BLIFICC n°9
Bulletin de Liaison Informel et Familial
à l’Intention de nos Cousins & Citoyens
Bien chers tous,
Nous voilà en mars et le cousin n’a toujours pas sorti les deux derniers titres de son programme 2007 : Le Ranger de l’Espace et Radarex volume 2, respectivement 19ème et 20ème volumes de la collection Spatial. Pas davantage que le numéro d’A&A annoncé et devant être consacré, pour l’essentiel, à la Science-Fiction australienne – et ne parlons pas du volume des Mélanges qui traîne depuis des mois.
Alors ? Le cousin est-il mort ou se moquerait-il du monde ? Les deux, peut-être ? Que nenni mes jolis. Le cousin n’est pas mort, désolé. Et côté moquerie, si peu…
On dira, pour faire bref, que le cousin a traversé une période un peu chaotique au niveau de l’organisation de son planning, dans un contexte pas toujours très folichon – au niveau du moral et de la bonne forme. Mais le cousin sait à l’occasion se soigner – à quoi ça servirait, sinon, d’avoir toutes ces herbes de sorcières dans le jardin, franchement !
En fait, je crains que le cousin n’ait développé – mais alors développé grave – une espèce de phobie pour tout ce qui relève de la méga-urbanité ! Pour tout dire, et merci de ne pas rire, les trois dernières fois que le cousin a tenté d’aller à Bordeaux pour visiter son imprimeur, ses petites maquettes sous le bras, il a… fait demi-tour en cours de route. Parce qu’à chaque fois que le cousin se risquait sur cette putain d’autoroute, il tombait sur ce putain de ralentissement quasi permanent qui, dès le petit jour et jusque en fin de matinée, démarre sitôt passé le pont de Cubzac, et se transforme en putain de gros bouchon de merde bien avant d’attraper la putain de sortie qui conduit à la rive droite – que le cousin a pris l’habitude de longer, à contresens de l’écoulement de la rivière, pour gagner le Pont Saint-Jean puis traverser la Garonne, avant de s’enfiler dans les petites rues. Même que la troisième fois, les petits nerfs du cousin avaient tenu jusqu’à cette sortie… pour constater qu’il y avait un méga-ralentissement pour cause de travaux à la con, en haut de la grande descente qui plonge droit vers la rivière, puis qu’il y avait un autre méga-bouchon à la con tout le long de ladite rivière pour cause de prolongation d’une ligne de tramway à la con, puis qu’il… mais là STOP : le cousin a glissé Tommy des Who à fond la caisse dans le radio-cassette, il a ouvert en grand les vitres malgré la caillure extérieure, il a poussé un grand cri et – même pas peur – a fait un monstrueux demi-tour en plein milieu du bouchon, tout en adressant des gestes obscènes aux crétins qui lui faisaient signe qu’il était taré. Putentraille ! Depuis, le cousin s’est promis-juré qu’il ne foutrait plus jamais les pieds dans cette putain-con de ville de merde – sauf peut-être un dimanche après-midi ou un jour de la semaine mais uniquement aux alentours de 3h du matin. Sauf que ces horaires-là, c’est pas bien pratique pour aller chez son imprimeur.
Fin des grossièretés, fouchtre saucisse !
Bon, c’est pas tout, mais qu’est-ce qu’on va devenir, sans accès auprès de notre imprimeur ? Facile. Comme disait un de mes grands-pères : y’a pas à tortiller du cul pour chier droit (PS : on avait dit fin des obscénités, mais il a dans cette expression un furieux quelque chose ressortissant à une forme de culture populaire qu’il convient d’entretenir, n’est-il pas ?). La solution : AUTONOMIE. Ce qui en clair signifie : acquisition de matériel d’impression. Alors bon, j’ai accéléré un peu les ventes de bricoles sur ebay – tout en ralentissant un peu les achats de bricoles sur ebay ; et j’ai acheté (en ligne) une imprimante laser (HP laserjet 1018) soldée pour cause de lancement du nouveau modèle, plus beau, plus rapide, plus mieux, bref total génial. Comme ils avaient dit pareil lors du lancement du modèle aujourd’hui obsolète, je me suis dit que, mes besoins étant restés les mêmes, la vieille bécane ferait parfaitement l’affaire – surtout à moitié prix, surtout parce que la nouvelle fonctionnait avec la même cartouche de toner que l’ancienne (pas de risque de ne plus en trouver, donc), surtout parce que j’avais repéré qu’on en trouvait des recyclées sur internet à moitié prix, et enfin surtout parce que j’avais pas les sous pour acheter une imprimante plus cher.
Voilà. Sauf que mes maquettes sont toutes en version papier – avec des machins collés dans tous les coins. Or, si on peut régler les photocopieuses pour ne pas voir à l’impression les traits et ombres de montage, toutes ces cochonnailleries apparaissent sur un scanne à 300 dpi – même qu’on ne voit que ça. En clair : chaque maquette doit donc être scannée au mieux, page par page, puis les scannes sont collés un à la fois sur autant de compositions vierges dans Publisher 98, et toutes les merdouilles sont nettoyées en collant dessus des petits rectangles vides (ceux qui utilisent Publisher 98 me comprennent – les autres qui font les malins avec Photoshop sont, je suppose, morts de rire… pas de ma faute si je n’ai pas Photoshop ; de toutes façons je saurais sûrement pas m’en servir). Bon : il me faut une heure pour faire une page. Donc deux semaines pour “ récupérer ” ainsi une maquette complète (je n’ai pas tout à fait que ça à faire, voyez-vous).
Comme j’avais en noté pas mal de choses (épuisées) commandées par mes sympathiques acheteurs, j’ai commencé par ça. Ainsi, à l’heure où je vous parle, je viens tout juste de finaliser la “ maquette numérique ” du Tommy Tomorrow, dans la collection Les Belles Histoires, et de poursuivre le tirage (exemplaires 31 et suivants) ; et il y a deux semaines, j’ai réalisé une maquette numérique (mais il va falloir la reprendre, je crains) du Jean d’Armor qui était épuisé depuis des mois – le tirage a été poursuivi de cinq exemplaires ; et avant ça – en janvier – j’avais repris le Spatial consacré à Ace O’Hara… Toutes ces petites sucreries, on l’aura compris, étant imprimées sur l’imprimante laser achetée en début d’année.
Ah, c’est bien plus long qu’avec une photocopieuse haut de gamme – et surtout ça ne sort pas trié… donc il faut passer un temps fou à assembler les feuillets. Comme dans le bon vieux temps de la ronéo ! Et ça revient plus cher – nettement plus cher, même en achetant des cartouches recyclées… car elles permettent au grand maximum 650/700 tirages. Mais c’est le prix de l’autonomie – et surtout ce qu’il fallait pour reposer mes petits nerfs !
Et à l’heure qu’il est, sauf erreur ou oubli de ma part, ayant poursuivi les tirages qui devaient l’être, je suis presque à jour de tous les envois qui traînaient – ça m’a semblé le plus important. Il me reste maintenant à numériser la maquette de Adam Strange puis à sortir les nouveautés. Ca sera pour le mois prochain. Explication : je pars dimanche 16 mars pour la Maison d’Ailleurs, je vais y travailler deux semaines et serai donc de retour le dimanche 30 mars. Devinez ce que je vais faire ensuite ? Eh oui : transformer la maquette papier du Radarex, Volume 2 en maquette numérique… et faire chauffer l’imprimante. On y est presque. Et dans la foulée, le cousin sortira Le Ranger de l’Espace. Chic planète. Chic planète ? Mais oui : chic planète !
Merci de votre patience.
Le cousin
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