Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Concitoyens
Bien chers cousins, C’est un cousin en pleine forme – bien qu’en évident manque de sommeil – qui vous envoie le bonjour ! Les travaux de rénovation de la « petite maison » avancent doucement mais
sûrement – de même que ceux de la construction du « chalet » ; le cousin se muscle et perd du bidou, sans trop se fracasser le dos. Tout va donc bien, sur le plan physique.
Et comme nous profitons des heures de trop forte chaleur et/ou des journées de temps pourrave (dingue comme les journées de quasi-canicule s’imbriquent avec celles de quasi-déluge ! et on ne peut
même plus dire que ce sont les bombes atomiques qui détraquent le temps…) pour nous précipiter sur l’ordinateur, le scanner, les imprimantes, l’agrafeuse… nos petites éditions se portent
également plutôt bien.
Du jamais vu : les trois nouveautés du troisième trimestre sont ce jour (jeudi 5 août) prêtes à être expédiées à nos aimables souscripteurs !
Le volume 10 de la collection Aventure présente le personnage de Jacques Duseuil. Dans La Cité des Pieuvres, le journaliste intrépide enquête sur la mystérieuse Pieuvre, un
super-malfaiteur opérant depuis une base sous-marine à l’aide de submersibles futuristes. Il y rencontre l’agent secret américain X.21 – et c’est le début d’une série d’aventures en commun.
Superbement dessiné par Bob Dan (Robert Dansler), cet album à la mise en pages étonnante, avec ses planches décorées dans les coins de crustacés et de poissons, ses cadrages cinématographiques
d’un incroyable dynamisme, est paru en 1947 dans la rare série de récits complets Bob et Bobette. [prix de vente : 10€ + port].
Le volume 37 de la collection Spatial présente Alerte dans la Lune, un rare récit complet dessiné par un certain E. Regnault et publié en 1949 dans la Collection Les Aventures
Héroïques. Assez étonnante dans la production française de l’époque, avec ses fusées, ses voitures futuristes, son architecture urbaine, cette bande dessinée empreinte à l’esthétique de la SF
américaine des pulps tout en s’inscrivant dans la tradition de l’anticipation à la française. Comme chaque fois que nous éditons des récits complets au format italien, l’impression est recto
seulement afin de faciliter la lecture (pas aisé de manipuler un album de près de 60 cm de large une fois ouvert !), et la couverture originale figure en fac-simile (en couleurs donc) en
hors-texte. [prix de vente : 10€ + port].
Le volume 38 de la collection Spatial présente un chef d’œuvre absolu : Saturne contre la Terre, le plus grand classique de la BD de SF Italienne de l’avant-guerre. Cela faisait
des années que j’avais envie d’éditer l’intégralité de la série et repoussait sans cesse ce projet, faute d’avoir enfin réuni la totalité des planches originales, aujourd’hui d’une extrême
rareté. C’est enfin fait, grâce à l’aide inestimable de notre ami Jean-Pierre Dupont, collectionneur de BD et amateur d’Art SF bien connu. Le premier album de cette Intégrale est consacré au
premier épisode : Guerre de Planètes. Il comporte la traduction française (16 planches) dans la version rarissime des Cahiers d’Ulysse (1941) + l’édition originale en italien
complète (23 planches) sous le titre Saturno contro la Terra (1936) + quelques vignettes non reprises dans les Cahiers d’Ulysse et planches (la traduction et la mise en pages
sont différentes) de la prépublication dans Le Journal de Toto (1938) + une postface sur les créateurs de la série + une bibliographie des diverses éditions françaises (avec les
références originales italiennes) + un petit topo sur la traduction étasunienne avec la reproduction, en couleurs, des couvertures des quatre numéros de Future Comics (1940), le
comicbook étasunien ayant publié Saturn against the Earth. Ce qui constitue un album de pas loin de 50 pages ! [prix de vente : 13€ + port].
Quelques mots sur nos prochaines parutions.
Le volume 11 de la collection Aventure présente la seconde aventure du journaliste Jacques Duseuil et de l’agent X.21. Alors que le premier épisode était dessiné par Bob Dan (Robert Dansler),
X.21 contre les Ondes Infernales est dessiné cette fois par Dupuy-Franck, dont la plume nerveuse fait merveille sur les engins futuristes, sur un scénario de Jean-André Richard.
Le tandem lutte cette fois contre les sectateurs du « Grand-Maître » dont les desseins sont rien moins que devenir maître du monde. Chic programme ! [souscription : 10€].
