Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 29 avril 2008
BLIFICC n°10
Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Citoyens

    Bien chers tous, Nous voilà fin avril et le cousin a enfin trouvé le temps de sortir le 19ème volume de la collection Spatial : Radarex volume 2. Chic planète, assurément !

    Comme expliqué la dernière fois, le cousin ne fout plus les pieds hors de chez lui – sauf pour aller à la poste et faire ses petites courses sur les marchés du coin. Et bien sûr pour aller en Suisse voir sa chérie et travailler à la Maison d’Ailleurs (mais ce n’est pas pareil).

    Le cousin a donc trouvé un fournisseur de cartouches pour son imprimante laser ; un fournisseur de papier bien blanc et qui, jusqu’à présent, n’a jamais provoqué de bourrage et passe en recto/verso sans souci ; et un fournisseur d’enveloppes et autre menu papeterie. Tout ça sur internet. Quelle belle invention, tout de même !

    En même temps qu’il fabriquait le Radarex, le cousin a procédé à un prolongement de tirage du troisième fascicule de la collection Les Belles Histoires, judicieusement titré A toute berzingue ! Petite précision : les tirages annoncés dans les volumes de nos éditions sont des tirages virtuels et maximum. Quand, en janvier 2006, nous avions sorti ce volume de petites histoires dessinées consacrées à tout ce qui roule très vite en faisant beaucoup de bruit, il avait été annoncé, haut et fort, un tirage de 99 exemplaires. Cela signifiait seulement que nous envisagions, si besoin était, d’imprimer un maximum de nonante-neuf exemplaires. En fait, nous en avions imprimé 25, numérotés 1 à 25 – et il a fallu deux ans et quatre mois pour les vendre. Quand on vous dit que ces sucreries n’intéressent vraiment pas grand monde et que le cousin, en dépit du temps et de l’énergie invraisemblables qu’il y consacre, ne gagne pas un sou avec ses petites éditions, nous espérons que vous nous croyez !

    Ce mois-ci, nous avons donc refait la maquette de ce petit album de 64 pages ; les planches ont été nettoyées autant que faire se peut et tout a été remonté dans Publisher. Bon, ça a pris autant de temps que s’il s’était agi de sortir une nouveauté – en gros une semaine à temps quasiment plein. Et nous avons fait un prolongement de tirage de… cinq exemplaires, numérotés 26 à 30. Le papier est plus épais et plus blanc que celui du premier tirage ; l’impression de meilleure qualité ; et la couverture est sur un 220g semi-brillant du plus effet et à l’excellente rigidité

     Petit à petit, tous les albums épuisés seront repris dans une nouvelle version, avec maquette numérique. Lorsque possible, il y aura des améliorations dans la présentation fort visibles – comme par exemple des couvertures en couleurs pour des volumes initialement sortis sous couvertures monochromes avec vignette collée.

    A ce jour, seul l’album Taxi de l’Espace 1 – notre toute première réalisation – a été entièrement remaquetté et se présente désormais sous une couverture en couleurs ; c’est pour cela que nous le présentons comme une « nouvelle édition » et non comme un simple prolongement de tirage. (ceci pour répondre à ceux de nos souscripteurs qui nous ont posé la question).

    Il sera toujours clairement indiqués quelles seront, le cas échéant, les modifications apportées au fil des prolongements de tirage.

    Le mois prochain sortira le 20ème volume de la collection Spatial : Le Ranger de l’Espace. Ce volume propose quatre aventures du personnage publiées dans Tales of the Unexpected 40 à 43 (1959), les premières de la série régulière dessinées par Jim Mooney sur des scénarios de Arnold Drake, publiées dans Sidéral et Aventures Fiction en 1960/61.

    On peut encore y souscrire en nous adressant un chèque de 12 euros. Merci de votre soutien.
   
    Le cousin

Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 Le Canton, 33620 CUBNEZAIS. E-mail : francis.valery@mail.be
par Cousin Francis publié dans : Blificc
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 11 mars 2008
Bien chers tous,

    C’est la rentrée ! Comme disent ceux qui étaient sortis. Nous qui vivons à l’écart des rythmes communs – ceux que l’on fustigeait naguère sous le vocable « métro-boulot-dodo » - autant dire que l’expression ne nous est guère compréhensible. Mais admettons : c’est la rentrée.

    Octobre a vu le cousin se promener en Suisse Romande, entre Lausanne et la Maison d’Ailleurs (au début du mois) et du côté du lac pour une « conférence » (en fait une heure de causerie partiellement improvisée sur quelques faits glissade survenus au cours de l’enfance du cousin, et qui l’ont précipité dans sa vision non dualiste de l’objet réel/imaginaire). C’était chou. Et le vendredi soir, on s’est pété les boyaux à la fondue. Cool.

    De retour sur son domaine, le cousin a commencé à couper une partie des bambous – la bambouseraie a progressé à toute allure et on ne peut quasiment plus approcher de la mare, que le cousin envisage de recreuser (au fil des années, elle s'est partiellement comblée). Il faut également remonter une des cabanes qui s’est effondrée et est envahie par des pruniers sauvages et dégager l’ancien poulailler, également complètement envahi par des arbustes : ça ressemble aux cages à arbres plantées sur le parvis de la bibliothèque nationale à Paris, entre les escaliers casse-gueule et le gouffre aux courants d’air, à cette différence qu’ici ça s’est fait tout seul, à la différence de la pseudo-performance architecturale du connard esthétisant à l’origine de cette grosse daube qu’est la BN.

    Du côté des bâtiments, la famille – le cousin, son père, son frère et un autre cousin – a refait la toiture, côté ouest, de la petite maison (pour les habitués du domaine : là où le cousin installe sa cuisine de campagne quand il invite ses potes, l’été). On en a chié. Mais il ne pleut plus à l’intérieur de la maison. Enfin, dans cette partie de la maison.

    Oui, bon, OK, mais du côté de ses petites éditions, il a fait quoi, le cousin, pour les souscripteurs qui attendent depuis une éternité ?

    Eh bien… le cousin a sorti rien moins que deux nouveautés.

