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Lundi 17 août 2009
Chers tous,
Un petit mot pour vous signaler que le cousin sera, au cours de l'année scolaire qui s'annonce, artiste en résidence - pour l'essentiel via internet - pour Erasme, en région Rhône-Alpes. La résidence consiste à accompagner une dizaine de classes, en écoles primaires et collèges, dans la découverte et l'exploration de PCalpha3 - nom de code de la troisième planète du système de la composante alpha de l'étoile Proxima, dans la constellation du Centaure, alias "NovaTerra".
Le but : y installer une colonie humaine. Rien moins ! ;o)))
Dans ce vaste jeu de rôle littéraire et scientifique, le cousin interprètera deux personnages. D'une part Phord, l'ordinateur Photonique central du voilier solaire, le Taï-Phong, chargé de compiler les informations recueillies par les participants et de gérer en temps réel l'élaboration d'une Encyclopédie de NovaTerra ; d'autre part l'Honorable Samuel Blumlein, Commandant du Taï-Phong, qui s'exprimera chaque jour dans le "Journal de Bord" mis en ligne et consultable à l'adresse suivante :
 http://blogs.laclasse.com/journaldeborddutaiphong/
Vous êtes donc cordialement invités à suivre l'écriture, en temps réel et par petites touches quotidiennes, de ce "blog" d'une mission dont la cartographie de NovaTerra n'est qu'un volet - les deux autres étant de construire la première station orbitale propulsive (maser et lentille de convergence) du projet StarNet, toile entre les mondes constituées de "rails" pour les voiliers solaires, et de tenter de retrouver Kevin Roberts, passager du Sun Beaver, le premier voilier solaire envoyé à destination du Centaure quelques années plus tôt...
Les lecteurs du cousin reconnaîtront dans cette problématique certains enjeux et personnages mis en scène dans plusieurs nouvelles, en leur temps publiées dans ses recueils chez Encrage (Voyageurs sans Mémoire) et Rivière Blanche.
Qu'on se le dise : le cousin a bel et bien recommencé à écrire de la SF, sous la forme novatrice d'un "journal de bord" écrit et mis en ligne en temps réel.
Par Cousin Francis - Publié dans : L'Agenda du Cousin
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Dimanche 2 août 2009

BLIFICC n°20

Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Concitoyens

 

Bien chers cousins,

 

Nous voilà tout début août et – selon la formule désormais rituelle – le cousin a cette fois encore bien travaillé. Chic planète ! Faisons donc un petit point sur nos réalisations récentes et prochaines.

 

Commençons par la COLLECTION SPATIAL

 

• En catégorie Nouveautés, le cousin est tout frétillant d’annoncer la parution en couleurs d’une aventure de Spirou inédite en album – si l’on excepte une reprise en noir et blanc chez l’ami Deligne dont un amateur éclairé nous a appris l’existence mais que nous n’avons jamais vue.

Parue en 1943 sous la forme de soixante strips en couleurs, dans Le Journal de Spirou, SPIROU DANS LA STRATOSPHERE est l’œuvre de Rob-Vel. Nous avons agrandi et nettoyé ces strips du mieux de nos petits possibles ; avant de les monter pour former des planches de quatre strips ; l’album fait donc 15 planches imprimées sur du papier épais (un 100g bien blanc). Cet alboum – comme on disait au Luxembourg quand j’étais petit – porte le numéro 29 dans la désormais célèbre collection Spatial. Qu’on se le dise.

Toujours en catégorie nouveautés, le cousin va proposer tout bientôt le premier volume des MAITRES DE L’ESPACE, traduction du strip étasunien SKY MASTERS OF THE SPACE FORCE dessiné, excusez du peu, par Jack Kirby et encré par Wallace Wood ! Du lourd, donc. Une traduction incomplète est parue en maxi-chapitres et en 1961, dans les 20 numéros de la dernière incarnation de Hurrah !, pas faciles à trouver, disons-le. Nous espérons réaliser quatre volumes. Le premier proposera les planches parues dans Hurrah ! Jeune Homme 1 à 5.

Pour tout dire, la maquette est terminée depuis plus ou moins belle lurette… mais le cousin a une galère d’imprimante, ce qui faisait longtemps (au moins un an !). Ma vieille laser HP 1018 fait la sourde oreille à mes exhortations d’impression ! Au mieux elle imprime une, deux… parfois trois pages ; puis elle s’arrête. Il faut alors soulever le capot, le refermer, l’éteindre, la rallumer, réinstaller le driver, éteindre l’odinateur, le rallumer, débrancher le câble USB, le rebrancher, annuler les documents en attente d’impression, soulever le capot (je crois que je l’ai déjà dit ?) et parfois – j’ai bien dit « parfois » – elle accepte d’imprimer une, deux… parfois trois pages de plus ; avant de s’arrêter. JE LA HAIS ! Deux jours plus tard, j’en étais à la page 4 (pas fini d’imprimer) ; donc je l’ai lancée par la fenêtre. Curieusement, après l’avoir rebranchée, elle ne fonctionne pas plus mal.

• En catégorie Rééditions, nous avons procédé à une édition toute nouvelle et toute belle – sous couverture désormais en couleurs, évidemment – du second volume du MUSÉE DE L’ESPACE de l’ami Carmine Infantino ; cette fort aimable réalisation a conservé son numéro 9 dans la collection Spatial.

