Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Concitoyens
Bien chers cousins,
Nous voilà déjà presque à la fin du mois d’octobre et nous continuons d’attendre l’été. D’un côté la
chaleur n’est pas spécialement notre tasse de thé… alors nous ne nous plaindrons pas de ne pas avoir été cuit et recuit ; de l’autre grand est notre plaisir d’aller batifoler au jardin
histoire de s’empiffrer de cerises, prunes, pêches, framboises, fraises, groseilles… et que sais-je encore. Or, pas de soleil = point d’empiffrage. Pour tout dire, les récoltes ont été quasi
nulles. Et si nous avons cueilli hier les dernières (nombreuses) figues, il faut bien admettre qu’elles n’ont pas beaucoup de goût… et qu’elles sont tout juste bonnes, aditionnées de force
rondelles de citrons (non traités : on garde l’écorce !) pour rehausser gustativement la purée, à finir en compote, histoire de colorer le fromage blanc. Triste. Quant aux fraises
remontantes, elles remontent… avant de se mettre à pendouiller lamentablement par grappes entières aux rebords des gouttières dans lesquelles nous les cultivons, désespérément blanchâtres. Les
grenades ne sont pas venues à maturité et nous croisons les doigts pour que les kiwis attrapent encore un peu de soleil avant les premières gelées – mais nous n’y croyons guère. Côté légumes, ce
fut aussi désespéré. En définitive, nous ne mangerons cet hiver que des topinambours : car ce fut une formidable année à topinambours. Comme l’aurait dit ma grand-mère si elle avait été
encore de ce monde : « C’est toujours ça que les allemands n’auront pas ».
Du côté de ses petites éditions, comme annoncé dans le précédentBlificc, le cousin a bien
procédé à la fabrication – onéreuse – d’un Spatial 22 présentant les 20 premières planches du dimanche de la série culte Terres Jumelles, en version bilingue et en couleurs (pour la partie
française) ; puis le Spatial 23, lui aussi partiellement en couleurs, fut consacré aux merveilleux Chevaliers Atomiques, une série souvent citée par nos correspondants en attente de
son édition en albums.
Et pour la suite ?
Eh bien, on peut dire que l’année 2008 va s’achever en beauté. Le Spatial 24 sera
consacré à Darwin Jones.
Comme nous le disions dans le précédentBlificc, n’hésitons pas à
pratiquer l’auto-citation, Darwin Jones est le plus méconnu et le plus oublié des héros de SF du Silver Age DC. Ses aventures sont situées sur Terre, à l’époque de leur publication. Il ne
bénéficie d’aucun équipement spécial et n’a pas de don particulier – si ce n’est un esprit d’analyse particulièrement affûté, ce qui s’avère fort utile en sa qualité de Directeur du DSI, le
Department of Scientific Investigation – Centre de la Recherche Scientifique, Département de la Recherche Scientifique ou encore Département Scientifique selon les divers (et anonymes)
traducteurs de chez Artima. A ce sujet, notons que dans le premier épisode traduit, le nom du personnage est francisé en Jean Darwin… comme le fut un certain Adam Strange devenu, le temps d’un
épisode, Etrange Adam !
Darwin Jones fut tout de même le premier personnage récurrent présenté dans les pages deStrange Adventures : sa première aventure, dessinée par Paul Norris sur un scénario de David V. Reed, est en effet au
sommaire du n°1 (8/9.1950), placée immédiatement après l’histoire vedette de ce numéro, l’adaptation en BD du film Destination Moon. Il apparaîtra à 13 reprises dansStrange Adventures, entre 1950
et 1964 – mais sans aucune régularité et avec des périodes d’absence de plusieurs années !
Quatre épisodes seulement ont été traduits et publiés dansAventures Fictionen 1958/59,
et jamais réédités à ma connaissance – le personnage ne fait pas beaucoup mieux chez lui où seul un épisode, le dernier, a fait l’objet d’une réédition dansFrom Beyond the Unknownen
1972.
Quant au Spatial 25, cette fois encore, ça va être du lourd !
Quel est le plus grand dessinateur étasunien de SF des années soixante ? Facile : Carmine
Infantino – dontAdam StrangeetSpace Museumfigurent déjà au catalogue de l’étonnante collection Spatial. Quelle est la série la plus
génialeetméconnue de Carmine Infantino ? Facile : Strange Sports Stories ! Tout le monde en parle
mais personne ne l’a lue – et ceux qui croient l’avoir lue ont lu, en réalité, la série de 1973/74, traduite pour partie dansHerculeetFlash, mais dont les treize
aventures (réparties sur les six numéros du comic-book) sont dessinées par Curt Swan, Irv Novick, Dick Giordano et John Rosenberger. Non, non ! Le cousin parle des dix aventures parues en
1962/63 dansThe Brave and the Bold, scénarisées par Gardner Fox et John Broome, dessinées par Infantino et encrées par Joe Giella, Sid Greene et
Murphy Anderson.