    D’abord une aventure complète de Buck Rogers : Alerte au miroir spatial, 48 planches dessinées par Rick Yager et publiées en 1960, dans les numéros 19 et 20 de Astrotomic Viso-Fiction.

    Très populaire et ayant bénéficié d’une belle longévité dans son pays d’origine sous diverses formes – strips quotidiens, planches du dimanche, récits complets en comics, big little books, etc. – Buck Rogers est un héros des plus mésestimés en France où l’on ne connaît guère que la série télé, avec le robot nain qui faisait tout le temps bidibidi…

    Considérée comme la première bande dessinée de science-fiction, Buck Rogers in the Year 2429 apparaît sous la forme d’un strip quotidien le 7 janvier 1929 – un lundi à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la BD puisque ce même jour Tarzan of the Apes fit également ses débuts. Le scénario est de Philip Nowlan, adapté de son propre roman Armageddon 2419 A.D., publié dans le numéro daté août 1928 de Amazing Stories – bientôt complété d’une suite, The Airlords of Han, également publiée dans le numéro daté mars 1929 de Amazing Stories. Les dessins sont de Dick Calkins.

    Alors qu’il explore une mine de charbon à l’abandon, quelque part à la périphérie de Pittsburgh en Pennsylvanie, pour le compte de la American Gas Corporation, Anthony Rogers, un vétéran de la première guerre mondiale qui a combattu en France en tant qu’aviateur, est pris au piège par un effondrement. Exposé à des gaz radioactifs, il plonge dans un état d’hibernation… et se réveille 492 ans plus tard. Rogers découvre alors une Amérique occupée par les Mongols. Il rencontre Wilma Deering, femme pilote appartenant à un groupe de résistants, le Wyoming Gang, qui deviendra bientôt sa compagne en aventures – avant d’être remplacée au début des années soixante par Carol Dane. Les Mongols promptement renvoyés en Mongolie, Buck Rogers entamera une carrière de héros interstellaire.

    En 1947, Dick Calkins abandonne la bande quotidienne et passe la main à Murphy Anderson – qui ne tarde pas à céder la place à Leonard Dworkins pour un intérim assez médiocre et tout aussi bref. Pendant cette période, les textes sont signés Bob Barton, un scénariste travaillant d’ordinaire pour la radio. En 1951, la bande quotidienne (dessin et scénario) est confiée à Rick Yager qui dessinait déjà la planche du dimanche (lancée en 1930) depuis 1933 et en assurait les scénarios depuis 1940.

    Yager poursuivra de front les deux séries, dessins et scénarios, jusqu’en 1958. Ignoré du grand public, trop souvent mésestimé par les spécialistes et historiens de la BD, Rick Yager aura pourtant dessiné et partiellement scénarisé Buck Rogers pendant plus de 25 ans.

    En 1958, Murphy Anderson reprend le personnage sur lequel il avait travaillé dix ans plus tôt, à nouveau pour une brève période – l’année suivante, il cède la place à George Tuska. Les scénarios sont alors assurés par divers écrivains de SF dont Fritz Leiber et Judith Merrill. George Tuska en sera le dernier dessinateur, la planche du dimanche cessant de paraître en 1965 et la bande quotidienne le 8 juillet 1967.

    Après cela, le cousin a finalisé un recueil de quatre récits complets de douze planches chacun, de Jaime Rumeu : La Barrière de la Réalité.

    Jaime Rumeu est un dessinateur espagnol qui a démarré sa carrière à la fin des années quarante, avec des séries comme Johnny el Temerario (six fascicules parus en 1949). En 1955, il dessine Bisonte Gráfico pour les éditions Bruguera (24 fascicules) avant de collaborer à El Mundo Futuro, une des séries de SF majeures de l’époque avec pas moins de 102 fascicules parus aux éditions Toray de Barcelone. La plupart des couvertures de cette série et une bonne partie des histoires étaient l’œuvre de Boixcar, la star incontestable de la BD de SF de l’époque, dont le succès et la productivité ont quelque peu éclipsé ses malheureux collègues ! Rumeu collabora ensuite à Atomo Kid. Il semble que ces dernières BD soient parues vers 1980.

    Parfaitement inconnu en France, absent de toutes les encyclopédies et autres ouvrages de référence sur la BD, Jaime Rumeu est également absent de l’internet – une recherche sur son nom ne donne aucune référence, seul un site le mentionne comme ayant travaillé avec le scénariste Ricardo Acedo Lobatón, dit Acedo, justement pour la série El Mundo Futuro.

    En France, Jean-Pierre Dionnet, loué son nom, fut le premier et l’unique critique à insister sur son talent, dans un article mémorable sur les éditions Artima, publié dans Univers 01 en 1975. Vingt-deux récits complets – totalisant 244 planches – de Jaime Rumeu ont été traduits et publiés par Artima, entre 1958 et 1960, dans Cosmos, Spoutnik, Météor, Monde Futur et Atome Kid. Cinq de ces récits ont été réédités par Arédit dans les années septante, mais dans des versions fortement retouchées et censurées. Autant dire que si vous faites bon accueil à ce premier volume, il y a de quoi en sortir d’autres !

    En sus de ces deux nouveautés, le cousin a procédé à une nouvelle édition du premier tome du Taxi de l’Espace, par ailleurs le premier album de nos petits fanéditions. La maquette a été entièrement refaite (les marges n’étaient pas assez larges pour une bonne reliure et il n’y avait pas de pagination !) et une couverture en couleurs remplace désormais la couverture avec vignette en noir et blanc collée. C’est plus joli !

    Voilà.

    En principe, le cousin boucle son programme 2007 au mois de décembre, avec les deux derniers albums annoncés et mis en souscription : Le Ranger de l’Espace et Radarex volume 2, dans la collection Spatial qui comportera alors 20 titres. Pas si mal ! Il devrait aussi y avoir un numéro d’A&A consacré, pour l’essentiel, à la Science-Fiction australienne – tiens ! Pourquoi la SF australienne ? C’est vrai, ça. Je ne sais plus pourquoi j’ai eu envie de concocter un numéro sur la SF australienne. Vous verrez bien.

