino Zuffi

 

13 - [sans titre] / Course contre la Mort

 

Au bar de Fort Sake, en Alaska, quatre héros de la seconde guerre mondiale se retrouvent pour une confrontation cette fois commerciale. Ils doivent présenter en vol les prototypes de quatre compagnies concurrentes. Bull Rockett représente évidemment son vieil ami Mathias Melville. Et bien entendu, il y a du sabotage dans l’air…

 

Plutos 51 (11.1954) : 8 planches + 1 bande (environ 1/3 de planche)

Nouvelle version (sous le titre : Course contre la Mort)

Blek 24 (20.6.1964) et 25 (5.7.1964) : 8 + 8 planches ; dessin : Dino Zuffi

 

14 - [sans titre] / Arrêtez Monsieur Rockett

 

Bull Rockett rejoint son jeune frère Joé à la demande de ce dernier… qui est bien surpris de l’arrivée de son frère ! C’est un piège tendu par les mystérieux ennemis de Bull. Les deux frères se retrouvent accusés de meurtre et doivent prendre la fuite pour rester libres, afin de tenter de se disculper.

 

Plutos 51 (11.1954) : 2/3 de planche + 13 planches

Nouvelle version (sous le titre : Arrêtez Monsieur Rockett)

Hondo 114 (5.1.1966) : 28 planches ; dessin : Dino Zuffi

 

15 - La Vallée de Feu

 

Un gisement d’uranium a été découvert dans la Vallée de Feu, au Texas, en territoire sioux. Le Comité de l’Energie Atomique y envoie Bull Rockett et ses assistants. Mais un conflit a éclaté entre les indiens et les prospecteurs et il y a déjà eu plusieurs morts. En fait, les uns et les autres sont manipulés, mais pour gagner la confiance des Sioux, Bull doit d’abord parvenir à faire pleuvoir dans cette vallée aride.

 

Plutos 52 (121.1954) : 6 planches

Nouvelle version

Spécial Rodéo 15 (15.8.1965) : 17 planches ; dessin : Dino Zuffi

 

16 - Tai-Fu, Cité engloutie

 

Par un caprice géologique, Tai-Fu, "île du rire éternel, cité de luxe et de plaisir avec la cour la plus fastueuse du monde" a été engloutie dans les eaux de la Mer Jaune, au cours d’une nuit de l’an 1215. Légende ? Il semble que non, car un navire océanographique vient de remonter à la surface d’étonnants vestiges archéologiques.

 

Pampa 5 (1.1955) et 6 (2.1955) : 11 + ? planches

Nouvelle version (sous le titre Taï-Fu, cité engloutie)

Hondo 107 (15.6.1965) : 2 x 13 planches ; dessin : Dino Zuffi

 

17 - Opération DDT

 

Bull Rockett se rend à Niki-Niki, un îlot du Pacifique, pour tester l’emploi tactique de poussière radioactive. Mais le croiseur qui les emporte est soudain pris dans un violent typhon alors que ce n’est pas du tout la saison et un porte-avion est bientôt porté disparu. Sur l’atoll dévasté, Bull retrouve le responsable en la personne d’une vieille connaissance, le sinistre Docteur Okimoto. Celui-ci est l’inventeur de la bombe à super-vide "capable d’anéantir toute vie dans un rayon d’un kilomètre et de produire les pires typhons".

 

Pampa 7 (3.1955) : 13 planches

 

18 - La Croisière du Nylon-Star

 

Le calme règne à Quiet Creek. Bull Rockett étudie les rayons cosmiques tandis que Pig met eu point le gouvernail du Tabano, l’avion atomique de Bull. Hélas, Ukelele Benton vient rompre cette tranquillité en demandant à son ami Bull de l’aider à retrouver, pour le compte du ministère de la guerre, les épaves de navires japonais qui se sont sabordées à la fin du précédent conflit, avec à bord des armes ultrasecrètes. Comme toujours, Benton est en train de monter une de ses habituelles arnaques : c’est une cargaison d’or et de pierres précieuses coulée il y a 300 ans qu’il recherche. Pendant ce temps, l’ennemi mystérieux et implacable qui, à plusieurs reprises, a tenté d’assassiner Bull Rocket est aux aguets…

 

Pampa 8 (4.1955) et 9 (5.1955) : 20 + 16 planches

 

19 - Les Diamants synthétiques

 

Joé, le jeune frère de Bull qui a parfois de bien mauvaises fréquentations, s’est vu offrir 10.000 dollars pour faire disparaître le Dr. Mulley, un grand physicien. Il a feint d’accepter et a aussitôt contacté son frère. Le savant a mis au point une machine qui fabrique des diamants synthétiques mais son assistant, Bonito, s’est associé à des gangsters et veut désormais éliminer Mulley pour profiter seule des bénéfices de son invention.

