Mardi 11 mars 2008
Bien chers tous,
C’est la rentrée ! Comme disent ceux qui étaient sortis. Nous qui vivons à l’écart des rythmes communs – ceux que l’on fustigeait naguère sous le vocable « métro-boulot-dodo » - autant dire que l’expression ne nous est guère compréhensible. Mais admettons : c’est la rentrée.
Octobre a vu le cousin se promener en Suisse Romande, entre Lausanne et la Maison d’Ailleurs (au début du mois) et du côté du lac pour une « conférence » (en fait une heure de causerie partiellement improvisée sur quelques faits glissade survenus au cours de l’enfance du cousin, et qui l’ont précipité dans sa vision non dualiste de l’objet réel/imaginaire). C’était chou. Et le vendredi soir, on s’est pété les boyaux à la fondue. Cool.
De retour sur son domaine, le cousin a commencé à couper une partie des bambous – la bambouseraie a progressé à toute allure et on ne peut quasiment plus approcher de la mare, que le cousin envisage de recreuser (au fil des années, elle s'est partiellement comblée). Il faut également remonter une des cabanes qui s’est effondrée et est envahie par des pruniers sauvages et dégager l’ancien poulailler, également complètement envahi par des arbustes : ça ressemble aux cages à arbres plantées sur le parvis de la bibliothèque nationale à Paris, entre les escaliers casse-gueule et le gouffre aux courants d’air, à cette différence qu’ici ça s’est fait tout seul, à la différence de la pseudo-performance architecturale du connard esthétisant à l’origine de cette grosse daube qu’est la BN.
Du côté des bâtiments, la famille – le cousin, son père, son frère et un autre cousin – a refait la toiture, côté ouest, de la petite maison (pour les habitués du domaine : là où le cousin installe sa cuisine de campagne quand il invite ses potes, l’été). On en a chié. Mais il ne pleut plus à l’intérieur de la maison. Enfin, dans cette partie de la maison.
Oui, bon, OK, mais du côté de ses petites éditions, il a fait quoi, le cousin, pour les souscripteurs qui attendent depuis une éternité ?
Eh bien… le cousin a sorti rien moins que deux nouveautés.
D’abord une aventure complète de Buck Rogers : Alerte au miroir spatial, 48 planches dessinées par Rick Yager et publiées en 1960, dans les numéros 19 et 20 de Astrotomic Viso-Fiction.
Très populaire et ayant bénéficié d’une belle longévité dans son pays d’origine sous diverses formes – strips quotidiens, planches du dimanche, récits complets en comics, big little books, etc. – Buck Rogers est un héros des plus mésestimés en France où l’on ne connaît guère que la série télé, avec le robot nain qui faisait tout le temps bidibidi…
Considérée comme la première bande dessinée de science-fiction, Buck Rogers in the Year 2429 apparaît sous la forme d’un strip quotidien le 7 janvier 1929 – un lundi à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la BD puisque ce même jour Tarzan of the Apes fit également ses débuts. Le scénario est de Philip Nowlan, adapté de son propre roman Armageddon 2419 A.D., publié dans le numéro daté août 1928 de Amazing Stories – bientôt complété d’une suite, The Airlords of Han, également publiée dans le numéro daté mars 1929 de Amazing Stories. Les dessins sont de Dick Calkins.
Alors qu’il explore une mine de charbon à l’abandon, quelque part à la périphérie de Pittsburgh en Pennsylvanie, pour le compte de la American Gas Corporation, Anthony Rogers, un vétéran de la première guerre mondiale qui a combattu en France en tant qu’aviateur, est pris au piège par un effondrement. Exposé à des gaz radioactifs, il plonge dans un état d’hibernation… et se réveille 492 ans plus tard. Rogers découvre alors une Amérique occupée par les Mongols. Il rencontre Wilma Deering, femme pilote appartenant à un groupe de résistants, le Wyoming Gang, qui deviendra bientôt sa compagne en aventures – avant d’être remplacée au début des années soixante par Carol Dane. Les Mongols promptement renvoyés en Mongolie, Buck Rogers entamera une carrière de héros interstellaire.