NOUVEAUTES

Les Belles Histoires du Cousin Francis 10 : Rip Hunter le Maître du Temps    6.00
Spatial 15 : Tom Corbett, Space Cadet, Volume 2 : Les Emigrants de Titan    10.00
Spatial 17 : Don Conquest, Volume 3 : Le Satellite inconnu !    12.00
Spatial 16 : Buck Rogers : Alerte au miroir spatial    12.00
Spatial 18 : Jaime Rumeu : La Barrière de la Réalité et autres récits    12.00
Spatial 1 : Le Taxi de l’Espace volume 1 (nouvelle édition)    13.00

SOUSCRIPTIONS EN COURS

Spatial : Le Ranger de l’Espace    12.00
Spatial : Radarex, Volume 2 (épisodes 5 à 8)    13.00

Le volume 2 de Radarex propose les épisodes 5 à 8, parus dans Okay 5 à 8 en 1959, totalisant 60 planches).
Le premier volume du Ranger de l’Espace propose quatre aventures du personnages publiées dans Tales of the Unexpected 40 à 43 (1959), les premières de la série régulière dessinées par Jim Mooney sur des scénarios de Arnold Drake, publiées dans Sidéral et Aventures Fiction en 1960/61.

Pour tout achat, merci de vous reporter à l'un des précédents Blificc où sont détaillés les frais de port.

Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 Le Canton, 33620 CUBNEZAIS. E-mail : francis.valery@mail.be
par Cousin Francis publié dans : Blificc
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 25 octobre 2007
BLIFICC n°7
Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Citoyens


Bien chers tous,
    L’été fut fort difficile. Nous n’entrerons pas dans les détails – disons simplement qu’il fut fort difficile (nous venons de le dire, c’est exact). Le Cousin a survécu comme il a pu, moins mal finalement que son jardin. La grande victime de toutes ces choses – déprime, adversité, questionnement et autres intempéries mentales – fut notre minusculissime maison d’éditions.  En clair et en deux mois : le Cousin n’a rien branlé.
    Septembre venant, un coup de collier fut donné et le dixième volume des Belles Histoires imprimé. Scénarisées par Jack Miller, dessinées par Alex Toth et Bill Ely, deux longues histoires (elles totalisent 46 planches) constituent le sommaire de cet opuscule, consacré à Rip Hunter, le Maître du Temps. Chouette ! Les originaux sont de 1962/63 ; les traductions reproduites parurent en leur temps dans Météor et Tim l’Audace en 1963/65. L’ensemble sous une jolie couverture en couleurs reproduisant celle d’un comicbook étasunien de la série originale.
    Dans la foulée, le Cousin a fabriqué – toujours de ses petites mains – un second volume des aventures héroïques et spatiales de Tom Corbett, le sémillant Space Cadet inventé par Robert Heinlein pour le plus grand plaisir des enfants des fifties, adapté à la télévision – ce fut une premières séries du genre – puis bédéssiné par Ray Bailey, sous la forme d’un délicieux comic strip apparu en 1951. Voici donc le second album que nous consacrons à cette belle série : Les Emigrants de « Titan » : 33 planches en grand format, sous couverture épaisse en couleurs reproduisant celle d’un comicbook de l’époque (car Space Cadet fut adapté à la fois en comic strip et en comicbook).
    Dans la foulée de la foulée, le Cousin – tout ragaillardi d’avoir appris que cardiaque il n’était pas vraiment, mais que fort surchargé pondéralement si (ce qu’il savait déjà) et que déprimé grave tout autant (pareil), n’empêche, un test d’effort à huit heures du mat’, ça vous plombe pour la journée quand on est un grand adepte de l’auto-économie – bref, le Cousin, m’apprêtais-je à préciser, s’est dit : allez, ma caille, sors-nous donc un autre Spatial ! La caille a donc fouiné fissa dans le carton estampillé « projets » et, après un rapide examen de l’état d’avancement de chacun des dits projets, a décidé de sortir le troisième (et dernier) volume de l’intégrale de Don Conquest. Ce qui ferait une série enfin (ré)éditée dans sa totalité. Voici donc Le Satellite inconnu !, fort bel album de 48 planches en grand format, sous magnifique couverture épaisse et en couleurs. L’original est paru en 1955/56 ; il y avait eu une traduction en 1956 dans Pierrot (inachevée) puis une autre dans Super Boy en 1962 – voici enfin l’alboum (comme disent les brusselois).
    C’est au moment de préparer les enveloppes pour les envois à ses gentils souscripteurs que le Cousin, honteux et confus, s’aperçut, mais un peu tard, qu’il n’avait point mis cet alboum en souscription ! Ah, le con ! Il met en souscription des tonnes de trucs qu’il ne sort pas et sort un truc qu’il n’a pas mis en souscription ! Bon, nous l’avons donc envoyé à ceux de nos souscripteurs possédant chez nous un compte « total » (vous envoyez 100 euros et on tape dedans au fur et à mesure pour vous envoyer tout ce qu’on sort, facturé au prix souscription et sans frais de port : sûr de ne rien louper, vous êtes). Que nos autres gentils acheteurs ponctuels se rassurent : le prix de vente reste pour eux le prix souscription (12 euros).
    Bien, cet envoi posté – et bien reçu, si vous me lisez en version papier – le Cousin regagne son sous-marin et replonge pour deux semaines dans les archives secrètes de la Maison d’Ailleurs, poursuivre la mission d’exploration entamée fin août. Pour ceux que ça intéresse, le Cousin est désormais occupé à trier le fonds anglo-saxon. Ces dernières années, la Maison d’Ailleurs avait du stocker en divers endroits (sous-sol de la bibliothèque municipale, compactus…) une partie des collections de paperbacks, et au moins deux importantes donations de volumes anciens (des montagnes de paperbacks et hardcovers originaux des années 50/60) n’avaient jamais été déballées, faute de place. L’ouverture prochaine de nouvelles salles dans un bâtiment annexe – le fameux Espace Jules Verne, sur la scénographie duquel le Cousin bosse aussi un petit peu – qui accueillera une partie des collections de la Bibliothèque Pierre Versins, a permis de libérer huit bibliothèques des anciennes salles (vous me suivez ?), bibliothèques affectées au Cousin avec mission de mettre en ordre le fond anglo-saxon. Sauf qu’au bout de trois jours le Cousin avait occupé sans sourciller les nouveaux huitante mètres linéaires – ou peu s’en faut – sans même commencer le déballage de l’une des donations (la plus importante, par ailleurs). Mais rassurez-vous, depuis maintenant cinq ans que le Cousin travaille à l’occasion à la Maison d’Ailleurs, il a fini par apprendre comment caser dix mille bouquins dans l’espace prévu pour sept mille. Simple question d’organisation.
    Dès son retour en France, vers le 7 octobre, le Cousin consacrera une bonne semaine à ses petites éditions – aussi nos aimables souscripteurs doivent-ils s’attendre à recevoir vers le 20 octobre un nouveau colis de nouveautés. Lesquelles ? Seul l’avenir le dira.