Le volume 39 de la collection Spatial présente S.O.S. Etoile, un space opera de Loÿs Pétillot, publié dans les rarissimes premiers numéros de Bob et Bobette. Ce
formidable récit truffé d’aliens redoutables et de robots démoniaques, sur fond de mégalopole futuriste et de paysages exotiques, est souvent cité en référence dès lors que l’on parle de BD de SF
– mais seulement cité… car on se demande parfois, vu la brièveté du commentaire, si le commentateur a vu autre chose qu’une ou deux planches ? Ce qui était notre cas, avouons-le, jusqu’à ce que
notre chemin croise ceux de Jean-Marc Pétillot, fils du dessinateur, et de Daniel Grivel, fin connaisseur de son œuvre. Grâce à eux, un accès a été possible aux 22 planches en couleurs de cette
saga épique. Après pas mal d’essais, le cousin est parvenu à scanner au mieux ces planches (un peu fanées) et à leur redonner une assez belle « vivacité » ; en tout cas, le cousin est ravi de
proposer ce superbe album entièrement en couleurs, imprimé à l’unité (il faut une bonne heure pour fabriquer un exemplaire…) sur une Epson haut de gamme avec des encres mêlées de résine,
lumineuses et bien stables. Evidemment, ça a un coût... [souscription : 23€ - et pour tout dire, on s’y retrouve tout juste !].
Le volume 40 de la collection Spatial présente le second épisode de Saturne contre la Terre : La Revanche des Saturniens. Même principe que pour le premier épisode : l’album
comportera la traduction française (16 planches) dans la version rarissime des Cahiers d’Ulysse (1941) + l’édition originale en italien complète sous le titre L’Isola di Sabbia
(1937) + sans doute quelques vignettes non reprises dans les Cahiers d’Ulysse et planches (la traduction et la mise en pages sont différentes) de la prépublication dans Le Journal de
Toto (1938/39). [souscription : 13€].
Par ailleurs, le cousin commence à réfléchir à son programme éditorial 2011. Vos suggestions sont les bienvenues : aventures isolées, séries que nous n’avons pas encore présentées, séries dont
vous aimeriez voir poursuivre l’édition… on nous « reproche » parfois, à juste titre, de démarrer plein de rééditions de séries et de ne pas les continuer ; c’est que le cousin est plutôt dans la
dynamique de faire découvrir des choses plutôt que de monter un catalogue et de l’exploiter au sens habituel du terme. Mais vu la demande, nous allons en 2011 poursuivre au moins l’édition
intégrale du Fulguros du grand René Brantonne ; et sans doute sortir un second Adam Strange, cette fois période pré-Infantino (les six vrais premiers épisodes,
dont quatre inédits en langue française), ainsi qu’un troisième Tom Corbett. N’hésitez pas à écrire pour donner votre avis. Merci d’avance. En attendant de vos nouvelles, bonne
fin d’été à tous et bonnes vacances à ceux d’entre vous qui en prennent ! Et à tout bientôt pour de nouvelles aventures.
Toujours la même adresse : Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 lieu-dit LE CANTON, 33620 CUBNEZAIS.
Et toujours pas de téléphone (pas demain la veille !). Mais un Email : francis.valery@mail.be
Pour tout lecteur de bande dessinée
franco-belge, les noms de Bob et Bobette évoquent sans hésitation les fameux personnages créés par Willy Vandersteen en 1945 pour le journal belge néerlandophone De Nieuwe Standaard – ou
plutôt leur version française car à l’origine les personnages s’appellent Suske et Wiske. Mais pour le collectionneur un peu pointu de bande dessinée de science-fiction, Bob et Bobette
est avant tout le titre d’un hebdomadaire lancé en 1946, avant de se transformer l’année suivante en une série de récits complets, furieusement recherché pour les nombreuses séries de SF qui y
furent publiées, en particulier celles d’un certain Loÿs Pétillot.
En réalité, l’histoire de Bob et Bobette débute dans les années trente. Il s’agit alors des personnages d’une série de
chansons très populaires de R. P. Groffe (paroles) et Zimmermann (musique). Pendant la guerre, ces personnages ont même les honneurs d’une émission radiophonique. A l’automne 1945, les jeunes
Editions Dargaud publie un album souple d’une vingtaine de pages, de type textes sous images, consacré à ces personnages. Les dessins sont signés Loÿs Pétillot. Quatre albums supplémentaires sont
réalisés et leur succès incite l’éditeur à lancer un hebdomadaire portant le nom des personnages et publiant leurs aventures, bientôt dans le format traditionnel de la BD avec textes dans des
phylactères. Le n°1 paraît le 11.7.1946, sur quatre pages au format 19 x 28,5 cm – le journal gagne bientôt 3 cm en largeur et passe à huit pages.
Au sommaire de ce premier numéro, outre les aventures de Bob et Bobette par Pétillot, le lecteur découvre des
bandes de Le Monnier et Le Rallic, deux des meilleurs dessinateurs de l’époque, ainsi que Hoppy le merveilleux capitaine Bunny. Cette dernière série est une traduction de Hoppy, the
Marvel Bunny, un comicbook de super-héros animalier dessiné par Chad Grothkopf pour Fawcett ; Hoppy est présent dans les cinq premiers numéros de Bob et Bobette. Sous le nom de
Pippo, le même super-lapin sera repris par les Editions Mondiales sous forme de récits complets dans Les Albums de Pippo et Les Aventures merveilleuses de Pippo, il sera
également publié dans L’Astucieux.
Mais le temps fort de ce premier numéro est, de notre point de vue, S.O.S. Etoile, première incursion de
Pétillot dans la SF – la série dure jusqu’au n°22 (19.12.1946). C’est le début du festival Pétillot ! Paris-Pôle Sud prend la suite dans le n°23 (22.12.1946) – puis c’est au tour
d’André Mystère le détective inconnu d’entrer en piste dans le n°24 (2.1.1947).