Le problème, c’est que les originaux sont fort peu achetables… seules quelques histoires ont été
rééditées dans des comic-books des années septante nettement moins cotés mais qui circulent peu… et vous pouvez toujours éplucher vos collections deSidéral,Big Boyet autresAventures Fiction,
vous n’en trouverez aucune traduction. Simplement parce que Monsieur Artima ne savait pas bien où caser ces récits mêlant sport et SF. Evidemment, c’est là que le cousin intervient. Le cousin est
cinglé, on le sait : depuis l’adolescence, il collectionnetousles périodiques de BD ainsi quetousles petits formats, en
particulier ceux de chez Artima. Serait-ce pour les lire ? Pas vraiment. C’est plutôt pour traquer la moindre BD de SF, de préférence dans les supports les plus improbables. Et Dieu sait si
Artima s’y connaissait en improbabilité, disséminant des récits fondamentaux (le premierJohn
Jones, desMusée de l’espace, desAdam Strange,
desChevaliers atomiques…) dans des titres a priori sans le moindre rapport avec la SF. C’est ainsi que le cousin, louée soit son
obstination pour ne pas dire son obsession foutraque de tout éplucher, savait, depuis une plus ou moins belle lurette, que les Strange Sports Stories de Carmine Infantino – les vraies –
avaient été traduites, au moins en partie, dans un petit format des années soixante dont on ne parle jamais et que personne (à part les irréductibles de Brantonne) ne collectionne :Johnny Speed.
Merci qui ? Merci le cousin, dont le karma devrait s’améliorer grâce à cette belle et admirable
action : l’édition en albums de quelques-unes de ces perles infantiniennes.
Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Concitoyens
Bien chers tous,
Nous voilà mi-août et le cousin est de passage dans sa campagne pour quelques semaines – le temps de
s’occuper un peu de ses éditions et de rédiger, au milieu de ses collections et dûment connecté à internet, les trois douzaines de cartels (comprendre : fiches descriptives d’objets exposés)
qui lui restent à faire pour l’Espace Jules Verne de la Maison d’Ailleurs. Fort pris, le cousin continue de l’être – d’autant qu’il a passé le mois de juillet à déménager son amoureuse en Suisse.
Le cousin est crevé et il a pris bien du retard. Sa voiture est tombée en panne et, à peine réparée, des malfaisants lui ont défoncé les portes et crevé les pneus. Comme la boutique ebay du
cousin a du fermer ses portes au cours de ses récents et récurrents exils helvètes, le cousin est à un rien d’une nouvelle période souci financier – ce qui ne le préoccupe guère, habitué qu’il
est de naissance à ce genre de situation. En attendant, le cousin doit composer la musique du spectacle inaugural de l‘Espace Jules Verne – une adaptation de Maître Zacharius du même ; les
idées peinent à venir et le cousin, toujours aussi bordélique, ne retrouve pas son vieux Tascam 4 pistes dont il comptait se servir, comme table de mixage, pour connecter à une pédale looper à la
fois un synthé, une de ses guitares, un générateur de rythmes et un micro. Et peut-être même une basse électrique, faut voir. Un peu agaçant, car le cousin se voit mal assurer tout seul la
performance – une polyphonie à cinq ou six voix – sans l’aide du looper (en français : générateur de boucles). Mais bon, le cousin en a vu d’autres…
Côté éditions, une autre contrariété particulièrement contrariante vient contrarier nos projets.
C’est dire. En fait, le cousin est colère : le cousin en a marre de ces saloperies d’imprimantes à jet d’encre dont les buses se bouchent dès qu’on cesse de les utiliser pendant deux
semaines. Circonstance aggravante : le cousin utilise des encres mêlées de résine, ce qui assure un petit look bien brillant ainsi qu’une belle longévité à la chose imprimée… mais bousille
les têtes d’impression encore plus vite ! Bon, clairement : c’est la troisième imprimante que le cousin fusille pour la même raison : buses bouchées, et ce le plus
indébouchablement qu’il puisse être. Celle-là était un combiné Epson Stylus DX4050 – ça fera au cousin un scanner de plus… Du coup, nos petites éditions entrent à nouveau dans un cycle de retard
pour cause technique et ça commence à bien faire.
D’autant que nous avions prévu de passer, n’est-ce pas, à la vitesse supérieure en vous proposant
des albums en couleurs ! Sapristi ! De la bel ouvrage en prévision (voir plus loin). Mais imprimée comment ? Zat ist ze quouetcheune, comme on dit en argot suisse allemand mâtiné
de patois lorrain. Que faire ? Cambrioler une banque et acheter une imprimante couleurs laser ? Non sans risques et peu satisfaisant sur le plan intellectuel, surtout depuis que le
cousin a pour ainsi dire viré bouddhiste.