NOUVEAUTES
Les Belles Histoires du Cousin Francis 10 : Rip Hunter le Maître du Temps    6.00
Spatial 15 : Tom Corbett, Space Cadet, Volume 2 : Les Emigrants de Titan    10.00
Spatial 17 : Don Conquest, Volume 3 : Le Satellite inconnu !    12.00

SOUSCRIPTIONS EN COURS
Spatial : Jaime Rumeu : La Barrière de la Réalité et autres récits    12.00
Spatial : Le Ranger de l’Espace    12.00
Spatial : Radarex, Volume 2 (épisodes 5 à 8)    13.00
Spatial : Buck Rogers : Alerte au miroir spatial    12.00

    Le volume 2 de  Radarex propose les épisodes 5 à 8, parus dans Okay 5 à 8 en 1959, totalisant 60 planches). Le premier volume de l’Intégrale des strips de Buck Rogers propose un premier épisode, Alerte au miroir spatial, paru dans Astrotomic Viso-Fiction 19 et 20 en 1960, totalisant 48 planches).

*

    Et enfin, la petite liste de recherche du Cousin dans l’optique de finaliser des projets sur lesquels nous travaillons : recherche des originaux, photocopiage de ceux-ci, remontage et retouches, et toutes ces choses qui nous prennent un temps fou et accessoirement nous coûtent des sous (parfois beaucoup – d’où la nécessité de vendre des choses pour en acheter d’autres).
    Rappel du mode d’emploi : pour chaque série/personnage, je précise ce que je recherche encore, afin de me lancer dans une belle édition. Toute aide apportée pour faire diminuer cette liste de recherche sera la bienvenue – dans nombre de cas, des bonnes photocopies peuvent faire l’affaire ! Le cousin est archiviste avant d’être collectionneur. Je cherche en priorité des numéros « au détail » de grande préférence à des reliures de plusieurs numéros (un peu difficiles à photocopier, parfois impossible sans les exploser, et à l’occasion massicotées sur les vignettes !) – mais une reliure contenant un numéro que je n’ai pas, c’est mieux que rien ! Dans cet ordre d’idées, je signale des numéros « à changer » : cela signifie que je les possède en reliures, et que je les cherche donc uniquement au détail (avec moins d’urgence que si je ne les avais pas du tout).
     Cette liste de recherche annule et remplace celles publiées précédemment. Merci d’avance – merci aussi aux personnes qui nous ont signalé posséder telle ou telle bricolette et se sont portées volontaires pour fournir des photocopies ; nous recontacterons notre petit monde le moment venu.
    C’est parti :

BUCK ROGERS
Plutos (Lug, petit format) : 21 (1958)
Astrotomic Viso-Fiction : 31 à 33, 38 + à changer : 23, 24, 29, 30, 42, 48, 49
BULL ROCKET
Plutos (Lug, 1953/4, format 18 x 24) : 40, 43 à 45, 48
Pampa (Lug, 1955/57) : 6 à 9, 11 à 20, 22 à 26, 29, 31, 32
Blek (Lug, 1963/64) : 7, 8, 10 à 12, 14, 15, 18, 22, 23 + à changer 2 à 6
Spécial Rodéo (Lug) : 15 (8/1965)
Hondo (Lug, 1965/66) : 109, 111, 114
Névada (Lug) : 256 (1969).
CAPITAINE ROB
Djin (Editions Mondiales/Del Duca, 1959) : 1 à 3, 5, 7, 8
Capitaine Rob (Editions Mondiales/Del Duca, 1960/62) : 5 à 7, 9, 10, 12 à 14
CHEVALIERS ATOMIQUES
Commando : 22 (1961)
CHRIS WELKIN
Rancho (suite des spéciaux, SER/Mouchot, 1958/60) : 16, 18, 21
Bip Fiction (SER/Mouchot) : 2, 6
PILOTE TEMPETE
Dynamic (Artima, format Artima) : 72 à 74, 76 à 81
TERRES JUMELLES
Fantasia (SER/Mouchot, 1957) : 1, 6, 20 + à changer : 12, 38 à 40, 44, 48
RETROspective BD : 1
Tarzan (nouvelle série, 8° année, 1953, format 18 x 23,5) : 25, 26
Ainsi que (pour rien de particulièrement particulier mais juste pour tous les avoir) :
Big Boy / Big Boss (Artima) 17 + à changer : 2 à 4, 39, 59
Big Boss (Arédit) : 29
Météor : 129, 149
Sidéral (Artima) : 32 + à changer : 26, 39, 40, 41, 42

Francis P. VALERI-DOSTERT, 3 Le Canton, 33620 CUBNEZAIS. E-mail : francis.valery@mail.be
par Cousin Francis publié dans : Blificc
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 24 juin 2007
Confidences confidentielles

On trouvera ci-après le texte de la dernière livraison de "Mes carnets rouges", chronique littéraire que j'ai rédigée un temps à l'intention de la revue Ténèbres - c'était il y a déjà quelques années... et que j'ai reprise dans les pages de Fiction, dès la première livraison de cette dernière.

Jugée trop ésotérique et trop confidentielle, et sans intérêt pour les lecteurs de Fiction, cette quatorzième chronique vient d'être refusée par la direction de la revue. Une chronique confidentlelle dans une revue qui ne l'est pas moins, ça aurait été effectivement un rien abuser - comme disent les d'jeunzs.