En sus des BD de SF citées ci-avant, on note la présence à partir du n°32 (27.2.1947) d’un roman de SF de R. Chazal,
La fin du monde est pour demain, publié en feuilleton avec des illustrations de Robert Bigot.
Avec son n°37 (21.4.1947), Bob et Bobette double son format en passant à 28,5 x 38 cm. Un mois plus tard, le
Pétillot nouveau est au sommaire du n°39 (8.5.1947) avec Vous serez le maître du monde ; et le n°41 (22.5.1947) présente Radarius le maître du Monde – qui n’est pas signé
Loÿs Pétillot mais Helpey, ce qui ne trompa sans doute personne ; la série avait été annoncée sous le titre Radarius le maître du radar. Retour à la signature officielle pour
Aventure dans l’Infini dans le n°44 (19.6.1947) – et suspension de Bob et Bobette, version hebdomadaire, avec le n°54 en date du 28.8.1947.
Mais ce n’est qu’un nouveau changement de formule et de format. Après la série d’albums, l’hebdomadaire au format
fluctuant, Bob et Bobette devient une collection de récits complets de vingt pages, au format français 21 x 26,5 cm, qui poursuit sur un rythme mensuel la numérotation de l’hebdomadaire.
Comprenne qui pourra. En date d’octobre 1947, le premier RC est donc numéroté 55 – il y en aura tout juste une dizaine, le dernier portant la date de juillet 1948 et le n°64. Ces dix récits
complets relèvent presque tous de la Science-Fiction. Loÿs Pétillot y donne vie une dernière fois à ses meilleurs personnages : Radarius et André Mystère ; tandis que Maurice Limat, à
l’époque (et depuis les années trente) l’un des grands noms des Editions Ferenczi et futur pilier du Fleuve Noir Anticipation, signe la moitié des scénarios – sans être toujours crédité.
Ci-après la bibliographie de ces dix fascicules :
55 – La Cité des Pieuvres (Jean-André Richard / Bob-Dan), 10.1947
56 – Radarius face aux Martiens (Maurice Limat / Loÿs Pétillot), 11.1947
57 – André Mystère contre le Dragon Jaune (Maurice Limat / Bob Dan), 12.1947 (réédition in Le Fulmar 1
& 2, 1981).
58 – Roi de l’Atlantide (Paul Ordner), 1.1948
59 – X21 contre les Ondes Infernales (Jean-André Richard / Dupuy-Franck)
60 – Le Mystère du sous-marin (Jean Normand / Raoul Auger)
61 – André Mystère défie la Chauve-Souris (Maurice Limat / Loÿs Pétillot)
62 – Sous le signe du scalp (Maurice Limat / Robert Rigot), 5.1948
63 – X21 contre X21 (Jean-André Richard / Dupuy-Franck)
64 – Le Capitaine Sabre-au-Clair (Robert Bigot), 7.1948
L’aventure éditoriale de Bob et Bobette représente les premiers pas dans la bande dessinée, au moins de quelque
importance, de la maison Dargaud, alors plutôt engagée sur le front de la presse féminine. Trois mois après l’arrêt de Bob et Bobette, Dargaud lance l’édition française de
Tintin où apparaissent en 1950 devinez qui ? Les fameux Suske et Wiske de Vandersteen, rebaptisées… Bob et Bobette !
Et Pétillot, dans tout
cela ?
Il est né le 10 octobre 1911, en Cochinchine, aujourd’hui une région du Viet-Nam. Il fait ses débuts dans la bande
dessinée en 1945 sur la série Bob et Bobette, aux Editions Dargaud – avant de signer, nous venons de le voir, de nombreuses histoires de SF pour l’ hebdomadaire du même nom ainsi
que pour la courte série de récits complets qui lui fait suite. Il travaille en parallèle pour Fillette, illustrant des romans, ainsi que pour la Collection Cendrillon, une
série de récits complets à la SAETL (1947). Bob et Bobette ayant cessé de paraître, Pétillot collabore au Journal des Pieds Nickelés où il signe Le Chemin de la gloire
(1948) et à l’excellent (et sous-estimé) magazine OK avec Les derniers jours de Pompéï (1949) et Tsi la femme pirate (1949).
En 1950, Pétillot entre à la Bonne Presse où il va faire l’essentiel de sa carrière, fournissant des illustrations et
des bandes dessinés aux divers titres du groupe : Le Pèlerin, Bernadette où il publie Feux sur la sierra (1951), et surtout Bayard. Sa
première grande réalisation pour cet hebdomadaire est Le chevalier inconnu, une BD médiévale sur un scénario de Marie Paul (André) Sève qui, plus tard, signera le scénario du célèbre
Thierry de Royaumont, dessiné par Pierre Forget. Après une Vie de Jésus (1953-1955) qui fait date, Pétillot crée en 1956 la série Bill Jourdan, un western sur scénario
de Jean Acquaviva – par ailleurs scénariste de la série SF Tony Sextant – qui connaît cinq épisodes. Egalement mémorable : Pascal et Michèle Montford qui débute dans
Bayard en 1960 et se poursuit dans Record, suite du précédent.