La solution la plus envisageable – mais hélas la moins écologique – consiste sans doute à acheter
une imprimante couleurs à jet d’encre (en cherchant un peu on trouve de l’excellent matériel à 50€), à se lancer dans un gros tirage en changeant les cartouches d’encre tant que ça continue
d’imprimer correctement… puis à l’amener à la déchetterie dès que les buses commencent à merdouiller. Puis on recommence avec une autre. Il faut quand même être conscient qu’une imprimante
(fournie avec son jeu de cartouches) coûte en général le même prix qu’un jeu de cartouches seul. En fait, les fabricants veulent vous vendre de l’encre – les imprimantes, c’est cadeau ! Sur
mon Epson, les cartouches contenaient chacune 4,5 ml. d’encre et coûtaient 9,99€ pièce. Faites le calcul : ça fait plus de 2000€ le litre d’encre ! S’il ne s’agit pas d’une discrète
mais bien profonde sodomie à l’insu de votre plein gré, cela y ressemble bougrement, boudiou !
Dernier sujet qui risque de faire se lever quelques sourcils dans les chaumières : des albums
largement – voire totalement –imprimés en couleurssur du beau papier ; Autant le préciser d’emblée : ça promet de faire chaud au niveau du
porte-monnaie !
Malin, le cousin va commencer par une édition qui s’impose et ne peut donc se refuser : les 20
premières planches du dimanche de la série culte Terres Jumelles, que peu de gens ont vues puisqu’elles sont parues en 1953 dans les fort rares derniers numéros, en format moyen, de la
seconde série deTarzan– se poursuivant dans les premiers numéros deHurrah !en lequel il se
transforme. Du lourd – voir les cotes du BDM, j’ai mis des années à trouver tous les numéros et y ai laissé ma liquette ; merci au passage à notre ami bruxellois J.P. Dupont qui m’a
récemment déniché les deux derniers numéros manquants. Créé en 1952 par O. Lebeck et Alden McWilliams, le strip quotidien se voit complété par une planche du dimanche, réalisée par le même tandem
artistique, à partir du 1.3.1953 – scénario indépendant de celui du strip quotidien. Les planches publiées en France sont complètes et en couleurs, mais hélas retouchées, parfois sévèrement, dans
le sens d’un rhabillage des petites femmes de Terra, fichtrement sexy et vêtues de nuisettes spatiales mini-rikiki un rien osées pour l’époque. Dans sa grande bonté, le cousin complètera donc les
20 planches de la traduction française, reproduites en couleurs, par 19 planches étasuniennes au format d’origine et en noir et blanc – seulement 19, vous avez bien lu, car une des planches
originales semble définitivement perdue, en tout cas elle est absente de l’unique édition américaine de Susor Publications. Ce Terres Jumelles constituera, à n’en pas douter, un tout à
fait mémorable 22ème volume de la Collection Spatial.
Le volume suivant sera consacré à Darwin Jones : le plus méconnu et le plus oublié des
héros de SF du Silver Age DC. Ses aventures sont situées sur Terre, à l’époque de leur publication. Il ne bénéficie d’aucun équipement spécial et n’a pas de don particulier – si ce n’est un
esprit d’analyse particulièrement affûté, ce qui s’avère fort utile en sa qualité de Directeur du DSI, le Department of Scientific Investigation. Darwin Jones fut le premier personnage récurrent
présenté dans les pages deStrange Adventures : sa première aventure, dessinée par Paul Norris sur un scénario de David V. Reed, est en effet au
sommaire du n°1 (8/9.1950), placée immédiatement après l’histoire vedette de ce numéro, l’adaptation en BD du film Destination Moon. Il apparaîtra à 13 reprises dansStrange Adventures, entre 1950
et 1964 – mais sans la moindre régularité et avec des périodes d’absence de plusieurs années ! Quatre épisodes seulement ont été traduits et publiés dansAventures Fictionen 1958/59,
et jamais réédités à ma connaissance – le personnage ne fait pas mieux chez lui où seul un épisode, le dernier, a fait l’objet d’une réédition dansFrom Beyond the Unknownen
1972. Après la grosse dépense des Terres Jumelles, le cousin, soucieux de l’équilibre financier de ses gentils souscripteurs, propose donc un Darwin Jones en version light – noir et
blanc minimaliste – à petit prix.