• En catégorie Recyclage, nous ne pouvons que répéter ce qui fut annoncé dans notre précédent Blificc : lorsqu’il est décidé à faire la promotion d’une BD qu’il estime scandaleusement méconnue n’est pas du genre à baisser les bras, le cousin va rééditer MARTIN EVANS (ce sera le Spatial 31), un space opera néerlandais paru en collection STRIPS en avril 2007, dans un premier tirage de 25 exemplaire – le dernier exemplaire ayant été acquis en avril 2009 par un de nos nouveaux correspondants. Chic planète : 2 ans pour vendre 25 exemplaires ! Voilà qui devrait nous valoir une inscription dans le Livre des Records… mais qui ne nous décourage pas de continuer de proposer cette bien belle BD.

 

Et continuons par la COLLECTION AVENTURE

 

Il nous reste à concrétiser la nouveauté annoncée la dernière fois : KRAGOOM ! ET AUTRES CREATURES (ce sera l’Aventure 8), un recueil de récits complets de Jack KIRBY et Steve DITKO ; des histoires de monstres venus de l’espace ou des premiers âge de la Terre. Chic planète !

 

 

Nous ne proposons ce mois-ci aucune souscription en bande dessinée – si ce n’est la reprise de MARTIN EVANS ; le cousin continue de réfléchir aux sucreries de la rentrée… Par contre, il y a du neuf dans un autre domaine.

Depuis une bonne trentaine d’années, le cousin collectionne les enregistrements d’émissions de radio, de films de cinéma,  et de séries TV de SF – d’abord sur cassette audio, films Super 8 et 16mm, puis sur cassette vidéo (tous les standards !) puis, depuis relativement peu de temps, sur les innombrables formats numériques d’aujourd’hui. Cette collection s’est construite grâce à la gentillesse de nombreux correspondants dans les pays de langue anglosaxonne (USA, UK, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada) ou dans les pays qui ont accueilli des bases américaines dans les années 50/60 (Allemagne, Bénélux…). Aujourd’hui, je dispose de plus d’un millier d’enregistrements et je me suis dit que – les facilités offertes par l’informatique aidant – ce serait peut-être une bonne idée d’adjoindre un département audio/vidéo à mes petites activités éditoriales.

Mes anciens correspondants se souviennent peut-être du fanzine Galaxy Time que j’avais brièvement édité il y plus de vingt ans, sous forme de cassettes audio. J’avais – entre autre – édité la fameuse adaptation de La Guerre des Mondes par Orson Welles (bien avant que celle-ci n’apparaisse en CD) ainsi que quelques épisodes de la série radio étasunienne X Minus One tirés de nouvelles de Clifford D. Simak et Theodore Sturgeon, sans oublier des émissions radio françaises auxquelles j’avais participé (dans les années septante). Galaxy Time ne trouva pas son public : le tirage n’atteignit pas les 25 exemplaires prévus !

Les temps sont peut-être cette fois venus de faire quelque chose de ce matériel souvent rare. D’où le lancement de la COLLECTION VIDEO consacrée aux films, serials et séries TV de SF et de fantastique, des années 40/60. Les quatre premiers « masters » sont d’ors et déjà prêts ; ils seront dupliqués fin août (en fonction de vos souscriptions) et envoyés début septembre.

Chaque titre est présenté dans un coffret rigide, avec une jaquette en couleurs reprenant des éléments de la collection d’images du cousin : affiches d’époque (originales ou celles des versions distribuées en Italie, en Allemagne ou en France), photos d’exploitation, pavés de presse, captures d’écran, etc. Nous utilisons comme supports des DVD-R et CD-R d’excellente qualité – de marque Verbatim. Attention : tous les coffrets sont certifiés lisibles sur un ordinateur équipé d’un lecteur  de DVD ordinaire et d’un logiciel de lecture multistandard (téléchargeable gratuitement et légalement sur internet) ; mais certains risquent de ne pas passer sur un lecteur de salon. C’est pourquoi j’indique soigneusement le type d’encodage pour chaque coffret. En ce qui me concerne, je n’ai ni lecteur DVD ni téléviseur – je me fais mon cinéma sur un ordinateur silencieux et équipé d’un grand écran. Il n’y a pas meilleur rapport qualité/prix !

 

A paraître dans la COLLECTION VIDEO

 

Attack of the Giant Leeches de Bernard L. KOWALSKI, 1959. Il s’agit d’un fichier VLC media file (.avi) de 699 MB, gravé sur un CD-R. L’image (noir et blanc) et le son (VO / mono) sont de bonnes qualités.

The Brain that wouldn’t Die de Joseph GREEN, 1962. Le coffret contient deux versions. D’abord la version diffusée dans les années 60/70 sur les chaînes de TV locales étasuniennes, avec deux ou trois petites coupes (auto-censure !) des scènes les plus violentes ; une coupe se voit (il y a un écran noir pendant quelques secondes vers la minute 51, trace je pense d’un « collage » mal fait sur la copie 16mm d’origine, non effacé lors du transfert). L’intérêt de cette copie est que l’image et le son sont excellents ! Et pour cause : il s’agit d’un très gros fichier MPEG2 de 3,0 GO. L’autre version que je joins est complète, non censurée et non coupée. L’image et le son un peu moins bons. Il s’agit d’un fichier .divx de 692 MO. Les deux versions sont en noir et blanc d’origine, son mono (VO), gravées sur un DVD-R.