Après une brève collaboration à Pilote avec La chronique de Piquépoc (1964), Loÿs Pétillot s’éloigne
de la bande dessinée ; il quitte la Bonne Presse en 1965 pour entamer une collaboration avec la télévision – il réalise des illustrations pour l’émission Le mot le plus long ;
installé à Saint-Quay-Portrieux, en Bretagne, il se charge ensuite des illustrations pour des ouvrages destinés à la jeunesse, en particulier pour les Editions Ouest-France, au début des années
80.
Loÿs Pétillot succombe à une crise cardiaque le 18 novembre 1983, il avait tout juste 72 ans.
La série des Strange Sports Stories est publiée en 1962/63 dans cinq numéros consécutifs de The Brave and the Bold, un titre au départ utilisé par DC pour
présenter de nouveaux personnages et concepts – avant de se spécialiser, fin 1967, dans les duos mettant en scène Batman et divers habitués de l’univers DC.
A raison de deux longs récits (de 11 à 15 planches) dans chaque numéro, The Brave and the Bold présente ainsi dix "étranges histoires de sports", toutes
dessinées par Carmine Infantino sur des scénarios principalement de Gardner Fox – John Broome en signe deux – et encrées, pour l’essentiel, par Joe Giella – Sid Greene et Murphy Anderson encrant
chacun une histoire.
Le ton des récits est tout à fait comparable à ce que l’on trouve à la même époque dans Mystery in Space et Strange Adventures – ce qui n’a rien
d’étonnant puisque l’éditeur des trois titres n’est autre que Julius Schwartz. Ce dernier annonce d’ailleurs dans un numéro son intention d’introduire bientôt un personnage récurrent nommé The
Sports Master dans la série mais celle-ci s’interrompt avant que l’idée ne se concrétise.
Fin 1968, DC lance DC Special, un nouveau titre consacré aux rééditions de récits plus ou moins anciens. A tout seigneur tout honneur : le premier numéro
est un spécial Carmino Infantino et propose, entre autres classiques, la première des Strange Sports Stories. Par la suite, trois numéros de DC Special, les 7 (1970), 9 et 13 (1971),
surtitrés "Strangest Sports Stories ever told !", rééditent les autres récits originaux.
En 1973, l’éditeur – qui tient visiblement à ce concept de récits mêlant sport et science-fiction – lance un nouveau titre directement titré Strange Sports
Stories. Une dizaine de dessinateurs sont mis à contribution dont Murphy Anderson, seul survivant de l’équipe originale. Le succès n’est hélas pas au rendez-vous et l’expérience tourne court
après seulement six numéros.
Deux ans plus tard, c’est un numéro de DC Super-Stars qui est consacré aux Strange Sports Stories avec des récits inédits. Enfin, en 1981, soit dix-huit ans
après parution de la première histoire dans The Brave and the Bold, paraît un numéro spécial de DC Special Blue Ribbon Digest, cette fois avec des rééditions.
Puis plus rien, du moins à notre connaissance.
A dire vrai, il semble bien que si l’idée de conjuguer sports et SF de manière ponctuelle était jugée, en son temps, tout à fait acceptable par les lecteurs de
Strange Adventures et Mystery in Space – de tels récits paraissaient en effet à l’occasion dans ces deux titres – lui consacrer un comicbook tout entier était probablement
"trop" ! Nul étonnement à cela, en ce qui nous concerne, tant il nous a toujours semblé très clair qu’il ne fallait pas abuser des activités dites sportives…
Bob Gordon, reporter au quotidien Bayly, est envoyé par son rédacteur en chef à Las Vegas, à l’occasion d’un nouvel essai
atomique. Il a pour consigne de prendre contact avec un certain Bull Rockett, ancien champion de boxe 1945 en catégorie poids moyens dans la Marine où il était sergent, par ailleurs pilote
d’engins en tout genre. Mais Bull Rockett est surtout un inventeur génial et un scientifique réputé, membre du très fermé Comité de l’Energie Atomique. Après une prise de contact houleuse, les
deux hommes sympathisent et Bull révèle au jeune journaliste qu’il est persuadé qu’un espion à la solde d’une puissance étrangère se dissimule au plus haut niveau de l’équipe en charge des essais
atomiques…
A l’issue de cette première aventure, Bob Gordon – qui n’a pas eu le temps d’écrire l’article demandé – perd son travail, mais est engagé par Bull Rockett comme
assistant, en renfort de Slim « Pig » Pigmy, le mécanicien de Bull. Le trio est formé !
A noter que cette première histoire est racontée post eventum du point de vue de Bob Gordon ; cela deviendra une des caractéristiques narratives de
cette série, à l’origine d’espionnage, mais qui intègre très vite de nombreux éléments de super-technologie et basculera à plusieurs reprises dans la pure science-fiction.
Les aventures de Bull Rocket sont l’œuvre du scénariste Hector G. Oesterheld, pour la revue argentine Misterix. Les débuts de la série sont assez peu
documentés. Selon certaines sources, elles débutent dans le n°176, daté 1.2.1952, dessinées par Paul Campanini – selon d’autres sources, les premières aventures auraient plutôt été dessinées par
Julio Schiaffino. Ce qui semble établi, c’est que Francisco Solano Lopez prend assez rapidement le relais. Pour tout dire, les différences graphiques ne sautent pas aux yeux… et l’hypothèse d’un
travail de studio ou pour le moins collaboratif n’est pas à rejeter a priori. Cette première version de la série a été traduite et publiée en France dans Plutos puis
Pampa, en 1953/1957.
(Certains commentateurs affirment par ailleurs que vers 1955, Hector Oesterheld aurait remanié ses scénarios, en collaboration avec son frère Jorge, pour une série
de 9 histoires de Bull Rockett publiées pour Editorial Frontera – la dernière étant sur un scénario original.)
Quelques années plus tard, le scénario d’Oesterheld est à nouveau repris, quasiment à l’identique, pour une nouvelle version graphique modernisée pour le compte des
Editions Lug. Dessinées cette fois par Dino Zuffi, les aventures de Bull Rockett, "L’homme de demain", sont publiées à partir de 1963 dans Blek, puis ponctuellement dans plusieurs
numéros de Spécial Rodéo, Hondo et Nevada. Trois des derniers épisodes de cette seconde version sont dessinés par Bertrand Charlas.
Le 27 avril 1977, comme nombre d’intellectuels et d’artistes, Hector G. Osterheld est arrêté, et avec lui sa famille, par la junte militaire qui a pris le pouvoir
en Argentine. Sans doute assassiné sans autre forme de procès, on ne l’a jamais revu.
Le personnage réapparaît en 1984, cette fois pour le compte des Editions Aventures et Voyages. Au passage, il a perdu un de ses "t" finaux et est désormais
orthographié Bull Rocket. Cette fois dessiné par Angel Fernandez sur des scénarios attribués à Ray Collins et O. Carovini, le personnage a perdu une bonne partie de son charme et l’essentiel de
son intérêt, même si ces nouvelles-nouvelles aventures, publiées dans cinq numéros de Safari puis un de Janus Stark, relèvent de la SF classique.
Les Aventures de Bull Rockett : Approche bibliographique
Version 1.1 (2010.07.07)
1 - [sans titre]
Bull Rockett démasque un espion au plus haut niveau de l’équipe en charge des expériences atomiques à Las Vegas. Le récit est rapporté du point de vue de Bob Gordon,
reporter au Bayly et qui, à cette occasion, devient l’assistant de Bull Rockett.
Plutos39 (11.1953) : 10 planches + couverture
Nouvelle version :
Blek1 (5.7.1963) et 2 (20.7.1963) : 2 x 8 planches ; dessin : Dino Zuffi
2 - [sans titre]
A bord du Tafan, un mini-avion à réaction dont Bull Rockett est l’inventeur, Bob accompagne ce dernier à son repaire de Quiet Creek, une cabane en pleine forêt mais
dont le sous-sol dissimule un abri anti-atomique ainsi qu’un laboratoire secret. Il y fait la connaissance de Slim « Pig » Pigmy, le mécanicien de Bull, et Maman Pigmy, la cuisinière de
l’équipe. Le trio vole au secours de Mathias Melville, un fabricant d’avion qui prépare un prototype pour la commission d’achat de l’armée : l’Aiglon.
Plutos40 (12.1953) : 10 planches + couverture
Nouvelle version :
Blek3 (5.8.1963) et 4 (20.8.1963) : 2 x 9 planches ; dessin : Dino Zuffi
3 - [sans titre]
Le trio se rend à Indianapolis pour aider le pilote Wilbur Lee, ami d’enfance de Bull Rockett.
Plutos41 (1.1954) : 8,5 planches + couverture
Nouvelle version :
Blek5 (5.9.1963) et 6 (20.9.1963) : 2 x 8 planches ; dessin : Dino Zuffi
4 - [sans titre]
Bull Rockett est contacté via le "langage télépathique" par Mumba, son frère de sang, roi des Miamis, une tribu du Congo Belge. Son village est menacé par le réveil
d’un volcan, l’Aku.
La construction du Neutron et du Positron, les deux premiers sous-marins atomiques réalisés selon les plans de Bull Rockett,e st achevée. Bull et ses amis se rendent
à la base secrète KW3 pour les premiers essais. Tout se passe au mieux : les engins atteignent la vitesse de 100 km/h à 1000 m de profondeur. Une tentative de sabotage à bord du Neutron est
déjouée. Mais le Positron tombe aux mains de l’ennemi…
Bull Rockett est à la Maison Blanche pour recevoir du Président la Médaille du Congrès, pour la destruction du sous-marin atomique rebelle. Alors qu’il danse avec la
belle Jenny, il reçoit un nouvel appel télépathique de Mumba. Son peuple a été décimé par des attaques d’animaux sauvages organisés comme une armée : léopards, crocodiles, éléphants…
Réfugiés sur une île du fleuve, les survivants attendent l’attaque finale. Bull Rocket découvre que les animaux ont été équipés d’implants faisant d’eux de véritables robots dirigés à
distance.