En 1947, Dick Calkins abandonne la bande quotidienne et passe la main à Murphy Anderson – qui ne tarde pas à céder la place à Leonard Dworkins pour un intérim assez médiocre et tout aussi bref. Pendant cette période, les textes sont signés Bob Barton, un scénariste travaillant d’ordinaire pour la radio. En 1951, la bande quotidienne (dessin et scénario) est confiée à Rick Yager qui dessinait déjà la planche du dimanche (lancée en 1930) depuis 1933 et en assurait les scénarios depuis 1940.
Yager poursuivra de front les deux séries, dessins et scénarios, jusqu’en 1958. Ignoré du grand public, trop souvent mésestimé par les spécialistes et historiens de la BD, Rick Yager aura pourtant dessiné et partiellement scénarisé Buck Rogers pendant plus de 25 ans.
En 1958, Murphy Anderson reprend le personnage sur lequel il avait travaillé dix ans plus tôt, à nouveau pour une brève période – l’année suivante, il cède la place à George Tuska. Les scénarios sont alors assurés par divers écrivains de SF dont Fritz Leiber et Judith Merrill. George Tuska en sera le dernier dessinateur, la planche du dimanche cessant de paraître en 1965 et la bande quotidienne le 8 juillet 1967.
Après cela, le cousin a finalisé un recueil de quatre récits complets de douze planches chacun, de Jaime Rumeu : La Barrière de la Réalité.
Jaime Rumeu est un dessinateur espagnol qui a démarré sa carrière à la fin des années quarante, avec des séries comme Johnny el Temerario (six fascicules parus en 1949). En 1955, il dessine Bisonte Gráfico pour les éditions Bruguera (24 fascicules) avant de collaborer à El Mundo Futuro, une des séries de SF majeures de l’époque avec pas moins de 102 fascicules parus aux éditions Toray de Barcelone. La plupart des couvertures de cette série et une bonne partie des histoires étaient l’œuvre de Boixcar, la star incontestable de la BD de SF de l’époque, dont le succès et la productivité ont quelque peu éclipsé ses malheureux collègues ! Rumeu collabora ensuite à Atomo Kid. Il semble que ces dernières BD soient parues vers 1980.
Parfaitement inconnu en France, absent de toutes les encyclopédies et autres ouvrages de référence sur la BD, Jaime Rumeu est également absent de l’internet – une recherche sur son nom ne donne aucune référence, seul un site le mentionne comme ayant travaillé avec le scénariste Ricardo Acedo Lobatón, dit Acedo, justement pour la série El Mundo Futuro.
En France, Jean-Pierre Dionnet, loué son nom, fut le premier et l’unique critique à insister sur son talent, dans un article mémorable sur les éditions Artima, publié dans Univers 01 en 1975. Vingt-deux récits complets – totalisant 244 planches – de Jaime Rumeu ont été traduits et publiés par Artima, entre 1958 et 1960, dans Cosmos, Spoutnik, Météor, Monde Futur et Atome Kid. Cinq de ces récits ont été réédités par Arédit dans les années septante, mais dans des versions fortement retouchées et censurées. Autant dire que si vous faites bon accueil à ce premier volume, il y a de quoi en sortir d’autres !
En sus de ces deux nouveautés, le cousin a procédé à une nouvelle édition du premier tome du Taxi de l’Espace, par ailleurs le premier album de nos petits fanéditions. La maquette a été entièrement refaite (les marges n’étaient pas assez larges pour une bonne reliure et il n’y avait pas de pagination !) et une couverture en couleurs remplace désormais la couverture avec vignette en noir et blanc collée. C’est plus joli !
Voilà.
En principe, le cousin boucle son programme 2007 au mois de décembre, avec les deux derniers albums annoncés et mis en souscription : Le Ranger de l’Espace et Radarex volume 2, dans la collection Spatial qui comportera alors 20 titres. Pas si mal ! Il devrait aussi y avoir un numéro d’A&A consacré, pour l’essentiel, à la Science-Fiction australienne – tiens ! Pourquoi la SF australienne ? C’est vrai, ça. Je ne sais plus pourquoi j’ai eu envie de concocter un numéro sur la SF australienne. Vous verrez bien.
NOUVEAUTES
Les Belles Histoires du Cousin Francis 10 : Rip Hunter le Maître du Temps 6.00
Spatial 15 : Tom Corbett, Space Cadet, Volume 2 : Les Emigrants de Titan 10.00
Spatial 17 : Don Conquest, Volume 3 : Le Satellite inconnu ! 12.00
Spatial 16 : Buck Rogers : Alerte au miroir spatial 12.00
Spatial 18 : Jaime Rumeu : La Barrière de la Réalité et autres récits 12.00
Spatial 1 : Le Taxi de l’Espace volume 1 (nouvelle édition) 13.00
SOUSCRIPTIONS EN COURS
Spatial : Le Ranger de l’Espace 12.00
Spatial : Radarex, Volume 2 (épisodes 5 à 8) 13.00
Le volume 2 de Radarex propose les épisodes 5 à 8, parus dans Okay 5 à 8 en 1959, totalisant 60 planches).
Le premier volume du Ranger de l’Espace propose quatre aventures du personnages publiées dans Tales of the Unexpected 40 à 43 (1959), les premières de la série régulière dessinées par Jim Mooney sur des scénarios de Arnold Drake, publiées dans Sidéral et Aventures Fiction en 1960/61.
Pour tout achat, merci de vous reporter à l'un des précédents Blificc où sont détaillés les frais de port.
Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 Le Canton, 33620 CUBNEZAIS. E-mail : francis.valery@mail.be
C’est la rentrée ! Comme disent ceux qui étaient sortis. Nous qui vivons à l’écart des rythmes communs – ceux que l’on fustigeait naguère sous le vocable « métro-boulot-dodo » - autant dire que l’expression ne nous est guère compréhensible. Mais admettons : c’est la rentrée.
Octobre a vu le cousin se promener en Suisse Romande, entre Lausanne et la Maison d’Ailleurs (au début du mois) et du côté du lac pour une « conférence » (en fait une heure de causerie partiellement improvisée sur quelques faits glissade survenus au cours de l’enfance du cousin, et qui l’ont précipité dans sa vision non dualiste de l’objet réel/imaginaire). C’était chou. Et le vendredi soir, on s’est pété les boyaux à la fondue. Cool.
De retour sur son domaine, le cousin a commencé à couper une partie des bambous – la bambouseraie a progressé à toute allure et on ne peut quasiment plus approcher de la mare, que le cousin envisage de recreuser (au fil des années, elle s'est partiellement comblée). Il faut également remonter une des cabanes qui s’est effondrée et est envahie par des pruniers sauvages et dégager l’ancien poulailler, également complètement envahi par des arbustes : ça ressemble aux cages à arbres plantées sur le parvis de la bibliothèque nationale à Paris, entre les escaliers casse-gueule et le gouffre aux courants d’air, à cette différence qu’ici ça s’est fait tout seul, à la différence de la pseudo-performance architecturale du connard esthétisant à l’origine de cette grosse daube qu’est la BN.
Du côté des bâtiments, la famille – le cousin, son père, son frère et un autre cousin – a refait la toiture, côté ouest, de la petite maison (pour les habitués du domaine : là où le cousin installe sa cuisine de campagne quand il invite ses potes, l’été). On en a chié. Mais il ne pleut plus à l’intérieur de la maison. Enfin, dans cette partie de la maison.