 

Pampa 9 (5.1955) : 10 planches

 

20 - Conflit à Oak Ridge

 

Nathaniel Dobb, un des plus grands physiciens étasuniens et vieil ami de Bull, fait venir celui-ci car il est certain que plusieurs de ses collègues complotent pour obtenir de la Commission Atomique la somme de cinq cents millions de dollars, sous le prétexte de construire un Béta-Cyclotron. Dobb veut que la Commission puisse entendre Bull Rocket avant d’avaliser ce projet mais les deux hommes arrivent trop tard pour participer aux délibérations. Bull découvre alors que le véritable projet est de construire un Néo-Tron, une arme redoutable "capable de produire des explosions atomiques [en émettant] des ondes qui désintégreront à distance les atomes de tous les objets contenant du plomb, les transformant en autant de bombes atomiques ; ainsi il sera possible de détruire la ville, le pays, le continent que l’on voudra" ! Si elle venait en tomber en de mauvaises mains, cette arme permettrait à n’importe quel malfaiteur d’imposer sa volonté au monde entier. Un risque inacceptable pour Bull Rockett !

 

Pampa 10 (6.1955) et 11 (7.1955) : 26 + 14,5 planches

Nouvelle version :

Nevada 256 (1969) et 257 (5.7.1969) : 15 + 38 planches ; dessin : Bertrand Charlas

 

21 - Bull contre les nouveaux pirates

 

18 janvier 1951 : un bateau de pêche coule à cause du mauvais fonctionnement de la toute nouvelle station de guidage remise à la marine par son inventeur, Bull Rockett. L’enquête conclue à une erreur de conception. Pour éviter un scandale, Bull Rockett feint d’accepter de ne plus exercer de fonctions auprès des instances gouvernementales. Il a ainsi les mains libres pour mener sa propre enquête.

 

Pampa 11 (7.1955) : 12,5 planches

 

22 - La diligence fantôme

 

Alors que Bull Rocket et Bob Gordon roulent sur une route déserte du fin fond de la Bretagne, ils croisent une diligence à l’aspect fantomatique, sans cocher ni cheval, qui "avance dans un silence impressionnant, irréel, absurde comme un cauchemar"…

 

Pampa 12 (8.1955) : 13,5 planches

Nouvelle version :

Hondo 111 (15.10.1965) : 17 planches ; dessin : Bertrand Charlas

 

23 -

 

Pampa 13

 

24 -

 

Pampa 14

 

25 -

 

Pampa 15

 

26 -

 

Pampa 16

 

27 -

 

Pampa 17

 

28 - Le Tank Invincible

 

Un mystérieux inconnu exige que les savants atomistes du pays lui soient pas livrés, sous peine de destruction de la ville de New-York par un énorme engin blindé de son invention, entre autre équipé d’un lance-flammes atomique qui rend radioactif tout ce qu’il touche. Les autorités tentent d’abord de le détruire mais les bombardiers envoyés sont abattus en moins d’une minute. Le Général Lenson se propose alors de lancer ses parachutistes à l’attaque. Mais Bull Rockett prévoit un nouveau désastre et propose un autre plan afin de pénétrer dans la base ennemie.

 

Pampa 18 (2.1956) à 22 (6.1956) : ? + ? + ? + 15 + 18 planches.

 

29 + 29bis - L’Espion atomique + [sans titre]

 

Bull Rockett est sur la piste d’Herbert Tash, un savant atomiste accusé d’avoir volé les plans de la bombe récemment testée par les anglais en Australie, et qui détient sans doute de nombreuses informations capitales. Mais les services secrets britanniques et français sont également dans la course. Au terme de la première partie de cet épisode qui en compte trois, le cadavre de Tash est retrouvé sur la plage d’une île inconnue.

 

Pampa 23 (7.1956) : 13 planches

 

Les deuxième et troisième parties constituent un second volet indépendant de ce qui précède : Bull et ses amis s’emploient à libérer la population de l’île d’un tyran qui oblige les gens à vivre comme au Moyen Age.