Plutos44 (4.1954) : 10 planches + couverture
Nouvelle version :
Blek11 (5.12.1963) et 12 (20.12.1963) ; dessin : Dino Zuffi
7 - [sans titre]
Bull se rend à Washington pour s’excuser auprès de la belle Jenny qu’il a abandonnée au milieu d’une danse (au début de l’épisode précédent) ; mais sitôt
retrouvée, il doit la quitter tout aussi soudainement car la radio vient de diffuser un message codé du FBI à son intention ! Tous les habitants de la ville de Radar Town viennent d’être
tués par un "gaz de la mort", une invention des nazis qui n’eut pas le temps d’être expérimentée. Les responsables de ce crime se présentent comme un "Tribunal Suprême de la Vie pour la
Mort"…
Au centre d’études atomiques de Brookhaven, une réunion de travail à propos d’un projet de sous-marin porte-avion de Bull Rockett est soudain interrompue par Tante
Gertrude qui, pipe au bec, sort une liasse de dollars et annonce qu’elle veut acheter trois bombes atomiques. Elle explique à Bull Rocket qu’elle veut faire exploser une muraille de glace qui
obstrue l’écoulement naturel d’un lac de montagne et a ainsi créé une retenue. Le niveau ne cessant de monter, celle-ci va finir par céder et inonder d’un coup toute la vallée de Roca Penada.
Bull et ses compagnons se rendent sur place pour découvrir l’origine de cette barrière de glace et identifier qui a intérêt à ainsi ruiner les habitants de la région. Des travaux sont commencés,
en vue de percer un canal d’écoulement, à l’aide du "faisceau calorifique d’un réflecteur" alimenté par une pile atomique. Mais les malfaiteurs passent à l’attaque tandis que Bull découvre que la
muraille a été constituée en utilisant des "bombes frigorifiques".
Bull Rockett et ses acolytes se rendent à Sanford, à l’appel de leur vieil ami Mathias Melville, patron et unique employé de la Eagle Corporation et "mélange de 99%
d’âne et de 1% de fabricant d’avion" selon Bob Gordon. A la demande du gouvernement, Melville a accepté de mettre au point un parachute capable de sauver des pilotes forcés de s’éjecter à 15.000
m. de hauteur, soit "en plein stratosphère où la température est de -60° et la pression atmosphérique presque nulle". Melville compte sur le génie de Bull pour relever ce défi impossible.
Nous sommes au vingtième jour des essais de l’Underwater, colossal sous-marin porte-avion conçu par Bull Rockett. L’engin qui est capable de s’immerger en trois
secondes a battu tous les records de profondeur et s’est révélé par ailleurs être un invincible porte-avion. Mais alors qu’on procède à un nouvel essai en grande profondeur, l’Underwater
disparaît brusquement des écrans de contrôle après avoir été approché par une masse non identifiée. Bull et ses amis s’embarquent à bord du Neutron, "premier sous-marin atomique au monde", à la
recherche de l’Underwater… et découvrent que l’engin a été capturé par un poulpe colossal !
Plutos48 (8.1954) : 8 planches
11 - [sans titre]
Bull Rockett et ses amis sont à Quiet Creek quand ils sont attaqués par un commando. Les agresseurs sont finalement éliminés sans que l’on découvre leur
commanditaire…
Plutos49 (9.1954) : 9 planches
12 - [sans titre]
Percy Moore a échoué à son examen d’astrophysique de l’Université de Santon pour avoir rapporté l’observation d’un météore au comportement impossible ! En fait,
il a découvert sans le savoir une base spatiale venue d’une autre planète. Les intentions des aliens s’avèrent bientôt belliqueuses : par un procédé inconnu, ils font augmenter le taux de
radioactivité de l’atmosphère terrestre, ce qui va finir par rendre la planète inhabitable. La seule manière de les contrer est de construire un vaisseau capable d’aller détruire leur station
orbitale.
Au bar de Fort Sake, en Alaska, quatre héros de la seconde guerre mondiale se retrouvent pour une confrontation cette fois commerciale. Ils doivent présenter en vol
les prototypes de quatre compagnies concurrentes. Bull Rockett représente évidemment son vieil ami Mathias Melville. Et bien entendu, il y a du sabotage dans l’air…
Bull Rockett rejoint son jeune frère Joé à la demande de ce dernier… qui est bien surpris de l’arrivée de son frère ! C’est un piège tendu par les mystérieux
ennemis de Bull. Les deux frères se retrouvent accusés de meurtre et doivent prendre la fuite pour rester libres, afin de tenter de se disculper.
Plutos51 (11.1954) : 2/3 de planche + 13 planches
Nouvelle version (sous le titre : Arrêtez Monsieur Rockett)
Un gisement d’uranium a été découvert dans la Vallée de Feu, au Texas, en territoire sioux. Le Comité de l’Energie Atomique y envoie Bull Rockett et ses assistants.
Mais un conflit a éclaté entre les indiens et les prospecteurs et il y a déjà eu plusieurs morts. En fait, les uns et les autres sont manipulés, mais pour gagner la confiance des Sioux, Bull doit
d’abord parvenir à faire pleuvoir dans cette vallée aride.
Par un caprice géologique, Tai-Fu, "île du rire éternel, cité de luxe et de plaisir avec la cour la plus fastueuse du monde" a été engloutie dans les eaux de la Mer
Jaune, au cours d’une nuit de l’an 1215. Légende ? Il semble que non, car un navire océanographique vient de remonter à la surface d’étonnants vestiges archéologiques.
Pampa5 (1.1955) et 6 (2.1955) : 11 + ? planches
Nouvelle version (sous le titre Taï-Fu, cité engloutie)
Bull Rockett se rend à Niki-Niki, un îlot du Pacifique, pour tester l’emploi tactique de poussière radioactive. Mais le croiseur qui les emporte est soudain pris
dans un violent typhon alors que ce n’est pas du tout la saison et un porte-avion est bientôt porté disparu. Sur l’atoll dévasté, Bull retrouve le responsable en la personne d’une vieille
connaissance, le sinistre Docteur Okimoto. Celui-ci est l’inventeur de la bombe à super-vide "capable d’anéantir toute vie dans un rayon d’un kilomètre et de produire les pires typhons".
Pampa7 (3.1955) : 13 planches
18 - La Croisière du Nylon-Star
Le calme règne à Quiet Creek. Bull Rockett étudie les rayons cosmiques tandis que Pig met eu point le gouvernail du Tabano, l’avion atomique de Bull. Hélas, Ukelele
Benton vient rompre cette tranquillité en demandant à son ami Bull de l’aider à retrouver, pour le compte du ministère de la guerre, les épaves de navires japonais qui se sont sabordées à la fin
du précédent conflit, avec à bord des armes ultrasecrètes. Comme toujours, Benton est en train de monter une de ses habituelles arnaques : c’est une cargaison d’or et de pierres précieuses
coulée il y a 300 ans qu’il recherche. Pendant ce temps, l’ennemi mystérieux et implacable qui, à plusieurs reprises, a tenté d’assassiner Bull Rocket est aux aguets…
Pampa8 (4.1955) et 9 (5.1955) : 20 + 16 planches
19 - Les Diamants synthétiques
Joé, le jeune frère de Bull qui a parfois de bien mauvaises fréquentations, s’est vu offrir 10.000 dollars pour faire disparaître le Dr. Mulley, un grand physicien.
Il a feint d’accepter et a aussitôt contacté son frère. Le savant a mis au point une machine qui fabrique des diamants synthétiques mais son assistant, Bonito, s’est associé à des gangsters et
veut désormais éliminer Mulley pour profiter seule des bénéfices de son invention.
Pampa9 (5.1955) : 10 planches
20 - Conflit à Oak Ridge
Nathaniel Dobb, un des plus grands physiciens étasuniens et vieil ami de Bull, fait venir celui-ci car il est certain que plusieurs de ses collègues complotent pour
obtenir de la Commission Atomique la somme de cinq cents millions de dollars, sous le prétexte de construire un Béta-Cyclotron. Dobb veut que la Commission puisse entendre Bull Rocket avant
d’avaliser ce projet mais les deux hommes arrivent trop tard pour participer aux délibérations. Bull découvre alors que le véritable projet est de construire un Néo-Tron, une arme redoutable
"capable de produire des explosions atomiques [en émettant] des ondes qui désintégreront à distance les atomes de tous les objets contenant du plomb, les transformant en autant de bombes
atomiques ; ainsi il sera possible de détruire la ville, le pays, le continent que l’on voudra" ! Si elle venait en tomber en de mauvaises mains, cette arme permettrait à n’importe quel
malfaiteur d’imposer sa volonté au monde entier. Un risque inacceptable pour Bull Rockett !
Pampa10 (6.1955) et 11 (7.1955) : 26 + 14,5 planches
18 janvier 1951 : un bateau de pêche coule à cause du mauvais fonctionnement de la toute nouvelle station de guidage remise à la marine par son inventeur, Bull
Rockett. L’enquête conclue à une erreur de conception. Pour éviter un scandale, Bull Rockett feint d’accepter de ne plus exercer de fonctions auprès des instances gouvernementales. Il a ainsi les
mains libres pour mener sa propre enquête.
Pampa11 (7.1955) : 12,5 planches
22 - La diligence fantôme
Alors que Bull Rocket et Bob Gordon roulent sur une route déserte du fin fond de la Bretagne, ils croisent une diligence à l’aspect fantomatique, sans cocher ni
cheval, qui "avance dans un silence impressionnant, irréel, absurde comme un cauchemar"…
Un mystérieux inconnu exige que les savants atomistes du pays lui soient pas livrés, sous peine de destruction de la ville de New-York par un énorme engin blindé de
son invention, entre autre équipé d’un lance-flammes atomique qui rend radioactif tout ce qu’il touche. Les autorités tentent d’abord de le détruire mais les bombardiers envoyés sont abattus en
moins d’une minute. Le Général Lenson se propose alors de lancer ses parachutistes à l’attaque. Mais Bull Rockett prévoit un nouveau désastre et propose un autre plan afin de pénétrer dans la
base ennemie.