Oui, bon, OK, mais du côté de ses petites éditions, il a fait quoi, le cousin, pour les souscripteurs qui attendent depuis une éternité ?
Eh bien… le cousin a sorti rien moins que deux nouveautés.
D’abord une aventure complète de Buck Rogers : Alerte au miroir spatial, 48 planches dessinées par Rick Yager et publiées en 1960, dans les numéros 19 et 20 de Astrotomic Viso-Fiction.
Très populaire et ayant bénéficié d’une belle longévité dans son pays d’origine sous diverses formes – strips quotidiens, planches du dimanche, récits complets en comics, big little books, etc. – Buck Rogers est un héros des plus mésestimés en France où l’on ne connaît guère que la série télé, avec le robot nain qui faisait tout le temps bidibidi…
Considérée comme la première bande dessinée de science-fiction, Buck Rogers in the Year 2429 apparaît sous la forme d’un strip quotidien le 7 janvier 1929 – un lundi à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la BD puisque ce même jour Tarzan of the Apes fit également ses débuts. Le scénario est de Philip Nowlan, adapté de son propre roman Armageddon 2419 A.D., publié dans le numéro daté août 1928 de Amazing Stories – bientôt complété d’une suite, The Airlords of Han, également publiée dans le numéro daté mars 1929 de Amazing Stories. Les dessins sont de Dick Calkins.
Alors qu’il explore une mine de charbon à l’abandon, quelque part à la périphérie de Pittsburgh en Pennsylvanie, pour le compte de la American Gas Corporation, Anthony Rogers, un vétéran de la première guerre mondiale qui a combattu en France en tant qu’aviateur, est pris au piège par un effondrement. Exposé à des gaz radioactifs, il plonge dans un état d’hibernation… et se réveille 492 ans plus tard. Rogers découvre alors une Amérique occupée par les Mongols. Il rencontre Wilma Deering, femme pilote appartenant à un groupe de résistants, le Wyoming Gang, qui deviendra bientôt sa compagne en aventures – avant d’être remplacée au début des années soixante par Carol Dane. Les Mongols promptement renvoyés en Mongolie, Buck Rogers entamera une carrière de héros interstellaire.
En 1947, Dick Calkins abandonne la bande quotidienne et passe la main à Murphy Anderson – qui ne tarde pas à céder la place à Leonard Dworkins pour un intérim assez médiocre et tout aussi bref. Pendant cette période, les textes sont signés Bob Barton, un scénariste travaillant d’ordinaire pour la radio. En 1951, la bande quotidienne (dessin et scénario) est confiée à Rick Yager qui dessinait déjà la planche du dimanche (lancée en 1930) depuis 1933 et en assurait les scénarios depuis 1940.
Yager poursuivra de front les deux séries, dessins et scénarios, jusqu’en 1958. Ignoré du grand public, trop souvent mésestimé par les spécialistes et historiens de la BD, Rick Yager aura pourtant dessiné et partiellement scénarisé Buck Rogers pendant plus de 25 ans.
En 1958, Murphy Anderson reprend le personnage sur lequel il avait travaillé dix ans plus tôt, à nouveau pour une brève période – l’année suivante, il cède la place à George Tuska. Les scénarios sont alors assurés par divers écrivains de SF dont Fritz Leiber et Judith Merrill. George Tuska en sera le dernier dessinateur, la planche du dimanche cessant de paraître en 1965 et la bande quotidienne le 8 juillet 1967.
Après cela, le cousin a finalisé un recueil de quatre récits complets de douze planches chacun, de Jaime Rumeu : La Barrière de la Réalité.
Jaime Rumeu est un dessinateur espagnol qui a démarré sa carrière à la fin des années quarante, avec des séries comme Johnny el Temerario (six fascicules parus en 1949). En 1955, il dessine Bisonte Gráfico pour les éditions Bruguera (24 fascicules) avant de collaborer à El Mundo Futuro, une des séries de SF majeures de l’époque avec pas moins de 102 fascicules parus aux éditions Toray de Barcelone. La plupart des couvertures de cette série et une bonne partie des histoires étaient l’œuvre de Boixcar, la star incontestable de la BD de SF de l’époque, dont le succès et la productivité ont quelque peu éclipsé ses malheureux collègues ! Rumeu collabora ensuite à Atomo Kid. Il semble que ces dernières BD soient parues vers 1980.
Parfaitement inconnu en France, absent de toutes les encyclopédies et autres ouvrages de référence sur la BD, Jaime Rumeu est également absent de l’internet – une recherche sur son nom ne donne aucune référence, seul un site le mentionne comme ayant travaillé avec le scénariste Ricardo Acedo Lobatón, dit Acedo, justement pour la série El Mundo Futuro.
En France, Jean-Pierre Dionnet, loué son nom, fut le premier et l’unique critique à insister sur son talent, dans un article mémorable sur les éditions Artima, publié dans Univers 01 en 1975. Vingt-deux récits complets – totalisant 244 planches – de Jaime Rumeu ont été traduits et publiés par Artima, entre 1958 et 1960, dans Cosmos, Spoutnik, Météor, Monde Futur et Atome Kid. Cinq de ces récits ont été réédités par Arédit dans les années septante, mais dans des versions fortement retouchées et censurées. Autant dire que si vous faites bon accueil à ce premier volume, il y a de quoi en sortir d’autres !
En sus de ces deux nouveautés, le cousin a procédé à une nouvelle édition du premier tome du Taxi de l’Espace, par ailleurs le premier album de nos petits fanéditions. La maquette a été entièrement refaite (les marges n’étaient pas assez larges pour une bonne reliure et il n’y avait pas de pagination !) et une couverture en couleurs remplace désormais la couverture avec vignette en noir et blanc collée. C’est plus joli !
Voilà.
En principe, le cousin boucle son programme 2007 au mois de décembre, avec les deux derniers albums annoncés et mis en souscription : Le Ranger de l’Espace et Radarex volume 2, dans la collection Spatial qui comportera alors 20 titres. Pas si mal ! Il devrait aussi y avoir un numéro d’A&A consacré, pour l’essentiel, à la Science-Fiction australienne – tiens ! Pourquoi la SF australienne ? C’est vrai, ça. Je ne sais plus pourquoi j’ai eu envie de concocter un numéro sur la SF australienne. Vous verrez bien.
NOUVEAUTES
Les Belles Histoires du Cousin Francis 10 : Rip Hunter le Maître du Temps 6.00
Spatial 15 : Tom Corbett, Space Cadet, Volume 2 : Les Emigrants de Titan 10.00
Spatial 17 : Don Conquest, Volume 3 : Le Satellite inconnu ! 12.00
Spatial 16 : Buck Rogers : Alerte au miroir spatial 12.00
Spatial 18 : Jaime Rumeu : La Barrière de la Réalité et autres récits 12.00
Spatial 1 : Le Taxi de l’Espace volume 1 (nouvelle édition) 13.00
SOUSCRIPTIONS EN COURS
Spatial : Le Ranger de l’Espace 12.00
Spatial : Radarex, Volume 2 (épisodes 5 à 8) 13.00
Le volume 2 de Radarex propose les épisodes 5 à 8, parus dans Okay 5 à 8 en 1959, totalisant 60 planches).
Le premier volume du Ranger de l’Espace propose quatre aventures du personnages publiées dans Tales of the Unexpected 40 à 43 (1959), les premières de la série régulière dessinées par Jim Mooney sur des scénarios de Arnold Drake, publiées dans Sidéral et Aventures Fiction en 1960/61.
Pour tout achat, merci de vous reporter à l'un des précédents Blificc où sont détaillés les frais de port.
Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 Le Canton, 33620 CUBNEZAIS. E-mail : francis.valery@mail.be