Je m'excuse donc par avance d'en imposer la lecture (enfin... vous n'êtes pas obligés !) aux quelques visiteurs de ce blog - deux cents par jour, en moyenne, si j'en crois le gestionnaire d'audience, soit sans doute à peu près autant que les lecteurs de Fiction, en six mois...


Mes Carnets Rouges 14
Nouvelles (et deux romans) d’Ailleurs.


A la gare d’Yverdon-les-Bains, à l’écart des voies principales sur lesquelles circulent les longs trains régionaux qui relient Genève et Lausanne à la Suisse alémanique, le long d’un quai que l’on pourrait croire désaffecté, stationne souvent une antique motrice avec son unique voiture aux portes toujours ouvertes et dont les fauteuils sont en cuir fauve. Les usagers de la gare d’Yverdon-les-Bains ignorent en général l’existence de cette voie qui prend naissance à l’extrémité des bâtiments, côté est, soit fort loin des passages empruntés par les voyageurs pour gagner la vaste place extérieure qu’il faut traverser pour arriver à la vieille ville et à son château. Seuls les plus curieux – ou ceux qui, un jour où ils furent très en avance tuèrent le temps à déambuler sur le quai... mais ce sont probablement les mêmes – savent l’existence de ce quai, de cette voie, de ce train. Ils sont peu nombreux, croyez-moi. Car ici comme ailleurs, le voyageur ne fait que passer, cédant à une routine qui lui fait tout ignorer des portes qui ouvrent sur des chemins conduisant à l’Envers du Monde. Puisque aussi bien ce train en est une.

Il arrive que ce quai soit désert.

C’est que le petit train a pris son élan pour une vaste boucle à flanc de montagne, au terme de laquelle il atteindra le village de Sainte-Croix, loin là-haut perché. C’est un endroit valant certainement le détour. Autrefois haut-lieu de l’horlogerie, il s’y trouve encore plusieurs fabricants de mécanismes de la plus haute précision, ainsi que deux musées consacrés aux activités d’antan et dont la visite se révèle tout bonnement passionnante. Il y circule des histoires étranges – comme dans tous les villages de montagne mais peut-être plus encore dans ces régions du Jura suisse où s’installèrent, au long des siècles passés, plusieurs communautés d’obédience protestante aux moeurs austères, à l’organisation sociale recélant son comptant de secret. On y fait aussi découvrir au visiteur des signes qui témoignent de l’existence de mystères encore plus anciens, tel cet énorme rocher posé là, venu on ne sait comment, et qui marquerait un point nodal de forces telluriques inouïes.

Bref, Sainte-Croix dont le syndic, équivalent helvétique des bourgmestres d’outre-Quiévrain et des maires hexagonaux, fut un temps, on ne s’en étonnera pas, le président de l’AMDA, l’association des Amis de la Maison d’Ailleurs, Sainte-Croix disais-je est à l’évidence un fleuron de l’Envers du Monde.

Un amour mécanique, court roman de Adrien Favre, jeune écrivain originaire du Valais mais qui vit aujourd’hui à Yverdon-les-Bains, commence alors que son principal protagoniste – un certain... Hadrien Faure, alter-ego revendiqué de l’auteur – tout juste arrivé en gare d’Yverdon, depuis Lausanne, n’a que le temps de grimper dans le petit train à l’instant où celui-ci se met en route. Hadrien s’installe dans l’un des fauteuils de cuir fauve et sort bientôt de son sac une lettre qu’il déplie pour la relire. Le lecteur apprend par cet artifice qu’il se rend chez un ami qui fut aussi son ancien professeur de Sciences à l’université, à l’appel pressant de ce dernier. Désormais retiré de l’enseignement et décidé de se consacrer enfin à des recherches personnelles, l’ancien professeur, un mois plus tôt, a fait l’acquisition, à un prix étonnement bas, d’une vieille bâtisse inoccupée depuis qu’elle fut en partie dévastée par un incendie survenu il y a des décennies ; il a commencé à y mener par lui-même quelques travaux d’aménagement au cours desquels il a découvert l’existence d’un local dans la cave – local dont l’accès est condamné par une énorme porte en bois massif, renforcée de barres de métal, dotée de plusieurs serrures.

Cela, Hadrien l’ignore encore au début du récit. C’est l’hiver. Le regard explorant au hasard le décor grandiose et enneigé qui l’entoure, Hadrien s’interroge sur les raisons de l’appel de son ancien maître – dont le lecteur ne connaîtra jamais le patronyme – quand soudain il lui semble apercevoir la silhouette d’un être humain en train de grimper dans la montagne, emmitouflé dans une couverture. Il n’est pas certain de ce qu’il a vu. On arrive d’ailleurs sur ces entrefaits au terminus de la ligne de chemin de fer. Hadrien se rend chez le professeur, trouve la maison ouverte. Il y entre et cherche son ami, finit par descendre au sous-sol, y aperçoit la fameuse porte entrouverte ; Hadrien pénètre dans ce qui s’avère être un vaste laboratoire empli d’ustensiles et de machines mécaniques incompréhensibles : au centre se trouve une table d’opération et au pied de cette table est effondré le professeur, le crâne fracassé.

Pour Hadrien, c’est le début d’une enquête à travers le temps et l’espace. Il découvre bientôt que l’ancien résident des lieux fut un maître horloger par ailleurs féru de médecine et d’alchimie, accusé de mener des recherches offensant le tout puissant, et qui périt dans l’incendie de la maison. Hadrien se lance peu après sur les traces de la créature aperçue dans la montagne dont on dit qu’elle recèle encore bien des lieux secrets aménagés en leur temps par les dissidents d’une secte protestante ayant passé avec on ne sait trop qui – ou quoi – un pacte inavouable...
Fortement réminiscent du Frankenstein de Marry Shelley et s’inscrivant dans une esthétique fin de siècle, Un amour mécanique est un récit plus complexe que cette présentation ne le suggère et ressortit à cette littérature dont j’ai souvent parlé ici – la qualifiant de culture de la culture – et dont le maître incontesté reste l’excellent René Réouven à qui ce roman est d’ailleurs dédié.