Rocketship X-M de Kurt NEUMANN, 1950. L’un des deux « premiers » films de SF (l’autre étant Destination Moon) de la décennie. Un  grand classique rarement vu dans une copie de bonne qualité (image et son). Fichier VLC media file (.avi) de 698 MO sur CD-R.

Tales of Tomorrow : season 1, 1951/52, volume 1. L’une des toutes premières séries TV de SF étasuniennes – pour mémoire, la première fut Captain Video en 1949 et il fallut attendre 1959 pour que démarre The Twilight Zone. Tales of Tomorrow a duré deux saisons. Ce premier coffret propose rien moins que 27 épisodes de la première saison « récupérés » au fil des années. Jamais diffusée en dehors des USA, à ma connaissance, cette série restait assez mythique ! Il y a d’excellents épisodes tirés d’œuvres littéraires de l’époque – l’un sera même adapté également dans Twilight Zone – ou classiques comme Frankenstein ou 20,000 lieues sous les mers. La majorité des fichiers sont des .avi (généralement de 232/233 MG) ; il y a deux fichiers MPEG1, 3 fichiers MPEG2 (422 à 436 MB) et 4 fichiers MPEG4 (188 à 192 MB). L’ensemble est gravé sur deux DVD-R. Image en noir et blanc, son mono en VO. La qualité est inégale mais seuls un ou deux épisodes sont vraiment abîmés. Mais ce sont autant de documents rarissimes !

 

Voilà. Dans quelques jours, je pars travailler deux semaines à la Maison d’Ailleurs. Retour fin août avec – en principe – des sous en poche, et donc le projet d’acheter une nouvelle imprimante (parce que là, pour tout vous dire, je n’ai plus un fifrolin… suite à la régularisation de mes charges sociales 2008 : c’est l’histoire d’un mec qui gagne l’essentiel de ses droits d’auteur en Suisse mais vit en France avec la sécu française). On va pas se plaindre : y en a qui bossent plus pour gagner moins. Et qui ont un boulot de m… en prime.

 

A tout bientôt !

 

 

BON DE COMMANDE

 

 

Nom :

 

Adresse :

 

 

 

 

 

 

Merci de m’envoyer les sucreries suivantes (voir les frais de port ci-dessous) :

 

m  Spatial 01 : Taxi de l’Espace, Volume 1                                                    12.00 €

m  Spatial 02 : Adam Strange, Volume 1                                                                     13.00 €

m  Spatial 03 : Destination Lune !                                                                                10.00 €

m  Spatial 04 : Edmond Hamilton : La Tour du Nouvel An et autres récits       12.00 € 

m  Spatial 05 : Taxi de l’Espace, Volume 2                                                   12.00 €

m  Spatial 06 : Musée de l’Espace, Volume 1                                                 12.00 €

m  Spatial 07 : Zone Interdite : Direction Lune !                                                      10.00 €

m  Spatial 08 : Rick Random : Drame dans l’espace (épisode 1)                           12,00 €

m  Spatial 09 : Musée de l’Espace, Volume 2 (nouvelle édition)                          12.00 €

m  Spatial 10 : Radarex, Volume 1 (épisodes 1 à 4)                                                  13.00 €

m  Spatial 11 : Don Conquest : Les Enfants de l’Espace, tome 1                             10,00 €

m  Spatial 12 : Ace O’Hara : Le Mystère de la gelée spatiale                                 13.00 €

m  Spatial 13 : Tom Corbett, Space Cadet, Volume 1                                               12.00 €

m  Spatial 14 : Don Conquest : Les Enfants de l’Espace, tome 2                           10.00 €

m  Spatial 15 : Tom Corbett, Space Cadet, Volume 2 : Les Emigrants de Titan 10.00 €

m  Spatial 16 : Buck Rogers : Alerte au miroir spatial                                              12.00 €

m  Spatial 17 : Don Conquest : Le Satellite inconnu !                                              12.00 €

m  Spatial 18 : Jaime Rumeu : La Barrière de la Réalité et autres récits               12.00 €

m  Spatial 19 : Radarex, Volume 2 (épisodes 5 à 8)                                                13.00 €

m  Spatial 20 : Le Ranger de l’Espace                                                                          12.00 €

m  Spatial 21 : Bill Ely : J’ai chassé une Soucoupe Volante…                                 12.00 €

m  Spatial 22 : Terres Jumelles : volume 1                                                                 25.00 €

m  Spatial 23 : Les Chevaliers Atomiques : volume 1                                               16.00 €

m  Spatial 24 : Darwin Jones                                                                                         10.00 €

m  Spatial 25 : Strange Sports Stories : volume 1                                                      10.00 €

m  Spatial 26 : Steve Ditko : Le dernier voyage du Capitaine Kragg et autres récits 12.00 €

m  Spatial 27 : Johnny Galaxie : L’exilé d’Altaïr et autres récits                           12.00 €

m  Spatial 28 : Jack Kirby & Wallace Wood : Les Maîtres de l’Espace, Volume 1 10.00 €

m  Spatial 29 : Rob-Vel : Spirou dans la Stratosphère (1943)                                19.00 €

m  Spatial 30 : Tommy Tomorrow                                                                               13.00 €

m  Aventure 1 : Fulguros l’Intégrale 1 : Fulguros le Surhomme                              10.00 €