 

Pampa 24 (8.1956) et 25 (9.1956) : 14 + 11 planches

 

30 - Poker d’As

 

Bull Rockett, Bob Gordon et Pig sont les invités de Léo Van Berg, duc de Recsonie et ancien héros de l’aviation. Bull doit relever un défi aérien à bord d’avions de la première guerre mondiale. L’action se passe en 1954.

 

Pampa 26 (10.1956) et 27 (11.1956) : ? + 14 planches

 

31 - Le F.B.I. ordonne

 

Du minerai d’uranium d’une grande richesse à été découvert à Naka-Naka, îlot appartenant aux Pays-Bas. Le gouvernement étasunien envisage de l’acquérir mais il s’avère qu’une tierce puissance y serait déjà installée et y conduirait des expériences atomiques. Bull Rockett découvre rapidement qu’il s’agit encore d’une arnaque de son ami Ukelele Benton, chasseur de trésors, qui a inventé cette histoire d’uranium afin de bénéficier du soutien logistique de la Marine.

 

Pampa 28 (12.1956) et 29 (1.1957) : 18,5 + ? planches

 

32 - Ultime combat

 

Le Colonel Percy du F.B.I. fait appel à Bull Rockett car un avion vient de repérer sur l’atoll d’Adu un contingent de soldats japonais semblant ignorer que la guerre est terminée depuis cinq ans. Ceux-ci protègent le Prince Nimo, célèbre expert en sous-marins que l’on croyait mort, et qui pourrait bien détenir des plans d’une grande valeur pour la Marine.

 

Pampa 30 (2.1957) + 31 (3.1957) : 21 + ? planches

 

33 -

 

Pampa 32 (4.1957)

 

34 - Uranium au Pôle

 

Ukelele Benton a fait construire une chaudière atomique et entreprend de l’acheminer jusqu’au Pôle Nord à bord d’un bateau. Il prévoit de laisser ce dernier être pris par les glaces et attendre qu’il dérive jusqu’à destination finale. Mais les communications avec l’expédition sont soudain rompues. Bull Rockett s’envole à bord de son nouvel avion, le Taon, afin de porter secours à son ami. Mais celui est vraiment incorrigible car une fois encore, il a monté une arnaque quand à ses véritables intentions. Il compte en effet exploiter un gisement de pechblende particulièrement riche en uranium en faisant fondre les glaces.

 

Hondo 109 (15.8.1965) : 18 planches ; dessin : Dino Zuffi

 

Il s’agit d’un épisode appartenant à la seconde version des aventures de Bull Rocket. La première version – si elle existe et si elle a été traduite dans Pampa – n’a pas été identifiée.

 

35 - Les décervelés

 

Bob Gordon émerge peu à peu de l’inconscience… et les souvenirs lui reviennent : capturés par Lou Rohmer, un savant fou, Bull Rocket et ses amis ont été projetés dans l’espace-temps et pongés dans une sorte d’hibernation. Cela se passait le 15 février 1958. Vingt-six ans plus tard, ils ont été réveillés par Luzbella Rohmer, la fille du dément, car elle a besoin d’eux pour contrer un certain Xifas, "le plus diaboliquement doué des disciples" de son père. L’enjeu du combat est le contrôle d’un gisement de N.203, un élément qui permet de construire des piles miniaturisées d’une puissance inimaginable. Ce gisement se trouve sur la Lune ; pour s’y rendre, Bull et ses amis disposent d’une fusée Apollo, reconstruite sous la direction de Luzbella par les anciens serviteurs-robots de son père.

 

Safari 158 (5.12.1984) : 21 planches ; dessin : Angel Fernandez

 

36 –

 

Safari 159 ; dessin : Angel Fernandez

 

37 –

 

Safari 160 ; dessin : Angel Fernandez

 

38 – Le Mystère du Marécage

 

Joe Rocket, désormais détective privé, vient demander l’aide de son frère pour sauver la vie de Barney Letteri, un ancien mauvais garçon qui a décidé de changer de camp, et est donc assiégé – sous les yeux de la police qui refuse d’intervenir – par les hommes de main du "parrain" Zanella, son ancien employeur. L’affaire réglée, Bull reçoit un message télépathique de Mboumba, son frère de sang. Quelqu’un ou quelque chose qui se dissimule dans les marais proches de son village, s’en prend aux guerriers de sa tribu. Il s’avère bientôt qu’il s’agit d’un extra-terrestre naufragé.