La Princesse du Lac, second roman de Ueli Scheurer, écrivain originaire de Berne mais résidant depuis deux ans à Lausanne, et parfaitement bilingue, relève lui aussi d’une forme de fantastique urbain nourri de références littéraires. Vincent Rossi, artiste peintre talentueux mais chroniquement fauché, se trouve expulsé du squat dans lequel il vit et travaille, à cause d’un programme de réhabilitation du quartier du Flon, à Lausanne. Un ami lui trouve un poste d’intervenant à l’Ecole d’Arts de Vevey – l’une des plus réputées du pays, où étudia d’ailleurs un certain Etienne Robial, co-fondateur des Editions Futuropolis et maquettiste surdoué. Le roman se déploie rapidement selon deux lignes de narration.

Rossi investit peu à peu son nouvel appartement, au premier étage d’un immeuble ancien, dans un quartier de la ville plutôt agréable qui s’étire le long d’une poignée d’avenues en terrasses, entre la gare et les quartiers huppés du bord du lac. A la tombée de la nuit, une atmosphère étrange envahit les lieux. Rumeurs incertaines et sourdes incantations suggérant la tenue de quelque cérémonie incongrue, filtrent du rez-de-chaussée de l’immeuble, non pas de la partie où vit une vieille dame toujours vêtue de noir, par ailleurs propriétaire du bâtiment, mais de celle située de l’autre côté du couloir central – toujours cette idée d’une autre face du réel. Rossi découvre bientôt que l’épaisse tenture accrochée sur le mur dissimule une porte, seule voie d’accès intérieure à cet envers de la maison dont les fenêtres donnant sur la rue sont condamnées, et à laquelle on peut aussi accéder depuis une véranda, dans le vaste jardin – une jungle – à l’arrière du bâtiment. Mais Rossi n’a pas non plus accès à ce jardin qu’il se contente d’observer depuis la fenêtre de sa chambre, et qui exerce sur lui une étrange attirance – ce qu’il va y surprendre ne fera que renforcer le mystère.

En parallèle, l’auteur met en scène les allers et venues de son personnage entre Lausanne et Vevey. Incommodé par le tangage des trains pendulaires, Rossi emprunte les bateaux qui, plusieurs fois par jour, font le tour du lac. Lorsque ses horaires le permettent, il privilégie les derniers navires à aubes qui assurent encore ce service. A plusieurs reprises, il se retrouve ainsi sur la Princesse du Lac – dont le nom est inscrit sur la grosse cloche de bronze utilisée en cas de brume pour les opérations d’accostage et de croisement des bateaux faisant le trajet dans l’autre sens ; Rossi retrouve alors les mêmes voyageurs et il se lie d’amitié avec un écrivain semble-t-il connu – tout le monde le salue – et qui dit s’être installé à Vevey "après la guerre". Quelle guerre ? se demande Rossi, car son interlocuteur n’est pas si âgé que cela...

A mesure que le roman progresse, de nouvelles interrogations surgissent – en particulier lorsque Rossi apprend que La Princesse du Lac a en fait sombré en 1951, que sa cloche de bronze (démontée la veille du naufrage) est tout ce qu’il en reste, que l’unique survivante vivait à l’époque dans la maison où il vit aujourd’hui... Quant à l’écrivain avec lequel il s’est lié d’amitié, la découverte fortuite de l’un de ses livres avec sa photo en couverture arrière convainc Rossi qu’il s’agit de Paul Morand, écrivain français exilé en 1948 au Château de L’Aile, à Vevey – mais voilà : Paul Morand est mort en 1976, soit vingt ans plus tôt. Reconstitution historique et comédiens en costume s’amusant de la crédulité de Rossi (on apprend qu’un téléfilm se tourne en ce moment à Vevey) ou subtils dérives à travers le temps ?

Tous ces mystères et quelques autres s’entortillent en un écheveau parfois bien complexe – trop, peut-être, car force est de constater que le lecteur se trouve un rien perplexe à la fin du livre. Ueli Scheurer, je le crains, a voulu mettre trop de choses dans les 280 pages de ce roman et il donne parfois l’impression de se perdre dans sa documentation – extrêmement solide. En dépit d’un manque de fluidité dans l’écriture (dans la traduction ?),  La Princesse du lac n’en reste pas moins un ouvrage assez fascinant. Quand on sait que l’homme a tout juste vingt-quatre ans, on se réjouit à l’avance de ce qu’il risque de nous offrir dans les années à venir – d’autant qu’il se murmure qu’un important éditeur parisien aurait acquis les droits de son prochain livre.

Jean-François Thomas est un vieux de la vieille, comme on dit. Fanéditeur de Jura SF dans les années septante, formateur professionnel dans le vrai monde où l’on s’ennuie, critique littéraire pour plusieurs périodiques dont 24 Heures, fin connaisseur de la SF ancienne et admirateur, crois-je m’en souvenir, de Léon Bopp (Liaisons du monde) et de Noëlle Roger. L’homme finalise ces jours-ci une anthologie historique de la SF romande, à paraître – elle le sera quand vous lirez ces lignes – aux Editions Bernard Campiche, le meilleur éditeur en Suisse romande. Ce sera choix judicieux de se la procurer sans tarder – et de la glisser après lecture aux côtés de volumes tels L’Empire du milieu ou Iles sur le toit du monde, pour ne citer que deux anthologies de SF romande contemporaine tout aussi incontournables.

Si la première est hélas tout à fait introuvable, la seconde reste disponible : récemment co-éditée par la Maison d’Ailleurs et la revue Archipel, elle propose un inventaire de l’actuelle SF suisse d’expression française. On y a découvert des auteurs ayant fait depuis un bout de chemin comme Frédéric Jaccaud, publié dans Fiction, ou Vincent Gessler, trentenaire genevois originaire de Sierre, fortement impliqué dans le bon déroulement des annuelles Utopiales nantaises.

Chaque année apportant son lot de révélations, ces derniers mois un autre Vincent suisse s’est fait connaître : Vincent Gerber. Ce tout jeune homme s’est d’abord fait remarquer dans le domaine de la BD, comme traducteur pour les Humanoïdes Associés et responsable de la rubrique BD du magazine suisse romand Murmures – un périodique dédié à la culture et au divertissement au sens large, entièrement fait par des bénévoles passionnés mais qui affiche une qualité certaine, et dont on peut télécharger tous les numéros dans leur intégralité. Vincent Gerber a ensuite eu la bonne idée de remporter un concours de nouvelles fantastiques organisé par la FNAC (en Suisse), et plusieurs de ses nouvelles ont été publiées en anthologies ou dans le magazine BD Lanfeust – ce qui fait sans doute de lui l’auteur de SF suisse ayant bénéficié de la plus vaste diffusion.