Et la suite ? Eh bien, attendez-vous au premier volume des Chevaliers Atomiques, une
série souvent citée par nos correspondants en attente de son édition en albums. Créée en 1960 par feu notre ami John Broome, excellent scénariste qui était venu s’installer en France au début des
années huitante, et par le non moins excellent Murphy Anderson, cette saga post-atomique a été publiée dansStrange Adventureset éditée
en France un chouilla n’importe comment. Le premier album concocté par le cousin proposera donc, dans l’ordre : le premier épisode dans sa première version en 16 planches (parue dansSidéralen 1961),
la planche originale de Gil Kane réalisée spécialement pour sa réédition étasunienne en deux parties et qui servait de transition, le second épisode inédit en France en fac-simile de l’édition
originale (en américain et en couleurs), le troisième épisode dans sa très rare première version (parue dansCommandoen 1961) et enfin le
quatrième épisode, toujours dans la première version (parue dansSidéralen 1961). Le cousin a tout de même mis quelques années à trouver ce foutre numéro deCommandodont il avait les
références… pour la petite histoire, il a fallu en acheter tout un lot en Belgique, via ebay – ce qui s’avéra en définitive un bon investissement quand on sait que les anciens numéros de ce titre
de guerre édité par Artima contiennent de nombreux récits de SF. La difficulté fut encore plus grande pour localiser leStrange Adventurescontenant
la seconde apparition des Atomic Knights et qui est coté outre-atlantique plus de 400$. Mais nous y sommes parvenus !
Délaissant pour un temps le fond DC, nous allons aborder pour deux albums l’éditeur Magazine
Enterprises et vous présenter deux personnages du Golden Age, à peu près inconnus ici mais fort plaisants. Jet Powers fut créé en 1950 par Bob Powell et dura le temps de douze aventures –
le cousin possède tous les originaux étasuniens mais il lui manque encore quelques planches de la traduction française dansGarry. Je ne sais pas encore
comment je vais organiser l’édition des aventures de ce personnage – à tout bientôt pour davantage d’infos. Space Ace fut quant à lui créé en 1947 par Fred Guardineer pourManhunt !, et
dura le temps de six aventures ; puis le personnage émigra dans les pages deJet, le comic-book consacré à Jet Powers, où il connut quatre nouvelles aventures – ce sont ces dernières
que le cousin compte éditer en album et en couleurs. Histoire de vous faire saliver, sachez donc, braves et impatients souscripteurs, que les deux dernières furent dessinées par Al Williamson et
finalisées par ses assistants – des petits jeunes franchement pas manchots comme Frank Frazetta, Roy Krenkel et Wallace Wood. C’est d’ailleurs Wallace Wood qui encre le dernier
épisode : somptueux ! Là encore, l’album projeté sera tout en couleurs et coûtera donc bonbon, comme on disait dans les années cinquante.
Rappel pour finir : dès que le problème d’imprimante du cousin sera réglé sortira le
21ème volume de la collection Spatial : J’ai chassé une soucoupe volante… (et autres récits) par Bill ELY. Ce volume proposera six récits complets de SF réalisés par Bill
ELY et publiés, à l’origine, dansMy Greatest Adventure,House of MysteryetTales of the
Unexpected, entre 1955 et 1958. Fac-simile agrandi des versions françaises publiées
dansBig Boyen 1956/59.
Bill ELY est un dessinateur, encreur et scénariste étasunien né en 1919. Il travaille pour divers
éditeurs de comics de la fin des années 30 jusqu’aux années 60 – la fin de sa carrière (de moi connue) se passe pour l’essentiel chez DC, avec la publication de nombreux récits complets dans les
titres anthologies et surtout son travail sur Rip Hunter, Time Master. J’ignore ce qu’est devenu Bill Ely à partir des années septante – et s’il est encore en vie ou pas. Pour ses récits
complets de SF et de fantastique, il travaillait en général seul, assurant les scénarios, le dessin et l’encrage. Son style est très reconnaissable, en particulier sa manière unique de dessiner
les visages.
C’est le premier album que le cousin réalise directement en numérique, sans passer par une maquette
papier. Les originaux ont été scannés avec un logiciel pour nettoyer les grisés et corriger le jaunissement du papier, en ajustant la luminosité et le contraste. C’est long et un peu pas marrant
– surtout à partir de mesBig Boysouvent tout jaunis-pourris ; mais le résultat est un peu plutôt pas mal. Bon, vous verrez. Ces scannes
bidouillés sur montés avec Publisher puis imprimés directement.
Chic planète, assurément !
PS : le cousin a mis ses menaces à exécution : non, il n’a pas cambriolé une banque, il a acheté sur
amazon.fr une imprimante Epson d’entrée de gamme (mais utilisant ces fameux encres de la mort qui bouche les buses mais top brillance) – une Stylus D92 pour ceux qui suivent le détail de nos
aventures. Nous avons imprimé 20 couvertures du Bill Ely sur une belle carte 220g brillante – ce qui correspond peu ou prou à nos premiers besoins vu le nombre des souscripteurs ; puis nous
avons entamé le tirage des Terres Jumelles sur du papier 100g, histoire de voir combien d’exemplaires on pouvait imprimer avec un set de quatre cartouches. Nous avons vu : après une
quarantaine de feuilles imprimées (des pleines pages en couleurs), le noir et le rouge ont rendu l’âme. Bilan des courses : 60 impressions (dont 20 avec une surface couleurs d’environ 40%
seulement) avec un jeu de cartouches qui vaut 40 euros (4 x 9,99€)… Ca va faire encore plus mal au porte-monnaie que nous ne le soupçonnions/redoutions. L’album Terres Jumelles est donc mis
en souscription à 25€ - compte tenu des frais de port, du coût du papier, de la carte de couverture, de la toile adhésive de reliure et du reste, ce devrait être une opération à peu près
équilibrée. Enfin, espérons…
Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Citoyens
Bien chers tous,
Nous voilà fin juin et le cousin – qui n’en est pas encore tout à fait revenu – a trouvé le temps de
sortir le 20ème volume de la collection Spatial : Le Ranger de l’Espace. Cet album propose quatre aventures du personnage publiées dansTales of the Unexpected40 à
43 (1959), les premières de la série régulière, dessinées par Jim Mooney sur des scénarios de Arnold Drake, publiées par chez nous dansSidéraletAventures Fictionen
1960/61.
Dans la foulée, le cousin a aussi procédé à une nouvelle édition, sous couverture en couleurs et
avec logo étasunien d’origine, du volume consacré à Adam Strange – il fut en son, temps le deuxième titre de la collection Spatial. Un bien bel album, ma foi, et fort épais puisqu’il
propose rien moins que les 6 premières aventures (chacune de 9 ou 10 planches, c’est selon) dessinées par Carmine Infantino, au démarrage de la série dansMystery in Spaceen 1959,
après son lancement dansShowcase, dessinée par Mike Sekowsky. Evidemment, il s’agit des versions françaises parues dansSidéralen 1959/60. En prime
une longue postface sur le personnage – une de mes grandes admirations dans la BD étasunienne, dois-je dire ; avec la couverture deMystery in Space54,
reproduite en couleurs.
Et dans la foulée de la foulée, le cousin a enfin fini le n°162 d’A&Aqui traînait
depuis une éternité et demie dans ses tiroirs. En fait, et je m’en suis déjà expliqué ici ou là, chaque fois que je me mettais à la recherche de matériel pour boucler ce numéro, une mauvaise
nouvelle me tombait dessus – en général le décès d’un copain de la SF ou du monde du spectacle. Depuis le moment où j’ai finalement écrit l’éditorial de ce numéro, d’autres potes se sont fait la
malle : Emmanuel Jouanne d’abord, que je connaissais depuis près de trente ans (on a démarré en même temps ou peu s’en faut) et qui a longtemps collaboré à mes divers fanzines et revues de
SF, Claude Veillot ensuite, très connu aujourd’hui dans le milieu du cinéma mais qui avait également publié des nouvelles de SF à la fin des années cinquante / début des années soixante, ainsi
qu’au moins deux romans intéressants en J’ai Lu :MisandraetLa Machinede Balmer, dans
les années septante. Claude Veillot habitait à La Rochelle, pas très loin donc. Bon, je n’ai pas attendu d’autres mauvaises nouvelles pour me décider à sortir ce numéro 162 ! On finirait pas
s’habituer à ne plus rien faire, en se complaisant dans le souvenir de nos disparus. Lisez Claude Veillot, lisez Emmanuel Jouanne (Nuageest un chef d’œuvre). Et
ne les oubliez pas trop vite…
Et la suite ? Eh bien, le mois prochain sortira le 21ème volume de la collection
Spatial : J’ai chassé une soucoupe volante… (et autres récits) par Bill ELY. Ce volume proposera six récits complets de SF réalisés par Bill ELY et publiés, à l’origine, dansMy Greatest Adventure,House of MysteryetTales of the
Unexpected, entre 1955 et 1958. Fac-simile agrandi des versions françaises publiées
dansBig Boyen 1956/59.
Bill ELY est un dessinateur, encreur et scénariste étasunien né en 1919. Il travaille pour divers
éditeurs de comics de la fin des années 30 jusqu’aux années soixante – la fin de sa carrière (de moi connue) se passe pour l’essentiel chez DC, avec la publication de nombreux récits complets
dans les titres anthologies et surtout son travail surRip Hunter, Time Master. J’ignore ce qu’est devenu Bill Ely à partir des années septante – et s’il est encore en vie ou pas. Pour ses
récits complets de SF et de fantastique, il travaillait en général seul, assurant les scénarios, le dessin et l’encrage. Son style est très reconnaissable, en particulier sa manière unique de
dessiner les visages.
C’est le premier album que le cousin réalise directement en numérique, sans passer par une maquette
“ papier ”. Les originaux ont été scannés avec un logiciel pour nettoyer les grisés et corriger le jaunissement du papier, en ajustant la luminosité et le contraste. C’est long et un
peu pas marrant – surtout à partir de mes Big Boy vraiment tout jaunis-pourris ; mais le résultat est un peu plutôt pas mal. Bon, vous verrez. Ces scannes bidouillés sur montés avec
Publisher puis imprimés directement.
Chic planète, assurément !
Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 Le Canton, 33620 CUBNEZAIS. E-mail : francis.valery@mail.be
Nous voilà en mars et le cousin n’a toujours pas sorti les deux derniers titres de son programme
2007 : Le Ranger de l’Espace et Radarex volume 2, respectivement 19ème et 20ème volumes de la collection Spatial. Pas davantage que le numéro d’A&A
annoncé et devant être consacré, pour l’essentiel, à la Science-Fiction australienne – et ne parlons pas du volume des Mélanges qui traîne depuis des mois.
Alors ? Le cousin est-il mort ou se moquerait-il du monde ? Les deux, peut-être ? Que nenni
mes jolis. Le cousin n’est pas mort, désolé. Et côté moquerie, si peu…
On dira, pour faire bref, que le cousin a traversé une période un peu chaotique au niveau de l’organisation
de son planning, dans un contexte pas toujours très folichon – au niveau du moral et de la bonne forme. Mais le cousin sait à l’occasion se soigner – à quoi ça servirait, sinon, d’avoir toutes
ces herbes de sorcières dans le jardin, franchement !
En fait, je crains que le cousin n’ait développé – mais alors développégrave– une espèce de phobie pour tout ce
qui relève de la méga-urbanité ! Pour tout dire, et merci de ne pas rire, les trois dernières fois que le cousin a tenté d’aller à Bordeaux pour visiter son imprimeur, ses petites maquettes
sous le bras, il a… fait demi-tour en cours de route. Parce qu’à chaque fois que le cousin se risquait sur cette putain d’autoroute, il tombait sur ce putain de ralentissement quasi permanent
qui, dès le petit jour et jusque en fin de matinée, démarre sitôt passé le pont de Cubzac, et se transforme en putain de gros bouchon de merde bien avant d’attraper la putain de sortie qui
conduit à la rive droite – que le cousin a pris l’habitude de longer, à contresens de l’écoulement de la rivière, pour gagner le Pont Saint-Jean puis traverser la Garonne, avant de s’enfiler dans
les petites rues. Même que la troisième fois, les petits nerfs du cousin avaient tenu jusqu’à cette sortie… pour constater qu’il y avait un méga-ralentissement pour cause de travaux à la con, en
haut de la grande descente qui plonge droit vers la rivière, puis qu’il y avait un autre méga-bouchon à la con tout le long de ladite rivière pour cause de prolongation d’une ligne de tramway à
la con, puis qu’il… mais là STOP : le cousin a glissé Tommy des Who à fond la caisse dans le radio-cassette, il a ouvert en grand les vitres malgré la caillure extérieure, il a poussé un
grand cri et – même pas peur – a fait un monstrueux demi-tour en plein milieu du bouchon, tout en adressant des gestes obscènes aux crétins qui lui faisaient signe qu’il était taré.
Putentraille ! Depuis, le cousin s’est promis-juré qu’il ne foutrait plus jamais les pieds dans cette putain-con de ville de merde – sauf peut-être un dimanche après-midi ou un jour de la
semaine mais uniquement aux alentours de 3h du matin. Sauf que ces horaires-là, c’est pas bien pratique pour aller chez son imprimeur.
Fin des grossièretés, fouchtre saucisse !
Bon, c’est pas tout, mais qu’est-ce qu’on va devenir, sans accès auprès de notre imprimeur ? Facile.
Comme disait un de mes grands-pères : y’a pas à tortiller du cul pour chier droit (PS : on avait dit fin des obscénités, mais il a dans cette expression un furieux quelque chose
ressortissant à une forme de culture populaire qu’il convient d’entretenir, n’est-il pas ?). La solution : AUTONOMIE. Ce qui en clair signifie : acquisition de matériel
d’impression. Alors bon, j’ai accéléré un peu les ventes de bricoles sur ebay – tout en ralentissant un peu les achats de bricoles sur ebay ; et j’ai acheté (en ligne) une imprimante laser
(HP laserjet 1018) soldée pour cause de lancement du nouveau modèle, plus beau, plus rapide, plus mieux, bref total génial. Comme ils avaient dit pareil lors du lancement du modèle aujourd’hui
obsolète, je me suis dit que, mes besoins étant restés les mêmes, la vieille bécane ferait parfaitement l’affaire – surtout à moitié prix, surtout parce que la nouvelle fonctionnait avec la même
cartouche de toner que l’ancienne (pas de risque de ne plus en trouver, donc), surtout parce que j’avais repéré qu’on en trouvait des recyclées sur internet à moitié prix, et enfin surtout parce
que j’avais pas les sous pour acheter une imprimante plus cher.
Voilà. Sauf que mes maquettes sont toutes en version papier – avec des machins collés dans tous les coins.