[cet épisode est composé de deux parties totalement indépendantes]

 

Safari 161 : 32 planches ; dessin : Angel Fernandez

 

39 –

 

Safari 163 ; dessin : Angel Fernandez

 

40 - La voix

 

Une force inconnue a arraché de sa trajectoire – et du système solaire – la fusée Apollo avec laquelle Bull et ses amis se dirigeaient vers la Lune, à la recherche du gisement de N.203. Ils arrivent sur Nibla, un mode éclairé par trois soleils où vit un extra-terrestre manipulateur ressemblant à une chenille géante.

 

Janus Stark 101 (5.1987) : 15 planches ; dessin : Angel Fernandez

 

 

 

Par Cousin Francis - Publié dans : BD SF : Petite Encyclopédie Bibliographique
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Mercredi 27 décembre 2006 3 27 /12 /Déc /2006 03:39

    L’explorateur et archéologue Charles Derval se rend, avec sa fille Béryl et son fidèle serviteur Chang, dans la Mer des Sargasses, à la recherche d’une île supposée constituer le dernier vestige de la légendaire Atlantide. Un passager clandestin est bientôt découvert : un certain Jean d’Armor, jeune homme blond à l’allure athlétique, tout à fait sympathique et qui suscite aussitôt la confiance de Derval. Celui-ci l’engage donc comme garde du corps. Riche idée car le capitaine est assassiné ! Garvin, le second, et Diégo, un colombien à la mine patibulaire, organisent une mutinerie. Jean d’Armor, Derval et sa fille Béryl, Chang et Marius Pégommade, un matelot resté fidèle, s’échappent à bord d’un canot motorisé et mettent le cap vers le lieu supposé où se trouverait l’île des Atlantes. Attaqués en route par un avion fusée, ils sont secourus in extremis grâce à l’intervention d’un autre engin volant qui s’avère venir d’Atlantis. Derval avait raison : l’île existe bel et bien, protégée du monde extérieur par une zone d’invisibilité. Sans s’en douter, les cinq compagnons arrivent en plein conflit entre les Atlantes pacifiques et les Outrophédons, des descendants du peuple des Toltèques réunis en une secte souhaitant rien moins qu’asservir le monde…

    Né à Paris le 7 mars 1893, Henry Le Monnier suit les cours des Arts Décorarifs à Paris, avant de commencer à publier en 1920 dans Fantasia. En 1923, il devient affichiste chez Lutecia. Il travaille pour divers imprimeurs ainsi que dans la publicité (pneumatiques Englebert, huile Lesieur), tout en continuant de publier des illustrations dans divers magazines comme Le Sourire, Le Journal amusant, L’Oeuvre et Marianne. Henry Le Monnier aborde la bande dessinée sur le tard, alors qu’il approche de la cinquantaine. En 1940, il reprend un temps le personnage de Tarzan, vedette de l’hebdomadaire Junior – il sera ensuite confié à Auguste Liquois. Le Monnier devient rapidement un des collaborateurs les plus remarqués de Pierrot, hebdomadaire pour lequel il réalise Bill la Flèche (1940), L’étrange M. Ram (1941), Paulix (1948), Les Voyages de Gulliver (1949) et enfin Monsieur de Crac gentilhomme gascon (n°8-27, 1950). Dans le même temps, Le Monnier travaille pour l’éditeur belge Gordinne. Dans Wrill il publie Professeur Azimut (1945/46) et Jean d’Armor (1947/48) ; puis il donne Tiff-Huté, homme préhistorique (1947/48) et Le Club de l’aventure (1948/49) à Cap’tain Sabord. Au milieu des années cinquante, Henry Le Monnier collabore à deux titres des Editions Artima : Red Canyon (1954/55) puis Audax (1956), reprenant le personnage de King le vengeur qui avait été créé par Bob Leguay pour les Editions de Nice en 1947. Tarou réédite Jean d’Armor, en noir et blanc, en 1956. On verra encore la signature de Le Monnier dans Total Journal (1962/65) pour des illustrations accompagnant des nouvelles. Henry Le Monnier disparaît en 1978 à l’âge de 85 ans.

    La datation précise de Jean d’Armor pose un réel problème, car outre la publication dans Wrill en 1947/48, ce récit a également été publié en album – une première fois aux Editions Chagor (mention en vas de la première planche) / Gordinne (mention  en bas de la page 32), puis aux Editions Sirec. Ces albums ne sont pas datés mais plusieurs ouvrages de référence ont longtemps avancé la date de 1943 pour la première édition, Wrill ayant donc simplement republié les planches, d’ailleurs strictement à l’identique (format et couleurs). Bien que cette datation ne fasse plus l’unanimité (elle a, par exemple, disparu du BDM), je continue pour ma part de la trouver tout à fait crédible. Un examen de la bande montre qu’elle est en réalité constituée de 62 planches au format italien et que ces planches ont été superposées deux par deux, afin de constituer des pages au format français. D’où une sensation visuelle de petitesse, si ce n’est d’étouffement qui n’est pas en harmonie avec le souffle épique du scénario. Par ailleurs, l’utilisation systématique de deux vignettes circulaires dans chaque planche trouve davantage son sens dans un découpage à l’italienne. Notons que le format à l’italienne était sur le déclin en 1947, date de la publication dans Wrill, alors qu’il était tout à fait habituel au début des années quarante puisque celui de la quasi totalité des récits complets. Si Jean d’Armor a été dessiné vers 1942, il est donc logique que Le Monnier ait opté pour un format à l’italienne. On peut penser que le projet n’a pas été concrétisé et que les planches ont atterri chez Gordinne, alors à la recherche de matériel pour alimenter sa collection d’albums – il aura suffi de les remonter par deux pour constituer un album de 32 planches au format à la française. Si cet album n’est pas daté, il comporte une liste de 16 titres parus « dans la même collection » - Jean d’Armor y est référencé sous le n°59921/74. Trois titres portent un numéro suggérant une postériorité : Le marquis de la panse d’A (55921/99) et Capitaine Pipe (59921/98) de Jean Trubert, non datés mais généralement considérés par les spécialistes de l’œuvre de cet artiste comme parus en 1942 ; Les aventures de Gringalou (59921/76) de Pinchon, non daté et qui fut, comme Jean d’Armor également publié dans Wrill et réédité aux Editions Sirec. Parmi les titres présentés comme antérieurs, on notera Bab et Babou dans la stratosphère (59921/53) de H. Mallet et Poum-Plum (59921/54) de Vica, tous deux datés 1936. On notera également la présence de quatre albums des aventures d’un certain Vican [sic] portant une référence unique (59921/59 : on sait que ces albums ont d’abord été publiés (et ont connu plusieurs réimpressions) chez Gordinne entre 1935 et 1937, puis sans date, avec Vica à la fois pour nom du personnage et pseudonyme du dessinateur. Compte tenu de ce contexte, la date de publication la plus probable pour l’album Jean d’Armor paraît donc être 1942 – ce qui recule encore d’un an la datation longtemps avancée.

    Dernier point, en 1993 le magazine Hop ! se fit l’écho (n°56, p.23) d’un projet d’édition d’une intégrale de Jean d’Armor, incluant en sus du seul épisode connu cinq aventures inédites qui auraient été réalisées pour les Editions Gordinne et seraient restées dans les tiroirs de l’éditeur. Ce projet du libraire-éditeur belge Michel Deligne, grand militant de la redécouverte et de la sauvegarde de la bande dessinée classique, ne semble hélas pas avoir été concrétisé.

                                                                                         Cousin Francis


    Ceux de nos sympathiques lecteurs, cousins et citoyens, qui aimeraient approcher de plus près cette oeuvre rien moins qu'époustouflifiante, peuvent souscrire à l'édition - artisanale mais néanmoins somptueuse, toutes choses égales par ailleurs - que projette d'en réaliser le délicat cousin. Il s'agira d'un album de 62 planches au format A4, sous une couverture épaisse, avec des pages de garde coordonnées et un dos en toile adhésive. Ce sera la première édition conforme au découpage original. Merci qui ? Merci, cousin ! (d'autant qu'il suffit, pour ce faire, d'envoyer douze euros au dit cousin, à son adresse au fin fond de nulle part : Francis P. Valeri-Dostert, 3, Le canton, 33620 Cubnezais). Parution en février.
Par Cousin Francis - Publié dans : BD SF : Petite Encyclopédie Bibliographique
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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 20:51
Hep, Taxi !


    Le personnage de Space Cabby – le « Taxi de l’Espace » – apparaît dans Mystery in Space 21, daté novembre 1954, dans un récit dessiné par Howard Sherman sur un scénario de Otto Binder.

    Il s’agit clairement d’un récit autonome – et non l’éventuel « pilote » (c’est le cas de le dire !) d’une future série. La publication de séries n’entre d’ailleurs pas dans la politique éditoriale de Julius Schwartz, l’homme aux commandes de Mystery in Space. Jusqu’à ce jour, les seuls personnages récurrents ont été Knights of the Galaxy, dans les huit premiers numéros. Il y a bien Interplanetary Insurance que Carmine Infantino dessine depuis le n°16… mais la parution est irrégulière.