Bull Rockett est sur la piste d’Herbert Tash, un savant atomiste accusé d’avoir volé les plans de la bombe récemment testée par les anglais en Australie, et qui
détient sans doute de nombreuses informations capitales. Mais les services secrets britanniques et français sont également dans la course. Au terme de la première partie de cet épisode qui en
compte trois, le cadavre de Tash est retrouvé sur la plage d’une île inconnue.
Pampa23 (7.1956) : 13 planches
Les deuxième et troisième parties constituent un second volet indépendant de ce qui précède : Bull et ses amis s’emploient à libérer la population de l’île
d’un tyran qui oblige les gens à vivre comme au Moyen Age.
Pampa24 (8.1956) et 25 (9.1956) : 14 + 11 planches
30 - Poker d’As
Bull Rockett, Bob Gordon et Pig sont les invités de Léo Van Berg, duc de Recsonie et ancien héros de l’aviation. Bull doit relever un défi aérien à bord d’avions de
la première guerre mondiale. L’action se passe en 1954.
Pampa26 (10.1956) et 27 (11.1956) : ? + 14 planches
31 - Le F.B.I. ordonne
Du minerai d’uranium d’une grande richesse à été découvert à Naka-Naka, îlot appartenant aux Pays-Bas. Le gouvernement étasunien envisage de l’acquérir mais il
s’avère qu’une tierce puissance y serait déjà installée et y conduirait des expériences atomiques. Bull Rockett découvre rapidement qu’il s’agit encore d’une arnaque de son ami Ukelele Benton,
chasseur de trésors, qui a inventé cette histoire d’uranium afin de bénéficier du soutien logistique de la Marine.
Pampa28 (12.1956) et 29 (1.1957) : 18,5 + ? planches
32 - Ultime combat
Le Colonel Percy du F.B.I. fait appel à Bull Rockett car un avion vient de repérer sur l’atoll d’Adu un contingent de soldats japonais semblant ignorer que la guerre
est terminée depuis cinq ans. Ceux-ci protègent le Prince Nimo, célèbre expert en sous-marins que l’on croyait mort, et qui pourrait bien détenir des plans d’une grande valeur pour la
Marine.
Pampa30 (2.1957) + 31 (3.1957) : 21 + ? planches
33 -
Pampa32 (4.1957)
34 - Uranium au Pôle
Ukelele Benton a fait construire une chaudière atomique et entreprend de l’acheminer jusqu’au Pôle Nord à bord d’un bateau. Il prévoit de laisser ce dernier être
pris par les glaces et attendre qu’il dérive jusqu’à destination finale. Mais les communications avec l’expédition sont soudain rompues. Bull Rockett s’envole à bord de son nouvel avion, le Taon,
afin de porter secours à son ami. Mais celui est vraiment incorrigible car une fois encore, il a monté une arnaque quand à ses véritables intentions. Il compte en effet exploiter un gisement de
pechblende particulièrement riche en uranium en faisant fondre les glaces.
Il s’agit d’un épisode appartenant à la seconde version des aventures de Bull Rocket. La première version – si elle existe et si elle a été traduite dans Pampa – n’a
pas été identifiée.
35 - Les décervelés
Bob Gordon émerge peu à peu de l’inconscience… et les souvenirs lui reviennent : capturés par Lou Rohmer, un savant fou, Bull Rocket et ses amis ont été
projetés dans l’espace-temps et pongés dans une sorte d’hibernation. Cela se passait le 15 février 1958. Vingt-six ans plus tard, ils ont été réveillés par Luzbella Rohmer, la fille du dément,
car elle a besoin d’eux pour contrer un certain Xifas, "le plus diaboliquement doué des disciples" de son père. L’enjeu du combat est le contrôle d’un gisement de N.203, un élément qui permet de
construire des piles miniaturisées d’une puissance inimaginable. Ce gisement se trouve sur la Lune ; pour s’y rendre, Bull et ses amis disposent d’une fusée Apollo, reconstruite sous la
direction de Luzbella par les anciens serviteurs-robots de son père.
Joe Rocket, désormais détective privé, vient demander l’aide de son frère pour sauver la vie de Barney Letteri, un ancien mauvais garçon qui a décidé de changer de
camp, et est donc assiégé – sous les yeux de la police qui refuse d’intervenir – par les hommes de main du "parrain" Zanella, son ancien employeur. L’affaire réglée, Bull reçoit un message
télépathique de Mboumba, son frère de sang. Quelqu’un ou quelque chose qui se dissimule dans les marais proches de son village, s’en prend aux guerriers de sa tribu. Il s’avère bientôt qu’il
s’agit d’un extra-terrestre naufragé.
[cet épisode est composé de deux parties totalement indépendantes]
Une force inconnue a arraché de sa trajectoire – et du système solaire – la fusée Apollo avec laquelle Bull et ses amis se dirigeaient vers la Lune, à la recherche
du gisement de N.203. Ils arrivent sur Nibla, un mode éclairé par trois soleils où vit un extra-terrestre manipulateur ressemblant à une chenille géante.
mSpatial 36 : RenéBrantonne : La Toupie infernale + A travers
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Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 Le Canton, 33620 CUBNEZAIS. E-mail : francis.valery@mail.be