m  Aventure 2 : Fulguros l’Intégrale 2 : Les robots géants & L’élixir de jeunesse 12.00 €

m  Aventure 3 : Fulguros l’Intégrale 3 : Le fils du Radjah                                       11.00 €

m  Aventure 4 : Steve Ditko : Le masque de Drother et autres récits                   12.00 €

m  Aventure 5 : Jean d’Armor                                                                                       13.00 €

m  Aventure 6 : Tif et Tondu : Les Six écus                                                                10.00 €

m  Aventure 7 : Baragrine : Le Cinquième coin du monde                                     10.00 €

m  Les Belles Histoires du Cousin Francis 03 : A toute berzingue !                                5.00 €

m  Les Belles Histoires du Cousin Francis 04 : Les Amis de Superman : Loïs Lane      5.00 €

m  Vidéo 1 : Attack of the Giant Leeches (Bernard L. KOWALSKI, 1959 / VO)  7.50 €

m  Vidéo 2 : The Brain that Wouldn’t Die (Joseph GREEN, 1962 / VO)            7.50 €

m  Vidéo 3 : Rocketship X-M (Kurt NEUMANN, 1950 / VO)                                7.50 €

m  Vidéo 4 : Tales of Tomorrow 1 : 27 épisodes de la saison 1 (1951/2 / VO) 12.00 €

 

Participation aux frais de livraison des albums et vidéos parus (emballage, port et toutes ces choses) : 3,20€ pour le premier album + 1,20€ par album supplémentaire.

 

Souscriptions aux prochaines parutions (envoi à parution, port gratuit) :

 

m  Aventure 8 : Jack Kirby & Steve Ditko : Kragoom ! et autres créatures         12.00 €

m  Spatial 31 : Martin Evans : les aventures d’un pilote de l’espace                     12.00 €

 

 

Vous trouverez ci-joint un chèque d’un montant global de _____ € (participation aux frais d’expédition incluse) établi à l’ordre de Francis P. Valeri-Dostert.

 

 

Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 Le Canton, 33620 CUBNEZAIS. E-mail : francis.valery@mail.be

 

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Je souhaite recevoir (au plus une fois par mois) les informations relatives aux minusculissimes éditions du Cousin par e-mail à l’adresse suivante :

 

 

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Quelques suggestions de BD, films, séries TV à éditer :

Le cousin

Par Cousin Francis - Publié dans : Blificc
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Jeudi 6 novembre 2008

BLIFICC n°13

Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Concitoyens

 

 

Bien chers cousins,

 

Nous voilà déjà presque à la fin du mois d’octobre et nous continuons d’attendre l’été. D’un côté la chaleur n’est pas spécialement notre tasse de thé… alors nous ne nous plaindrons pas de ne pas avoir été cuit et recuit ; de l’autre grand est notre plaisir d’aller batifoler au jardin histoire de s’empiffrer de cerises, prunes, pêches, framboises, fraises, groseilles… et que sais-je encore. Or, pas de soleil = point d’empiffrage. Pour tout dire, les récoltes ont été quasi nulles. Et si nous avons cueilli hier les dernières (nombreuses) figues, il faut bien admettre qu’elles n’ont pas beaucoup de goût… et qu’elles sont tout juste bonnes, aditionnées de force rondelles de citrons (non traités : on garde l’écorce !) pour rehausser gustativement la purée, à finir en compote, histoire de colorer le fromage blanc. Triste. Quant aux fraises remontantes, elles remontent… avant de se mettre à pendouiller lamentablement par grappes entières aux rebords des gouttières dans lesquelles nous les cultivons, désespérément blanchâtres. Les grenades ne sont pas venues à maturité et nous croisons les doigts pour que les kiwis attrapent encore un peu de soleil avant les premières gelées – mais nous n’y croyons guère. Côté légumes, ce fut aussi désespéré. En définitive, nous ne mangerons cet hiver que des topinambours : car ce fut une formidable année à topinambours. Comme l’aurait dit ma grand-mère si elle avait été encore de ce monde : « C’est toujours ça que les allemands n’auront pas ».

Du côté de ses petites éditions, comme annoncé dans le précédent Blificc, le cousin a bien procédé à la fabrication – onéreuse – d’un Spatial 22 présentant les 20 premières planches du dimanche de la série culte Terres Jumelles, en version bilingue et en couleurs (pour la partie française) ; puis le Spatial 23, lui aussi partiellement en couleurs, fut consacré aux merveilleux Chevaliers Atomiques, une série souvent citée par nos correspondants en attente de son édition en albums.

Et pour la suite ?

Eh bien, on peut dire que l’année 2008 va s’achever en beauté. Le Spatial 24 sera  consacré à Darwin Jones.

Comme nous le disions dans le précédent Blificc, n’hésitons pas à pratiquer l’auto-citation, Darwin Jones est le plus méconnu et le plus oublié des héros de SF du Silver Age DC. Ses aventures sont situées sur Terre, à l’époque de leur publication. Il ne bénéficie d’aucun équipement spécial et n’a pas de don particulier – si ce n’est un esprit d’analyse particulièrement affûté, ce qui s’avère fort utile en sa qualité de Directeur du DSI, le Department of Scientific Investigation – Centre de la Recherche Scientifique, Département de la Recherche Scientifique ou encore Département Scientifique selon les divers (et anonymes) traducteurs de chez Artima. A ce sujet, notons que dans le premier épisode traduit, le nom du personnage est francisé en Jean Darwin… comme le fut un certain Adam Strange devenu, le temps d’un épisode, Etrange Adam !