    De fait, il était bien prévu que notre taxi ne ferait qu’une seule course dans l’espace. Mais les lecteurs s’enthousiasment pour ce personnage à casquette des plus atypiques – et parfaitement incroyable ! Aussi notre chauffeur de taxi spatial réapparaît trois mois plus tard, dans Mystery in Space 24 (2/3.1955), pour un récit titré « Hitchhiker of Space ! » – inédit en France, cet épisode a été réédité dans From Beyond the Unknown 18 (8/9.1972). Il est toujours dessiné par Howard Sherman mais scénarisé cette fois par France E. Herron.

    On notera au passage que ce numéro de Mystery in Space est le dernier à paraître avant l’instauration du « comic code », tristement célèbre code de bonne conduite – plus précisément un ensemble de règles relevant de l’autocensure – mis en place par les éditeurs. Dans un premier temps, la BD américaine y perdra en originalité, des titres novateurs disparaissant ou rentrant dans le rang ; dans un second temps, une réaction artistique conduira à l’avènement de ce que les historiens du genre appellent le Silver Age.

    Les réactions des lecteurs sont à nouveau des plus positives et ils sont nombreux à réclamer de nouvelles aventures du sympathique Space Cabby – l’un des rares héros de la BD dont on ne connaîtra jamais le nom.

    Deux mois plus tard, le personnage fait donc sa troisième apparition dans Mystery in Space 26 (6/7.1955) et devient – cette fois très officiellement – une série régulière : la première, de fait, du Silver Age.

    Otto Binder est de retour au scénario ; il les signera tous jusqu’au dernier épisode qui paraîtra dans Mystery in Space 47 (10.1958).

    L’équipe graphique est désormais constituée de Gil Kane, Joe Giella et Bernard Sachs : le premier dessinera la plupart des épisodes, les seconds se relayant à l’encrage ; Bernard Sachs réalisera toutefois seul les trois avant-derniers épisodes (Mystery in Space 44 à 46).

    La dernière histoire de la série Interplanetary Insurance d’Infantino figurant dans le numéro 25 de Mystery in Space, Space Cabby sera, tout au long de sa publication, la seule série régulière. Mais on a l’impression que ce statut lui a été accordé au rabais par l’éditeur. Alors que, par la suite, les séries et personnages récurrents seront les vedettes des titres DC et auront majoritairement les honneurs de la couverture – tels Adam Strange pour Mystery in Space ou Mark Merlin pour House of Secrets – notre taxi de l’espace ne figurera qu’une fois en couverture (n°24), sans mention de son nom et sans précision quant à son statut de série.

    Après vingt-quatre courses dans l’espace dont quinze publiées en France dans Sidéral, le Space Cabby prend sa retraite et est remplacé par… rien du tout ! Il faudra attendre presque un an pour que Mystery in Space propose une nouvelle série : Adam Strange, avec cette fois un traitement de « super star » !

    Idéalement représentatif d’une science-fiction innocente, drôle et insouciante, le personnage avait sans doute fait son temps. A la relecture et avec la distance qu’il convient, ses aventures restent colorées d’un charme désuet, des plus agréables.

                                                                                                                Cousin Francis

    Nos cousins qui souhaiteraient en apprendre un peu plus sur ce sympathique personnage - ou qui même souhaiteraient, tant qu'à faire, lire ses aventures - apprendront avec un réel ravissement qu'une Intégrale Taxi de l'Espace a été éditée en deux volumes, par nos soins et de nos petites mains, à tirage minusculissime. Comme d'habitude, il s'agit d'albums au grand format, sous couverture épaisse, avec pages de garde coordonnées et dos en toile adhésive. Rien que de très artisanal et just pour le fun, nom d'une crotte de caribou - et celui d'une poignée de nostalgiques. Les 15 épisodes traduits y figurent, ainsi qu'un inédit, plus diverses bricolettes rédactionnelles. Ces albums valent 10€ l'un plus le port (sauf erreur 2,76€ pour un album et 3,90€ pour les deux). Les envois sont blindés - on connaît La Poste... L'adresse du divin cousin traînouille ici ou là (voir l'article titré Blificc). Si le cousin n'existait pas, il faudrait l'inventer.
Par Cousin Francis - Publié dans : BD SF : Petite Encyclopédie Bibliographique
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