Si l’on rapporte le nombre de textes de qualité publiés ces derniers temps par nos cousins helvètes à la population globale des cantons francophones – la démonstration est tout aussi éclatante avec le Québec – force est de constater que les littératures de l’Imaginaire francophones sont autrement plus vivaces et diversifiées, toutes proportions gardées, dans les marges externes de l’hexagone qu’en son espace intérieur – fut-il "halluciné", pour reprendre le qualificatif de certains anthologistes de nos amis. Autrement exposé, on savait le fantastique "français" pour l’essentiel wallon et bruxellois, on découvre une SF francophone de plus en plus souvent romande.

D’autant que les projets ne manquent pas : telle une nouvelle anthologie de Jean-François Thomas, toujours pour Bernard Campiche, cette fois de textes inédits et pour laquelle un appel à collaboration va être tout bientôt publié ; telle Utopod une émission de radio SF réalisée, entre autres, par Lucas Moreno (dont on a remarqué les talents de traducteur pour l’Atalante : la Suisse exporte ses talents), déjà diffusée sur internet et téléchargeable, et qui fait la part belle pour l’instant aux adaptations de nouvelles, mais bientôt à de véritables pièces radiophoniques écrites sur mesure ; telle la relance prochaine (après celles de ces deux autres dinosaures que sont Fiction et Lunatique !) de Ailleurs, la revue de SF créée en 1956 par Pierre Versins et Martine Thomé, sous la forme d’un livre-revue semestriel, à orientation muséographique et érudite, éditée par l’AMDA en collaboration avec la Maison d’Ailleurs.

Encore un petit effort du côté de la bouffe (il n’y a rien de plus immonde que le boudin suisse) et ce beau pays paisiblement écolo, tout propre en ordre et où les bouquins d’occase sont aussi bon marché qu’en Belgique, deviendra tout à fait vivable. On y trouve même du bon pinard – c’est dire !

                                                                    Francis Valéry


Bibliographie

Adrien Favre – Un amour mécanique, Editions Les Egraz, La Chaud de Fond, 2007
Ueli Scheurer – La Princesse du Lac (traduit de l’allemand par l’auteur en collaboration avec Jeanne Dupraz), Editions Johannisberg (Ruelle des trois caveaux, CH-1955 Saint-Pierre-de-Clages), 2007
Vincent Gerber – Absinthe, in Et si une Suisse fantastique m’était contée…, Editions Zoé, Genève, 2006.
Vincent Gerber – Sexe, drogues et… quoi déjà ?, Lanfeust Mag’ 94, janvier 2007.
Vincent Gerber – Disctature in Lauriers 2007, Editions de l’Emeraude, Genève, 2007.
Murmures : http://www.murmures.info
Archipel : http://www.revuearchipel.com
Ailleurs : Les Amis de la Maison d’Ailleurs (AMDA), amda@yahoogroupes.fr, http://www.ailleurs.ch/amda
Utopod : http:/www.utopod.com
La Maison d’Ailleurs (musée de la SF, de l’Utopie et des voyages extraordinaires), place Pestalozzi 14, case postale, CH-1401 Yverdon-les-Bains, Suisse.
par Cousin Francis publié dans : Les Lectures du Cousin
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Dimanche 24 juin 2007
BLIFICC n°6
Bulletin de Liaison Informel et Familial à l’Intention de nos Cousins & Citoyens


Bien chers tous,
Tout juste rentré de ses pérégrinations helvético-auvergnates, le Cousin a retrouvé son jardin en fort bordel – c’est que ça pousse, à ces périodes ! Et, fort curieusement, les herbes dites mauvaises profitent toujours de nos petites négligences pour aller plus vite que tout le reste, à l’exception notable des topinambours. Le cousin, s’il avait été un vrai gars de la cambrousse, aurait passé le plus clair de son temps, dès son retour, à tout désherber – mais le cousin n’est pas un vrai gars de la cambrousse… en sa qualité de jardinier-zen privilégiant la contemplation au mouvement (surtout le sien), et pour tout dire également ce qui se mange à ce qui est planté juste pour faire joli, le cousin s’est contenté de dégager un peu les fraisiers et d’attacher les tomates, persuadé que le reste se démerderait bien tout seul. Les lupins font des cosses – les graines finiront au vinaigre avec les cornichons ; les alkékenges forment leurs lanternes ; les branches surchargées des pruniers plongent dans l’herbe sous l’œil gourmand des merles ; les coings grossissent doucement ; les sauges, la mélisse et l’hysope, la cive et la ciboulette sont en fleurs… il y a juste le basilic qui fait la gueule, il n’a vraiment pas fait assez chaud en mai et en juin. C’est la vie.

Tout en continuant de vendre peu à peu ses collections de SF sur ebay, le cousin continue de compléter ses collections de BD de la même manière – toujours dans le but, éminemment louable, de donner à lire ses petites rééditions artisanales qui font le bonheur des petits et des grands (enfin, surtout des grands, voire des très grands… la moyenne d’âge de nos correspondants dépasse sans doute le demi-siècle).

Vous êtes nombreux à nous demander ce qu’il en est de nos petits projets. Le cousin n’ayant rien à cacher à ses fidèles lecteurs – ni même au reste de la population, puisque ses gouzi-gouzis sont à lire gratos sur son blog – voici une petite liste des séries et personnages sur lesquels nous travaillons : recherche des originaux, photocopiage de ceux-ci, remontage et retouches, et toutes ces choses qui nous prennent un temps fou et accessoirement nous coûtent des sous (parfois beaucoup – d’où la nécessité de vendre des choses pour en acheter d’autres).