Or, si on peut régler les photocopieuses pour ne pas voir à l’impression les traits et ombres de montage, toutes ces cochonnailleries apparaissent sur un scanne à 300 dpi – même qu’on ne voit que
ça. En clair : chaque maquette doit donc être scannée au mieux, page par page, puis les scannes sont collés un à la fois sur autant de compositions vierges dans Publisher 98, et toutes les
merdouilles sont nettoyées en collant dessus des petits rectangles vides (ceux qui utilisent Publisher 98 me comprennent – les autres qui font les malins avec Photoshop sont, je suppose, morts de
rire… pas de ma faute si je n’ai pas Photoshop ; de toutes façons je saurais sûrement pas m’en servir). Bon : il me faut une heure pour faire une page. Donc deux semaines pour
“ récupérer ” ainsi une maquette complète (je n’ai pas tout à fait que ça à faire, voyez-vous).
Comme j’avais en noté pas mal de choses (épuisées) commandées par mes sympathiques acheteurs, j’ai commencé
par ça. Ainsi, à l’heure où je vous parle, je viens tout juste de finaliser la “ maquette numérique ” du Tommy Tomorrow, dans la collection Les Belles Histoires, et de poursuivre
le tirage (exemplaires 31 et suivants) ; et il y a deux semaines, j’ai réalisé une maquette numérique (mais il va falloir la reprendre, je crains) du Jean d’Armor qui était épuisé
depuis des mois – le tirage a été poursuivi de cinq exemplaires ; et avant ça – en janvier – j’avais repris le Spatial consacré à Ace O’Hara… Toutes ces petites sucreries, on l’aura
compris, étant imprimées sur l’imprimante laser achetée en début d’année.
Ah, c’est bien plus long qu’avec une photocopieuse haut de gamme – et surtout ça ne sort pas trié… donc il
faut passer un temps fou à assembler les feuillets. Comme dans le bon vieux temps de la ronéo ! Et ça revient plus cher – nettement plus cher, même en achetant des cartouches recyclées… car
elles permettent au grand maximum 650/700 tirages. Mais c’est le prix de l’autonomie – et surtout ce qu’il fallait pour reposer mes petits nerfs !
Et à l’heure qu’il est, sauf erreur ou oubli de ma part, ayant poursuivi les tirages qui devaient l’être,
je suispresqueà jour de
tous les envois qui traînaient – ça m’a semblé le plus important. Il me reste maintenant à numériser la maquette de Adam Strange puis à sortir les nouveautés. Ca sera pour le mois
prochain. Explication : je pars dimanche 16 mars pour la Maison d’Ailleurs, je vais y travailler deux semaines et serai donc de retour le dimanche 30 mars. Devinez ce que je vais faire
ensuite ? Eh oui : transformer la maquette papier du Radarex, Volume 2 en maquette numérique… et faire chauffer l’imprimante. On y est presque. Et dans la foulée, le cousin
sortira Le Ranger de l’Espace. Chic planète. Chic planète ? Mais oui : chic planète !
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Bien chers cousins,
Comment ? Nous sommes tout juste en novembre et le cousin sort un nouveau Blificc alors que le
précédent date de fin octobre ! Que se passe-t-il ? Le cousin aurait-il oublié de prendre ses médicaments contre l’hypertension ? Aurait-il enfin trouvé un moyen de ralentir le
temps ? Ou serait-ce l’élection la nuit dernière de Barack Obama qui lui aurait fait l’effet d’une vieille dose d’amphètes ?
Rien de tout ça, je vous rassure – pour autant que vous auriez besoin de l’être. Le cousin n’a hélas pas
trouvé un moyen de ralentir le temps ; et il continue de prendre bien sagement ses médicaments, ce qui lui vaut un petit 11/8 de tension au lieu des 23 et des poussières qu’il avait il y a
une douzaine d’années. Quant aux élections étasuniennes, le cousin s’en tamponne à peu près autant que des élections françaises, habitué qu’il est de constater, qu’ici comme là-bas, on n’a jamais
d’autre choix qu’entre un candidat de droite et un candidat de droite.
Non, le cousin en a juste mis un bon gros coup sur sa petite maison d’éditions. Il faut dire que ces
derniers jours, nous avons trouvé dans notre boîte aux lettres trois fort respectables commandes de nos petites sucreries. Un immense merci à nos nouveaux amis Marc Caro, Alain Chareyre et Pierre
Grain – on se croirait dans MySpace ! – pour nous avoir délesté à eux trois d’une cinquantaine d’albums. Le genre de choses qui permet fort concrètement de relancer la machine éditoriale. Le
nerf de la guerre, comme on dit. En l’espèce, cela s’est traduit par une grosse commande d’un stock de ramettes de papier et de carte pour les couvertures, de toner et de cartouches d’encre pour
nos imprimantes, de toile pour les reliures, et toutes ces choses qui nous font envisager la fin de l’année de bonne humeur.
Comme annoncé dans le précédent Blificc – enfin, il me semble – le cousin a procédé à la fabrication du
Spatial 24 consacré àDarwin Jones : l’intégrale des aventures traduites. Concernant cette même collection, nous avons scanné les épisodes
desStrange Sports Storiesde Carmine Infantino retenus pour le premier volume de cette nouvelle intégrale. Palsambleu ! On en a un petit
peu bavé, parce qu’il fallait allait chercher notre pitance graphique au sein d’une reliure : d’une main il fallait maintenir la chose ouverte fermement plaquée contre la vitre du scanner,
en particulier au niveau de la reliure, mais pas trop pour ne pas l’exploser ; de l’autre main et de la souris, il fallait délimiter la zone du scanne tout en corrigeant, de l’autre main, le
positionnement de l’original, millimètre par millimètre, pour avoir un scanne bien droit ; de l’autre main, il fallait jouer avec la luminosité, le contraste et toutes ces choses, pour faire
disparaître les grisés du vieux papier ; et enfin de l’autre main il fallait expliquer au scanner où ranger le scanne, histoire de le retrouver. Simple question d’organisation – et de
souplesse des articulations. Mais nous parvînmes à nos fins, sans autre souci que cette volonté opiniâtre de bien faire qui nous caractérise. Ah, comme on nous reconnaît bien là !
(Sinon, hier soir, j’ai regardé en DVDInvasion. Un vague remake deLa Guerredes Mondes. Le générique est incompréhensible. La première minute est passionnante – mais pour des raisons non science-fictives.
Tout le reste est nul. C’est la vie.)
Pour en revenir à nos propres aventures éditoriales, sachez que j’ai fait un petit point sur la situation.
Aïe… ça commence mal, allez-vous penser. Pire !...
I y a tout juste quatre ans, le cousin s’est pris d’une envie irrépressible d’éditer des BDs de quand il
était petit, pour son plaisir et pour celui d’une poignée d’amateurs. en novembre 2004, le cousin a lancé la collection Spatial avec pour premier titre le fameuxTaxi de l’Espacede Gil Kane (entre
autres) ; soucieux de publier aussi des BDs davantage francophones et pas forcément science-fictives, le cousin a lancé en février 2005 la collection Strips – devenue ultérieurement
Strips & Cie – avec unTif et Tondu ; enfin, en octobre 2005, le cousin, toujours lui, a lancé Les Belles Histoires du Cousin Francis, dans
le but de rassembler sous la forme de petits albums les récits complets de SF et de fantastique qui traînent en bouche-trous dans des publications Artima/Arédit par ailleurs de peu d’intérêt – et
ce furent les anthologiesMême pas peuretToujours pas peur.
Quatre ans plus tard, le catalogue des nano-éditions du cousin compte 39 titres : 24 dans la
collection Spatial, 10 dans Les Belles Histoires et 5 labellisés Strips. Presque un album pas mois – pas si mal, tudieu ! Au moins en diversité – et j’espère, en qualité de mes choix
éditoriaux.
A y regarder d’un peu près, toutefois, il apparaît que seuls 9 albums se sont vendus à plus de… 30
exemplaires. Best-seller :Taxi de l’Espace 1(45) suivi deAdam Strange(41). Puis viennentTaxi de
l’Espace 2,Musée de
l’Espace 1etPrince
Viking(36),Radarex
1(35),Musée de
l’Espace 2etTommy
Tomorrow(32) et enfinDan Conquest 1(31). Les 30 autres albums
se sont vendus entre 15 et 30 exemplaires.
Avec une vente moyenne de l’ordre de 25 exemplaires, on voit qu’environ un millier d’albums ont été vendus
en quatre ans – soit 20 par mois. 123 personnes différentes nous ont acheté au moins un album – et souventeffectivementun album… C’est en général
le cas des gens qui nous découvrent via ebay : ils cherchent un album précis et une fois l’achat conclu, ne manifestent pas d’intérêt pour le reste du catalogue.
En fait, la maison tourne avec une quinzaine d’acheteurs qui prennent tout ! Puis avec une petite
trentaine d’amateurs qui achètent au coup à coup.
Si l’on prend en compte le temps que je passe à fabriquer ces albums et l’argent que je suis amené à
dépenser pour compléter mes collections afin de finaliser telle ou telle réédition, poursuivre cette aventure éditoriale n’a pas le moindre sens ! Pour tout dire, j’ai parfois le sentiment
de gaspiller mon temps et mon énergie – ma vie, en somme – pour faire des choses qui n’intéressent personne ! Ou peu s’en faut…
Mais il faut croire que cela m’intéresse moi-même suffisamment, pour que ce sentiment glisse sur moi sans
autre dommage qu’un peu de tristesse – et sur la carapace de mon indifférence quant à la plupart des activités considérées comme normales par les braves gens qui nous entourent.
Le cousin va donc continuer de s’amuser avec ses petites BDs, son scanner et ses imprimantes. Pour son
plaisir et celui d’une poignée d’irréductibles gaulois. Après tout, il y a quantité de manières bien moins agréables d’attendre la mort, n’est-il pas ?
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