Darwin Jones fut tout de même le premier personnage récurrent présenté dans les pages de Strange Adventures : sa première aventure, dessinée par Paul Norris sur un scénario de David V. Reed, est en effet au sommaire du n°1 (8/9.1950), placée immédiatement après l’histoire vedette de ce numéro, l’adaptation en BD du film Destination Moon. Il apparaîtra à 13 reprises dans Strange Adventures, entre 1950 et 1964 – mais sans aucune régularité et avec des périodes d’absence de plusieurs années !

Quatre épisodes seulement ont été traduits et publiés dans Aventures Fiction en 1958/59, et jamais réédités à ma connaissance – le personnage ne fait pas beaucoup mieux chez lui où seul un épisode, le dernier, a fait l’objet d’une réédition dans From Beyond the Unknown en 1972.

Quant au Spatial 25, cette fois encore, ça va être du lourd !

Quel est le plus grand dessinateur étasunien de SF des années soixante ? Facile : Carmine Infantino – dont Adam Strange et Space Museum figurent déjà au catalogue de l’étonnante collection Spatial. Quelle est la série la plus géniale et méconnue de Carmine Infantino ? Facile : Strange Sports Stories ! Tout le monde en parle mais personne ne l’a lue – et ceux qui croient l’avoir lue ont lu, en réalité, la série de 1973/74, traduite pour partie dans Hercule et Flash, mais dont les treize aventures (réparties sur les six numéros du comic-book) sont dessinées par Curt Swan, Irv Novick, Dick Giordano et John Rosenberger. Non, non ! Le cousin parle des dix aventures parues en 1962/63 dans The Brave and the Bold, scénarisées par Gardner Fox et John Broome, dessinées par Infantino et encrées par Joe Giella, Sid Greene et Murphy Anderson.

Le problème, c’est que les originaux sont fort peu achetables… seules quelques histoires ont été rééditées dans des comic-books des années septante nettement moins cotés mais qui circulent peu… et vous pouvez toujours éplucher vos collections de Sidéral, Big Boy et autres Aventures Fiction, vous n’en trouverez aucune traduction. Simplement parce que Monsieur Artima ne savait pas bien où caser ces récits mêlant sport et SF. Evidemment, c’est là que le cousin intervient. Le cousin est cinglé, on le sait : depuis l’adolescence, il collectionne tous les périodiques de BD ainsi que tous les petits formats, en particulier ceux de chez Artima. Serait-ce pour les lire ? Pas vraiment. C’est plutôt pour traquer la moindre BD de SF, de préférence dans les supports les plus improbables. Et Dieu sait si Artima s’y connaissait en improbabilité, disséminant des récits fondamentaux (le premier John Jones, des Musée de l’espace, des Adam Strange, des Chevaliers atomiques…) dans des titres a priori sans le moindre rapport avec la SF. C’est ainsi que le cousin, louée soit son obstination pour ne pas dire son obsession foutraque de tout éplucher, savait, depuis une plus ou moins belle lurette, que les Strange Sports Stories de Carmine Infantino – les vraies – avaient été traduites, au moins en partie, dans un petit format des années soixante dont on ne parle jamais et que personne (à part les irréductibles de Brantonne) ne collectionne : Johnny Speed.

Merci qui ? Merci le cousin, dont le karma devrait s’améliorer grâce à cette belle et admirable action : l’édition en albums de quelques-unes de ces perles infantiniennes.

A tout bientôt, jeunes gens.

Par Cousin Francis - Publié dans : Blificc
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Jeudi 6 novembre 2008

BLIFICC n°12

Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Concitoyens

 

 

Bien chers tous,

 

Nous voilà mi-août et le cousin est de passage dans sa campagne pour quelques semaines – le temps de s’occuper un peu de ses éditions et de rédiger, au milieu de ses collections et dûment connecté à internet, les trois douzaines de cartels (comprendre : fiches descriptives d’objets exposés) qui lui restent à faire pour l’Espace Jules Verne de la Maison d’Ailleurs. Fort pris, le cousin continue de l’être – d’autant qu’il a passé le mois de juillet à déménager son amoureuse en Suisse. Le cousin est crevé et il a pris bien du retard. Sa voiture est tombée en panne et, à peine réparée, des malfaisants lui ont défoncé les portes et crevé les pneus. Comme la boutique ebay du cousin a du fermer ses portes au cours de ses récents et récurrents exils helvètes, le cousin est à un rien d’une nouvelle période souci financier – ce qui ne le préoccupe guère, habitué qu’il est de naissance à ce genre de situation. En attendant, le cousin doit composer la musique du spectacle inaugural de l‘Espace Jules Verne – une adaptation de Maître Zacharius du même ; les idées peinent à venir et le cousin, toujours aussi bordélique, ne retrouve pas son vieux Tascam 4 pistes dont il comptait se servir, comme table de mixage, pour connecter à une pédale looper à la fois un synthé, une de ses guitares, un générateur de rythmes et un micro. Et peut-être même une basse électrique, faut voir. Un peu agaçant, car le cousin se voit mal assurer tout seul la performance – une polyphonie à cinq ou six voix – sans l’aide du looper (en français : générateur de boucles). Mais bon, le cousin en a vu d’autres…

Côté éditions, une autre contrariété particulièrement contrariante vient contrarier nos projets. C’est dire. En fait, le cousin est colère : le cousin en a marre de ces saloperies d’imprimantes à jet d’encre dont les buses se bouchent dès qu’on cesse de les utiliser pendant deux semaines. Circonstance aggravante : le cousin utilise des encres mêlées de résine, ce qui assure un petit look bien brillant ainsi qu’une belle longévité à la chose imprimée… mais bousille les têtes d’impression encore plus vite ! Bon, clairement : c’est la troisième imprimante que le cousin fusille pour la même raison : buses bouchées, et ce le plus indébouchablement qu’il puisse être. Celle-là était un combiné Epson Stylus DX4050 – ça fera au cousin un scanner de plus… Du coup, nos petites éditions entrent à nouveau dans un cycle de retard pour cause technique et ça commence à bien faire.

D’autant que nous avions prévu de passer, n’est-ce pas, à la vitesse supérieure en vous proposant des albums en couleurs ! Sapristi ! De la bel ouvrage en prévision (voir plus loin). Mais imprimée comment ? Zat ist ze quouetcheune, comme on dit en argot suisse allemand mâtiné de patois lorrain. Que faire ? Cambrioler une banque et acheter une imprimante couleurs laser ? Non sans risques et peu satisfaisant sur le plan intellectuel, surtout depuis que le cousin a pour ainsi dire viré bouddhiste.

La solution la plus envisageable – mais hélas la moins écologique – consiste sans doute à acheter une imprimante couleurs à jet d’encre (en cherchant un peu on trouve de l’excellent matériel à 50€), à se lancer dans un gros tirage en changeant les cartouches d’encre tant que ça continue d’imprimer correctement… puis à l’amener à la déchetterie dès que les buses commencent à merdouiller. Puis on recommence avec une autre. Il faut quand même être conscient qu’une imprimante (fournie avec son jeu de cartouches) coûte en général le même prix qu’un jeu de cartouches seul. En fait, les fabricants veulent vous vendre de l’encre – les imprimantes, c’est cadeau ! Sur mon Epson, les cartouches contenaient chacune 4,5 ml. d’encre et coûtaient 9,99€ pièce. Faites le calcul : ça fait plus de 2000€ le litre d’encre ! S’il ne s’agit pas d’une discrète mais bien profonde sodomie à l’insu de votre plein gré, cela y ressemble bougrement, boudiou !

Dernier sujet qui risque de faire se lever quelques sourcils dans les chaumières : des albums largement – voire totalement – imprimés en couleurs sur du beau papier ; Autant le préciser d’emblée : ça promet de faire chaud au niveau du porte-monnaie !

Malin, le cousin va commencer par une édition qui s’impose et ne peut donc se refuser : les 20 premières planches du dimanche de la série culte Terres Jumelles, que peu de gens ont vues puisqu’elles sont parues en 1953 dans les fort rares derniers numéros, en format moyen, de la seconde série de Tarzan – se poursuivant dans les premiers numéros de Hurrah ! en lequel il se transforme. Du lourd – voir les cotes du BDM, j’ai mis des années à trouver tous les numéros et y ai laissé ma liquette ; merci au passage à notre ami bruxellois J.P. Dupont qui m’a récemment déniché les deux derniers numéros manquants. Créé en 1952 par O. Lebeck et Alden McWilliams, le strip quotidien se voit complété par une planche du dimanche, réalisée par le même tandem artistique, à partir du 1.3.1953 – scénario indépendant de celui du strip quotidien. Les planches publiées en France sont complètes et en couleurs, mais hélas retouchées, parfois sévèrement, dans le sens d’un rhabillage des petites femmes de Terra, fichtrement sexy et vêtues de nuisettes spatiales mini-rikiki un rien osées pour l’époque. Dans sa grande bonté, le cousin complètera donc les 20 planches de la traduction française, reproduites en couleurs, par 19 planches étasuniennes au format d’origine et en noir et blanc – seulement 19, vous avez bien lu, car une des planches originales semble définitivement perdue, en tout cas elle est absente de l’unique édition américaine de Susor Publications. Ce Terres Jumelles constituera, à n’en pas douter, un tout à fait mémorable 22ème volume de la Collection Spatial.

Le volume suivant sera consacré à Darwin Jones : le plus méconnu et le plus oublié des héros de SF du Silver Age DC. Ses aventures sont situées sur Terre, à l’époque de leur publication. Il ne bénéficie d’aucun équipement spécial et n’a pas de don particulier – si ce n’est un esprit d’analyse particulièrement affûté, ce qui s’avère fort utile en sa qualité de Directeur du DSI, le Department of Scientific Investigation. Darwin Jones fut le premier personnage récurrent présenté dans les pages de Strange Adventures : sa première aventure, dessinée par Paul Norris sur un scénario de David V. Reed, est en effet au sommaire du n°1 (8/9.1950), placée immédiatement après l’histoire vedette de ce numéro, l’adaptation en BD du film Destination Moon. Il apparaîtra à 13 reprises dans Strange Adventures, entre 1950 et 1964 – mais sans la moindre régularité et avec des périodes d’absence de plusieurs années ! Quatre épisodes seulement ont été traduits et publiés dans Aventures Fiction en 1958/59, et jamais réédités à ma connaissance – le personnage ne fait pas mieux chez lui où seul un épisode, le dernier, a fait l’objet d’une réédition dans From Beyond the Unknown en 1972. Après la grosse dépense des Terres Jumelles, le cousin, soucieux de l’équilibre financier de ses gentils souscripteurs, propose donc un Darwin Jones en version light – noir et blanc minimaliste – à petit prix.

Et la suite ? Eh bien, attendez-vous au premier volume des Chevaliers Atomiques, une série souvent citée par nos correspondants en attente de son édition en albums. Créée en 1960 par feu notre ami John Broome, excellent scénariste qui était venu s’installer en France au début des années huitante, et par le non moins excellent Murphy Anderson, cette saga post-atomique a été publiée dans Strange Adventures et éditée en France un chouilla n’importe comment. Le premier album concocté par le cousin proposera donc, dans l’ordre : le premier épisode dans sa première version en 16 planches (parue dans Sidéral en 1961), la planche originale de Gil Kane réalisée spécialement pour sa réédition étasunienne en deux parties et qui servait de transition, le second épisode inédit en France en fac-simile de l’édition originale (en américain et en couleurs), le troisième épisode dans sa très rare première version (parue dans Commando en 1961) et enfin le quatrième épisode, toujours dans la première version (parue dans Sidéral en 1961). Le cousin a tout de même mis quelques années à trouver ce foutre numéro de Commando dont il avait les références… pour la petite histoire, il a fallu en acheter tout un lot en Belgique, via ebay – ce qui s’avéra en définitive un bon investissement quand on sait que les anciens numéros de ce titre de guerre édité par Artima contiennent de nombreux récits de SF. La difficulté fut encore plus grande pour localiser le Strange Adventures contenant la seconde apparition des Atomic Knights et qui est coté outre-atlantique plus de 400$. Mais nous y sommes parvenus !

Délaissant pour un temps le fond DC, nous allons aborder pour deux albums l’éditeur Magazine Enterprises et vous présenter deux personnages du Golden Age, à peu près inconnus ici mais fort plaisants. Jet Powers fut créé en 1950 par Bob Powell et dura le temps de douze aventures – le cousin possède tous les originaux étasuniens mais il lui manque encore quelques planches de la traduction française dans Garry. Je ne sais pas encore comment je vais organiser l’édition des aventures de ce personnage – à tout bientôt pour davantage d’infos. Space Ace fut quant à lui créé en 1947 par Fred Guardineer pour Manhunt !, et dura le temps de six aventures ; puis le personnage émigra dans les pages de Jet, le comic-book consacré à Jet Powers, où il connut quatre nouvelles aventures – ce sont ces dernières que le cousin compte éditer en album et en couleurs. Histoire de vous faire saliver, sachez donc, braves et impatients souscripteurs, que les deux dernières furent dessinées par Al Williamson et finalisées par ses assistants – des petits jeunes franchement pas manchots comme Frank Frazetta, Roy Krenkel et Wallace Wood. C’est d’ailleurs Wallace Wood qui encre le dernier épisode : somptueux ! Là encore, l’album projeté sera tout en couleurs et coûtera donc bonbon, comme on disait dans les années cinquante.

Rappel pour finir : dès que le problème d’imprimante du cousin sera réglé sortira le 21ème volume de la collection Spatial : J’ai chassé une soucoupe volante… (et autres récits) par Bill ELY. Ce volume proposera six récits complets de SF réalisés par Bill ELY et publiés, à l’origine, dans My Greatest Adventure, House of Mystery et Tales of the Unexpected, entre 1955 et 1958. Fac-simile agrandi des versions françaises publiées dans Big Boy en 1956/59.

Bill ELY est un dessinateur, encreur et scénariste étasunien né en 1919. Il travaille pour divers éditeurs de comics de la fin des années 30 jusqu’aux années 60 – la fin de sa carrière (de moi connue) se passe pour l’essentiel chez DC, avec la publication de nombreux récits complets dans les titres anthologies et surtout son travail sur Rip Hunter, Time Master. J’ignore ce qu’est devenu Bill Ely à partir des années septante – et s’il est encore en vie ou pas. Pour ses récits complets de SF et de fantastique, il travaillait en général seul, assurant les scénarios, le dessin et l’encrage. Son style est très reconnaissable, en particulier sa manière unique de dessiner les visages.

C’est le premier album que le cousin réalise directement en numérique, sans passer par une maquette papier. Les originaux ont été scannés avec un logiciel pour nettoyer les grisés et corriger le jaunissement du papier, en ajustant la luminosité et le contraste. C’est long et un peu pas marrant – surtout à partir de mes Big Boy souvent tout jaunis-pourris ; mais le résultat est un peu plutôt pas mal. Bon, vous verrez. Ces scannes bidouillés sur montés avec Publisher puis imprimés directement.

Chic planète, assurément !


PS : le cousin a mis ses menaces à exécution : non, il n’a pas cambriolé une banque, il a acheté sur amazon.fr une imprimante Epson d’entrée de gamme (mais utilisant ces fameux encres de la mort qui bouche les buses mais top brillance) – une Stylus D92 pour ceux qui suivent le détail de nos aventures. Nous avons imprimé 20 couvertures du Bill Ely sur une belle carte 220g brillante – ce qui correspond peu ou prou à nos premiers besoins vu le nombre des souscripteurs ; puis nous avons entamé le tirage des Terres Jumelles sur du papier 100g, histoire de voir combien d’exemplaires on pouvait imprimer avec un set de quatre cartouches. Nous avons vu : après une quarantaine de feuilles imprimées (des pleines pages en couleurs), le noir et le rouge ont rendu l’âme. Bilan des courses : 60 impressions (dont 20 avec une surface couleurs d’environ 40% seulement) avec un jeu de cartouches qui vaut 40 euros (4 x 9,99€)… Ca va faire encore plus mal au porte-monnaie que nous ne le soupçonnions/redoutions. L’album Terres Jumelles est donc mis en souscription à 25€ - compte tenu des frais de port, du coût du papier, de la carte de couverture, de la toile adhésive de reliure et du reste, ce devrait être une opération à peu près équilibrée. Enfin, espérons…
Par Cousin Francis - Publié dans : Blificc
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Jeudi 6 novembre 2008

BLIFICC n°11

Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Citoyens

 

 

Bien chers tous,

 

Nous voilà fin juin et le cousin – qui n’en est pas encore tout à fait revenu – a trouvé le temps de sortir le 20ème volume de la collection Spatial : Le Ranger de l’Espace. Cet album propose quatre aventures du personnage publiées dans Tales of the Unexpected 40 à 43 (1959), les premières de la série régulière, dessinées par Jim Mooney sur des scénarios de Arnold Drake, publiées par chez nous dans Sidéral et Aventures Fiction en 1960/61.

Dans la foulée, le cousin a aussi procédé à une nouvelle édition, sous couverture en couleurs et avec logo étasunien d’origine, du volume consacré à Adam Strange – il fut en son, temps le deuxième titre de la collection Spatial. Un bien bel album, ma foi, et fort épais puisqu’il propose rien moins que les 6 premières aventures (chacune de 9 ou 10 planches, c’est selon) dessinées par Carmine Infantino, au démarrage de la série dans Mystery in Space en 1959, après son lancement dans Showcase, dessinée par Mike Sekowsky. Evidemment, il s’agit des versions françaises parues dans Sidéral en 1959/60. En prime une longue postface sur le personnage – une de mes grandes admirations dans la BD étasunienne, dois-je dire ; avec la couverture de Mystery in Space 54, reproduite en couleurs.

Et dans la foulée de la foulée, le cousin a enfin fini le n°162 d’A&A qui traînait depuis une éternité et demie dans ses tiroirs. En fait, et je m’en suis déjà expliqué ici ou là, chaque fois que je me mettais à la recherche de matériel pour boucler ce numéro, une mauvaise nouvelle me tombait dessus – en général le décès d’un copain de la SF ou du monde du spectacle. Depuis le moment où j’ai finalement écrit l’éditorial de ce numéro, d’autres potes se sont fait la malle : Emmanuel Jouanne d’abord, que je connaissais depuis près de trente ans (on a démarré en même temps ou peu s’en faut) et qui a longtemps collaboré à mes divers fanzines et revues de SF, Claude Veillot ensuite, très connu aujourd’hui dans le milieu du cinéma mais qui avait également publié des nouvelles de SF à la fin des années cinquante / début des années soixante, ainsi qu’au moins deux romans intéressants en J’ai Lu : Misandra et La Machine de Balmer, dans les années septante. Claude Veillot habitait à La Rochelle, pas très loin donc. Bon, je n’ai pas attendu d’autres mauvaises nouvelles pour me décider à sortir ce numéro 162 ! On finirait pas s’habituer à ne plus rien faire, en se complaisant dans le souvenir de nos disparus. Lisez Claude Veillot, lisez Emmanuel Jouanne (Nuage est un chef d’œuvre). Et ne les oubliez pas trop vite…

Et la suite ? Eh bien, le mois prochain sortira le 21ème volume de la collection Spatial : J’ai chassé une soucoupe volante… (et autres récits) par Bill ELY. Ce volume proposera six récits complets de SF réalisés par Bill ELY et publiés, à l’origine, dans My Greatest Adventure, House of Mystery et Tales of the Unexpected, entre 1955 et 1958. Fac-simile agrandi des versions françaises publiées dans Big Boy en 1956/59.

Bill ELY est un dessinateur, encreur et scénariste étasunien né en 1919. Il travaille pour divers éditeurs de comics de la fin des années 30 jusqu’aux années soixante – la fin de sa carrière (de moi connue) se passe pour l’essentiel chez DC, avec la publication de nombreux récits complets dans les titres anthologies et surtout son travail sur Rip Hunter, Time Master. J’ignore ce qu’est devenu Bill Ely à partir des années septante – et s’il est encore en vie ou pas. Pour ses récits complets de SF et de fantastique, il travaillait en général seul, assurant les scénarios, le dessin et l’encrage. Son style est très reconnaissable, en particulier sa manière unique de dessiner les visages.

C’est le premier album que le cousin réalise directement en numérique, sans passer par une maquette “ papier ”. Les originaux ont été scannés avec un logiciel pour nettoyer les grisés et corriger le jaunissement du papier, en ajustant la luminosité et le contraste. C’est long et un peu pas marrant – surtout à partir de mes Big Boy vraiment tout jaunis-pourris ; mais le résultat est un peu plutôt pas mal. Bon, vous verrez. Ces scannes bidouillés sur montés avec Publisher puis imprimés directement.

Chic planète, assurément !

 

Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 Le Canton, 33620 CUBNEZAIS. E-mail : francis.valery@mail.be

Par Cousin Francis - Publié dans : Blificc
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