Mode d’emploi : pour chaque série/personnage, je précise ce que je recherche encore, afin de me lancer dans une belle édition. Toute aide apportée pour faire diminuer cette liste de recherche sera la bienvenue – dans nombre de cas, des bonnes photocopies peuvent faire l’affaire ! Le cousin est archiviste avant d’être collectionneur. Je cherche en priorité des numéros « au détail » de grande préférence à des reliures de plusieurs numéros (un peu difficiles à photocopier, parfois impossible sans les exploser, et à l’occasion massicotées sur les vignettes !) – mais une reliure contenant un numéro que je n’ai pas, c’est mieux que rien ! Dans cet ordre d’idées, je signale des numéros « à changer » : cela signifie que je les possède en reliures, et que je les cherche donc uniquement au détail (avec moins d’urgence que si je ne les avais pas du tout). Cette liste de recherche annule et remplace celles publiées précédemment. Merci d’avance. C’est parti :

BUCK ROGERS
Plutos (Lug, petit format) : 21 (1958)
Astrotomic Viso-Fiction : 31-33, 38 + à changer : 23, 24, 29, 30, 42, 48, 49
BULL ROCKET
Plutos (Lug, 1953/4, format 18 x 24) : 40, 43-45, 48, 49
Pampa (Lug, 1955/57) : 6-9, 11-20, 22-29, 31, 32
Blek (Lug, 1963/64) : 7, 8, 10-12, 14, 15, 18, 22, 23 + à changer 2-6
Spécial Rodéo (Lug) : 15 (8/1965)
Hondo (Lug, 1965/66) : 109, 111, 114
Névada (Lug) : 256 (1969).
CAPITAINE ROB
Djin (Editions Mondiales/Del Duca, 1959) : 1-3, 5, 7, 8
Capitaine Rob (Editions Mondiales/Del Duca, 1960/62) : 5-7, 9, 10, 12-14
CHEVALIERS ATOMIQUES
Commando : 22 (1961)
CHRIS WELKIN
Rancho (suite des spéciaux, SER/Mouchot, 1958/60) : 14, 16-19, 21, 22
Bip Fiction (SER/Mouchot) : 2, 6
DON CONQUEST
Super Boy : 157
Ténax : 25
PILOTE TEMPETE
Dynamic (Artima, format Artima) : 72-74, 76-81
TERRES JUMELLES
Fantasia (SER/Mouchot, 1957) : 1, 6, 20 + à changer : 10-12, 38-40, 44, 48
RETROspective BD : 1
Tarzan (nouvelle série, 8° année, 1953, format 18 x 23,5) : 25, 26

Ainsi que :
Big Boy / Big Boss (Artima) 17 + à changer : 2-4, 39, 59
Big Boss (Arédit) : 29
Météor : 129, 149 + à changer : 131
Sidéral (Artima) : 32 + à changer : 26, 39, 40, 41, 42

En épluchant mes vieux Artima, toujours à la recherche d’idées pour des rééditions, je suis tombé sur une série assez sympa sur laquelle je ne sais rien. Le n°36 (1961) de Téméraire est parfois connu des collectionneurs de BD de SF pour un RC titré « Dans la nuit des temps », dans lequel des hommes préhistoriques affrontent des dinosaures – scénaristiquement tout à fait couillon mais graphiquement satisfaisant. Le graphisme semble assez typique de la BD espagnole des années 50/60. En fait il s’agit d’un récit à la Oncle Paul : un certain Monsieur Perrotin, moustachu rondouillard à casquette, blondinet préretraité, y explique à « ses petits amis » rien moins que l’histoire du monde. Au hasard de mes trouvailles, je suis récemment tombé sur deux autres numéros de Téméraire (32 et 33) contenant également des RC mettant en scène Monsieur Perrotin, toujours dans un rôle d’Oncle Paul ibérique. Pour tout dire, je ne m’étais jamais vraiment intéressé à Téméraire, n’étant pas trop amateur de récits de guerre – sauf quand ils sont dessinés par Joe Kubert et qu’ils ont une dimension fantastique ! Mais la lecture de ces deux nouvelles (pour moi) aventures de l’ami Perrotin m’a donné envie d’en savoir davantage et, pourquoi pas, d’envisager une édition en volume. Les correspondants du cousin possédant des numéros de Téméraire pourraient-ils jeter un œil pour localiser les numéros avec cette série ? Et si quelqu’un sait quelque chose sur son auteur et ses lieux et dates de publication d’origine, il serait fort aimable de nous le faire savoir. D’avance, merci.

A part cela, je ne lance pas de souscriptions ce mois-ci car je crois bien que le mois d’août sera, pour l’essentiel, consacré à rattraper le retard que je ne vais pas manquer de prendre en juillet – pour cause de traduction à l’intention de Monsieur Folio SF… il serait temps que je m’y mette !

Un simple rappel donc des souscriptions de juin et juillet encore ouvertes :

Spatial 15 : Jaime Rumeu : La Barrière de la Réalité et autres récits    12.00
Spatial 16 : Le Ranger de l’Espace    12.00
Les Belles Histoires du Cousin Francis 10 : Rip Hunter le Maître du Temps    6.00
Spatial : Radarex, Volume 2 (épisodes 5 à 8)    13.00
Spatial : Buck Rogers : Alerte au miroir spatial    12.00
Spatial : Tom Corbett, Space Cadet, Volume 2 : Les Emigrants de Titan    10.00

Le volume 2 de  Radarex propose les épisodes 5 à 8, parus dans Okay 5 à 8 en 1959, totalisant 60 planches).
Le volume 2 de l’Intégrale Space Cadet : Les Emigrants de Titan propose le second épisode, paru dans Super Boy 54 et 56, totalisant 33 planches plus les ajouts de restauration.
Le premier volume de l’Intégrale des strips de Buck Rogers propose un premier épisode, Alerte au miroir spatial, paru dans Astrotomic Viso-Fiction 19 et 20 en 1960, totalisant 48 planches).

A tout bientôt.
                                                                                                                Le Cousin

J'oubliais : on écrit au cousin à l'adresse suivante :

Francis P. VALERI-DOSTERT
3, Le Canton
33620 CUBNEZAIS

Et pour souscrire à ses petites productions fanéditoriales, on envoie un chèque à son nom. Faciiiiiile !
par Cousin Francis publié dans : Blificc
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus